Saint Hilaire

 

 

 

 

 

 

par

 

 

 

 

 

 

Pierre-André BENOÎT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une vraie figure, saint Hilaire ! Gaulois né intelligent, il ne négligea rien de ce qui pouvait augmenter sa connaissance et après avoir tout lu des « livres payens » comme si l’art, la pensée avaient des limites, comme si toute manifestation de ce qui est n’était pas reflet de Dieu, après donc il lut encore l’Histoire Sainte. Cette lecture fut décisive, mais bien avant il avait entrevu la voie qui mène à Dieu dans tous les autres ouvrages. Sincérité oblige. Pourtant il faut un miracle. Dans l’évolution la plus harmonieuse nous nous plaisons à mettre des bornes, à la découper en tronçons, à réduire les ascendants et les prolongements. Et ce que nous appelons miracle – fait extérieur – n’est souvent pas grand-chose à côté du chemin parcouru pour en arriver là.

Saint Hilaire s’était marié, comme beaucoup, gentilhomme de son esprit, de sa femme et de ses terres ; et de son mariage naquit une fille étrangement nommée Apre. Il aurait pu devenir Montaigne avant Montaigne. Il en avait les dons.

Mais Dieu avait besoin précisément de cet esprit pour défendre l’intégrité de son Église en France. Et saint Hilaire fut à l’heure voulue l’homme de Dieu.

« Ah ! si on avait Hilaire comme...

– Avec des si... avec des si... ronchonnait la femme du fermier.

– En tout cas c’est la vérité, il a laissé toute la récolte aux André, à cause de la justice qu’il a dit comme ça.

– D’abord il n’est pas comme les autres.

– Ah ! si on avait Hilaire pour patron !

– Et pourquoi pas comme évêque ! » plaisanta la femme du fermier.

Pourquoi pas ? Dieu avait besoin précisément de cet esprit pour défendre l’intégrité de son Église en France. Saint Hilaire fut à l’heure voulue l’homme de Dieu. En même temps qu’il devenait disponible pour le rôle d’évêque, l’idée en vint à quelques-uns, mais ce n’était pas sérieux, ils se laissaient parler.

Ce n’est qu’une douzaine d’années avant sa mort, au juste moment, qu’Hilaire fut évêque de Poitiers. Le violent désir des chrétiens du diocèse était devenu comme une seule voix insistante en sa faveur.

« Ah ! si on avait un évêque qui voie clair !

– Hilaire est éclairé. Même que...

– Ah ! il nous faudrait un évêque ouvert.

– Misère ! Nos évêques n’arrivent même plus à s’entendre entre eux.

– Celui-ci partisan de l’empereur, celui-là partisan de la propriété, celui-là...

– Un évêque comme Hilaire, c’est la paix.

– Il prendrait la parole. »

Les fidèles la lui donnèrent, en même temps que Dieu la lui donna, et en même temps qu’Hilaire s’y préparait.

Ses biens passèrent en dernier de ses soucis, et comme il fréquentait Jean l’Évangéliste, celui qui l’ouvrit à la conversion, il va à l’Évangile selon saint Matthieu. C’est pourquoi une fois évêque il prêche selon saint Matthieu. Il prêche et on l’écoute. Il ne parle que d’après saint Matthieu. Et on l’écoute.

Et comme Matthieu était avec le Christ, on était avec Hilaire. Tous un.

En même temps, il commença la lutte contre l’hérésie des Ariens. Défendant la vérité, il ne devait pas triompher sans le secours du ciel. À quoi bon penser à l’infâme politique religieuse d’alors, celle de l’évêque d’Arles appuyé à l’empereur qui le fit même exiler ? Non, retenons que la paix revint dans l’Église, et je me laisse aller cependant à quelques réflexions sur cette Église dont « les portes de l’enfer ne prévaudront jamais contre elle ».

L’Église est sainte, ses membres ne le sont pas forcément. De même Hilaire est saint, et toute sa vie ne l’est pas forcément. Ce sont des hommes, des hommes qui balancent entre le bien et le mal, des hommes qui ont le mal dans les entrailles et s’ils connaissent le bien c’est par le cœur, mais le cœur n’est pas toujours le plus fort. Le cœur, c’est la partie humble, du dedans. Et l’évêque d’Arles avait son cœur dehors, c’était l’empereur et le pouvoir. Il y a seize siècles, c’était comme aujourd’hui et comme ce sera demain. Dans le clergé – l’orgueil, l’orgueil qui est le plus de nous-même –, des pasteurs égarés sont les plus forts, peut-être parce qu’ils crient fort, sèment la discorde et, en somme, prêchent la haine au lieu de prêcher l’amour. Mais Dieu donne des vocations d’Hilaire quand c’est l’heure.

Encore hier un ami me lisait dans un journal un extrait de sermon d’un religieux quelconque plein d’esprit de vengeance... Oui, le mal est toujours grand mais il ne faut pas manquer de foi. Et nous pouvons recommencer à désirer des Hilaire. Hilaire fut évêque par volonté de Dieu et volonté populaire, volonté consacrée par l’Église.

Et saint Hilaire mit de l’ordre en son temps. Le désordre revint et ainsi de suite. Seulement les portes de l’enfer ne prévalent jamais contre l’Église, voilà l’important, c’est une certitude. Si aujourd’hui l’Église ne semble plus pour beaucoup, baptisés ou non, qu’une vaste pantalonnade, si les prêtres – je leur accorde une certaine activité qui ne rime à rien – ont le cœur sec, l’intelligence vide, les yeux fermés, l’esprit petit, ce n’est pas une raison pour désespérer. Les gens de Poitiers avaient eux aussi le choix entre le désespoir et la foi. Si, à cause de ces prêtres, les catholiques sont d’affreux bonshommes à la manière des pharisiens, il ne faut pas croire, non il ne faut pas croire que c’en est fini de la religion du Christ. L’Église des saints est là pour l’Église des pécheurs. Et si je me redis tout ça, en face de l’aventure d’Hilaire exilé en Orient parce qu’il parlait trop du Christ en Occident, et renvoyé en Occident parce qu’il parlait trop du Christ en Orient, c’est pour me mettre en garde et voir là une sublime leçon d’espérance, de vie.

Je ne peux pas me maintenir dans un état parfait, la perfection me fuit, et je tombe dans le noir de n’importe quelle hérésie, moins publique peut-être que celle de l’évêque d’Arles ou des Ariens mais aussi menaçante et forte, dans le noir de l’éloignement de Dieu qui est la lumière. Il y a saint Pierre et il y a Judas, il ne faut pas être Judas, on n’est pas excusable de l’être justement après saint Pierre. L’enseignement des saints doit être pratique et non littéraire. Je dois donc me relever, me relever sans cesse. Le résultat seul compte : tenir, tenir coûte que coûte debout ou penché, couché même, ne pas lâcher le morceau. Tenir.

Hilaire tint jusqu’au bout.

Je ne crois pas qu’il soit possible de tenir toujours dans la même position. Hilaire tint en Occident. Hilaire tint bon en Orient. Évêque fêté. Évêque banni. Évêque recopiant amoureusement des hymnes en pays étranger... La même position ? Cela n’avancerait d’ailleurs à rien : la vie ne serait qu’une répétition, le cœur se figerait... C’est justement un des bons usages du mal que d’être un stimulant du cœur, un peu la douche écossaise. C’est par cette lutte avec lui que le cœur se grandit, se multiplie, se donne, devient de plus en plus sensible et amoureux. Il est certainement sûr qu’il puisse et même qu’il doive y avoir montée dans cette suite de hauts et de bas. L’avancement est incontestable, or, il n’y a rien de pire que de stagner. Même les saints doivent, à mon avis, passer par là. Par le désespoir et l’espérance, mais avec quelle espérance ! C’est l’espérance du sauvetage qui fait tenir la main crispée du noyé au frêle esquif peu sûr. C’est l’espérance des chrétiens qui amène Hilaire à la cathédrale, et l’espérance des chrétiens de Poitiers qui ramène d’Asie mineure Hilaire à leur cathédrale. C’est l’espérance d’Hilaire qui le fixe, comme évêque et « hors de l’esprit de crainte » comme il disait, à la droiture de la croix. L’on espère dans la mesure où l’on croit et l’on croit dans la mesure où l’on aime. Tout se tient, et combien toute dissertation paraît vaine, découpée, amputée, peut-être pas tout à fait stérile car l’intention n’est jamais perdue. Nous avons cependant besoin de nous répéter ce que l’on croit savoir déjà, et puis Dieu peut se servir de tout pour réaliser ses desseins, du peuple, d’un mauvais évêque, de 1’Évangile selon saint Matthieu, d’un exil comme d’un saint Hilaire.

Saint Hilaire est mort un jour d’hiver simplement, à Poitiers où on l’appelle saint Hilaire le Grand. À Rennes on l’appelait saint Hélier. Le jour le plus probable de sa mort est le 13 janvier. Je ne connais aucun miracle des nombreux qu’il a faits, avant et après sa mort, mais ceux-là ne m’intéressent pas.

 

 

 

 

PRIÈRE À DIEU PAR JÉSUS

ET LES SAINTS

 

Anonyme du XVIIe siècle

 

 

C’EST PAR JÉSUS-CHRIST VOTRE FILS, Ô MON DIEU, QUE NOUS SOMMES SAUVÉS : C’EST POURQUOI LE DÉMON A SUSCITÉ DANS TOUS LES TEMPS DES ANTÉCHRISTS QUI ONT ATTAQUÉ OU SA DIVINITÉ OU SA TOUTE-PUISSANCE. MAIS COMME VOUS AIMEZ VOTRE ÉGLISE, VOUS LUI AVEZ TOUJOURS DONNÉ DES DÉFENSEURS DE LA VÉRITÉ ET DE LA FOI QUE VOUS LUI AVEZ CONFIÉES. NOUS VOUS REMERCIONS DE CE DON EN HONORANT SAINT HILAIRE, CE GÉNÉREUX DÉFENSEUR DE LA VÉRITABLE FOI. ACCORDEZ-NOUS PAR SON INTERCESSION DES PASTEURS QUI IMITENT SON COURAGE, ET QUI FASSENT CONNAÎTRE AUX PRINCES, AVEC LA SAINTE LIBERTÉ QUI CONVIENT À DES ÉVÊQUES, LES ARTIFICES DONT VOS ENNEMIS SE SERVENT POUR LES TROMPER. FAITES-NOUS LA GRÂCE DE NE DÉSIRER QUE VOTRE PAIX ET DE NE PAS NOUS LAISSER SURPRENDRE PAR UNE PAIX APPARENTE, QUI NE SERT QU’À RUINER LA VÉRITÉ ET LA CHARITÉ. ENFIN DONNEZ-NOUS LA FORCE DE TOUT RISQUER ET DE TOUT PERDRE POUR SAUVER CETTE FOI SANS LAQUELLE NOUS NE POUVONS VOUS PLAIRE, NI NOUS APPROCHER DE VOUS. AINSI SOIT-IL.

 

 

 

 

ÉCRITS DE SAINT HILAIRE

 

TOUS SONT UN

 

Car l’apôtre nous enseigne que cette unité des fidèles vient de la nature des mystères lorsqu’il écrit aux Galates : « Vous tous qui avez été baptisés dans le Christ vous avez revêtu le Christ. Il n’y a plus juif ni grec, esclave ni homme libre, homme ni femme : tous vous êtes un dans le Christ Jésus. » Qu’ils soient un dans une telle diversité de peuples, de conditions et de sexes : cela vient-il d’un accord de volonté, ou de l’unité du sacrement, du fait que leur baptême est unique et que tous ils ont revêtu l’unique Christ ? Que fera donc ici l’accord des esprits, puisqu’ils sont un du fait qu’ils ont revêtu le Christ unique par la nature de l’unique baptême ?...

Le Seigneur prie son Père pour que ceux qui croiront en lui soient un, et comme lui-même est dans le Père et le Père en lui, qu’ainsi tous en eux soient un... Il a désigné l’unité modèle et source de celle des croyants, il a prié pour que, comme le Père est dans le Fils et le Fils dans le Père, ainsi, par l’effet et sur le type de cette unité, ils fussent tous un dans le Père et le Fils.

 

(Sur la Trinité, I, 8.)

 

 

LE GARDIEN DE LA CITÉ

 

Dieu avait choisi Sion pour sa demeure, pour le lieu de son repos. Voici que Sion est détruite. Où sera le siège éternel du Seigneur ? Où, son éternel repos ? Où, le temple qu’il puisse habiter ? « Vous êtes, dit l’Apôtre, le Temple de Dieu, et l’Esprit de Dieu habite en vous. » Telle est cette maison, tel est ce temple auquel le Prophète avait rendu témoignage : « Ton temple est saint, Seigneur, il est admirable de justice. »

Les travaux se multiplient, cette maison se développera en une multitude de maisons, elle deviendra une grande et magnifique cité.

Déjà c’est cette Cité dont le Seigneur se fait le gardien vigilant lorsqu’il protège Abraham en ses voyages, lorsqu’il épargne Isaac sur le point d’être immolé lorsqu’il appelle au pouvoir Joseph qu’on avait vendu, lorsqu’il fortifie Moïse dans sa lutte contre le Pharaon, lorsqu’il élit Josué comme chef de guerre, lorsqu’il délivre David de tous les périls, lorsqu’il accorde à Salomon le don de sagesse, lorsqu’il assiste les prophètes, lorsqu’il ravit Élie, lorsqu’il choisit Élisée, lorsqu’il nourrit Daniel, lorsqu’il rafraîchit les enfants dans la fournaise, lorsqu’il instruit Joseph par un ange sur sa conception virginale, lorsqu’il rassure Marie, lorsqu’il envoie Jean comme précurseur, lorsqu’il fait choix des apôtres, lorsqu’il prie le Père en disant : « Père saint, garde-les », lorsque enfin lui-même, après sa passion, promet de veiller éternellement sur nous, disant : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle. » Telle est la garde éternelle de cette bienheureuse et sainte Cité, qui, faite d’un grand nombre venus se rassembler en un, et dans chacun d’entre nous, forme une Cité pour Dieu.

 

(Traité sur le Psaume CXXVI, n. 7-9. Ed. Zingerle.)

 

 

LA FIGURE DU BOIS

 

Le peuple eut soif dans le désert (Ex., XV, 23-27), l’eau est amère, on murmure contre le chef ; mais Dieu montre un morceau de bois et par son contact l’eau devient douce ; par là sont manifestés la justification, les jugements et la tentation. On arrive ensuite aux douze sources et aux soixante-dix palmiers, et on s’arrête près des eaux. Bien que l’ardeur de nos ennemis en détourne leur esprit et que l’égarement des infidèles ferme leur intelligence par le sceau de la désobéissance, ils ne pourront cependant ignorer la portée d’un tel miracle. Quel secours constituait le bois, ou quelle puissance constituait la matière inanimée pour faire disparaître l’amertume, pour engendrer la douceur ? pour conférer ou enlever des qualités naturelles en rendant douce au goût l’amertume qui lui répugnait ? Et puisque, dans l’évènement présent, toute l’efficacité venait de la puissance divine changeant une chose en une autre, il faut bien estimer qu’il n’avait pas besoin des services du bois au point de ne pouvoir conférer aux eaux ce changement que par son intermédiaire.

Mais parce que Dieu pouvait tout, il commença à esquisser dans l’évènement présent l’œuvre mystérieuse réservée pour l’accomplissement des temps. Pour le peuple qui vivait dans le désert, l’eau était inutile, et en vérité nous trouvons souvent que les peuples sont désignés sous le nom d’eaux, lorsqu’il est dit : « Les eaux t’ont vu, ô Dieu, et elles ont tremblé » (Ps. LXXVI, 17) ; et encore : « Eaux, battez toutes des mains » (Ps. XLVI, 2 et Ps. XCVII, 8). Or, l’action sanctifiante du bois change en douceur soit l’amertume naturelle des eaux, soit l’amertume contractée par le peuple, à la suite des murmures provoqués par son esprit de revendication, durant son séjour dans le désert, en voyant qu’il n’était pas encore sur le point d’obtenir la terre de la promesse. Et il n’y a pas seulement disparition de l’état premier, mais changement en un état meilleur qui dépasse ce que réclame l’usage ; l’eau, en effet, ne cesse pas seulement d’être amère, elle devint douce. Le bois donc opère présentement sur l’eau, et par l’action sanctifiante de sa puissance, est utile aux peuples désignés sous le nom d’eaux.

C’est à ce bois que chez Moïse la vie de tous les hommes est suspendue, lorsqu’il dit : « Vous verrez votre vie suspendue sous vos yeux nuit et jour et vous aurez peur et vous n’aurez pas foi en votre vie » (Deut., XXVIII, 66). Chez Jérémie ce bois est mis dans le pain : « Ils délibérèrent à mon sujet et dirent : Venez, mettons du bois dans son pain » (Hier, IX, 19). C’est de cette matière qu’est faite la baguette qui triomphe des magiciens (Ex., VII, 10-13), qui effraie Pharaon (Ex., VII, 19...), qui ravage l’Égypte, qui divise la mer, qui en ramène les flots (Ex., XIV, 21-22), qui fait jaillir une source, qui fait disparaître l’amertume, qui donne la douceur (Ex., XIV, 27) ; c’est en effet par l’action sanctifiante du bois que les cœurs des infidèles sont amollis et passent de l’amertume du péché et de l’impiété à la douceur de la Foi (Nom., XX, 11). Et de peur que tous les évènements de cette période ne s’accordent pas avec les effets du mystère encore caché, l’Écriture ajoute : « C’est là que Dieu mit la justification et le jugement et c’est là qu’Il le tenta » (Ex., XV, 26). En disant « là » elle ne désigne pas le lieu, mais l’évènement. Nous ne connaissons pas, en effet, qu’en cet endroit aient été disposés ni justifications, ni jugements, ni tentations.

Au contraire, dans l’action sanctifiante du bois, où a été pendu Notre Seigneur et où Il a attaché avec Lui tout ce qui s’opposait au salut du genre humain (Col., II, 14), nous trouvons la justification parce que le juste est de la Foi (Rom., I, 17), et le jugement, parce que « celui qui ne croit pas est déjà jugé » (Job., III, 18), et la tentation, parce que le Salut s’opère par le scandale de la Croix (Gal., V, 11) ; « la Croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais elle est force de Dieu pour le salut de ceux qui croient » (I Cor., I, 18). Ainsi, puisque l’opprobre de la Croix est la tentation de la Foi, puisque l’infidélité est la cause du jugement, puisque la Foi est le prix de la justification, c’est à juste titre que l’action sanctifiante du bois, qui fit passer l’eau de l’amertume à la douceur, contient et la justification et le jugement et la tentation.

 

(Traité des Mystères : I, XXIII-XXVI. Ed. du Cerf.)

 

 

 

 

Pierre-André BENOÎT,

dans Les saints de tous les jours de janvier,

Le Club du livre chrétien.

 

 

 

 

 

 

 

 

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