Des étrennes

 

 

 

 

 

 

par

 

 

 

 

 

 

Firmin BOISSIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I.

 

 

Quelques érudits datent seulement des premiers temps de Rome l’usage traditionnel de fêter l’aurore du nouvel an par des dons mutuels, des réjouissances publiques, des visites réciproques et l’échange de souhaits plus ou moins sincères.

Adopter cette opinion, c’est voir les choses par leur côté le plus mesquin et réduire à une simple question de philologie une coutume jadis profondément symbolique, trop universelle d’ailleurs, trop identique même dans ses variétés pour ne pas se rattacher à quelque précepte des révélations divines. Effectivement, ou retrouve cet usage établi, bien avant les Romains, chez tous les peuples de, la terre, sous toutes les latitudes, à toutes les époques. Ce qui nous autorise à conclure – et nous avons pour nous le témoignage explicite de la Genèse, de Josèphe, de Philon-le-Juif, de Bochart, de Dickinson, de Reinmann et en général de tous les auteurs qui ont écrit sur l’ère antédiluvienne – que l’usage dont nous parlons remonte à l’origine du monde ; alors que, continuant les saintes prescriptions, le fils de Seth, sous sa tente patriarcale, offrait à Jéhovah, le premier jour de chaque saison, les deux substances les plus pures de le terre : le froment et le miel, symboles de santé, de joie et de prospérité, emblèmes de reconnaissance à l’Éternel, sources de bénédictions nouvelles !

Plus tard, après le grand Cataclysme et la dispersion des hommes dans les plaines du Sennaar, ces pieuses pratiques s’altérèrent ; les peuples n’en gardèrent qu’un vague et lointain souvenir ; sous le souffle de Satan, ce singe de Dieu, les symboles des vérités premières dégénérèrent en superstitions idolâtriques ; il n’en reste que quelques débris, conservés toutefois dans leur intégrité originelle, quoique défigurés par le polythéisme, sous le voile impénétrable des doctrines ésotériques ; car il en est des traditions religieuses de l’humanité comme de certaines médailles antiques ; l’usure peut ternir leur éclat ; mais l’empreinte du poinçon divin n’en reste pas moins visible, rayonnante, ineffaçable.

Éclairés par Moïse, le législateur inspiré, les Hébreux seuls maintinrent dans toute leur pureté les nobles coutumes patriarcales. Ainsi, le mois d’élub, dernier mois de l’année juive, était chez eux consacré à la pénitence et à l’expiation des fautes annuelles commises contre l’Éternel. Figure de notre Avent catholique, c’était un mois de deuil et de prières publiques. Le premier jour de l’an, au contraire, ramenait dans Israël l’alléluia national des douces allégresses. Il était annoncé au son du cor. Aussitôt, cessait toute œuvre servile. Le grand-prêtre assemblait le peuple, et dès les premières heures, pour attirer sur Israël les bénédictions du Ciel pendant la durée de l’année courante, sacrifiait en holocauste au Seigneur un veau, deux béliers et sept agneaux encore à la mamelle. Puis, venaient les offrandes ordinaires de farine et de vin que les lévites, à la fin de la cérémonie, distribuaient aux chefs de famille.

Immédiatement après les Hébreux, il est juste de mentionner les Celtes, les Gails, les Armoricains, les Calédons, les Eymris et généralement toutes les nations soumises au culte druidique comme se rapprochant le plus des rites mosaïques dans les solennités religieuses qui marquaient chez ces peuples l’époque du renouvellement de l’année. En dépit des ténèbres païennes, on retrouvait là quelques lumineux vestiges des traditions primitives. Personne n’ignore quelle vénération avaient pour le gui de chêne les prêtres du druidisme. Ils attribuaient à cette plante toujours verte des propriétés magiques et souveraines contre n’importe quelle maladie. C’était leur panacée universelle, le guérit-tout, (uil-tre), comme l’appellent les Triades bardiques. C’était aussi le symbole de la jeunesse et de l’immortalité. Sa récolte, à chaque premier jour de l’an, constituait pour nos pères l’objet d’une cérémonie exceptionnelle. Les tribus accouraient en foule dans les forêts où se trouvait le précieux parasite. Un autel de pierre était dressé devant le chêne privilégié au tronc duquel adhérait le rameau mystérieux. Entouré des cubages, des bardes, des alrunes et de trois novices dont l’un portait un pain, le second un vase plein d’eau, le troisième une main d’ivoire fixée à l’extrémité d’une verge, l’archidruide, vêtu de blanc, couronné de verveine, s’approchait alors du dolmen préparé pour la circonstance, et sur lequel flambaient des bois aromatiques, brûlait du pain, répandant une partie de l’eau sur le feu, distribuait ensuite de l’un et de l’autre aux assistants ; puis, montant sur le chêne sacré, coupait le gui avec sa serpette d’or et le jetait dans la tunique de l’un des novices qui l’exposait sur le dolmen en vue du peuple.

La cérémonie se terminait par l’immolation de deux taureaux, quand ce n’étaient pas, hélas ! des victimes humaines. Dans le cours de la journée, les druides d’un ordre inférieur allaient dans les bourgades criant : Au gui l’an-neuf ! et donnant au peuple des fragments du gui cueilli par la serpette d’or de l’archidruide 1. De là sans doute la coutume d’appeler encore guilan, aguilaneuf, éguilané les présents qui se font le 1er janvier en Bretagne et dans le pays chartrain 2. De là aussi cet étrange usage qu’on dit subsister dans quelques villages de Guienne : des jeunes gens, affublés de costumes baroques, vont en troupe le jour de l’an dans les forêts environnantes couper des branches d’yeuse dont ils se tressent des couronnes, et reviennent en chantant une sorte de complainte qui porte le nom de Guilanus.

En Orient, les fêtes du renouvellement de l’année ont eu pareillement, dès la plus hante antiquité, des significations allégoriques.

Ce jour-là les Indiens se pardonnaient mutuellement leurs offenses, s’envoyaient des présents et célébraient les morts illustres de leur nation pur des chants bizarres, des danses effrénées et autres superstitions plus ou moins pittoresques.

En Chine, c’est la fête de la clôture des sceaux, parce que, durant toute la première semaine de janvier, les tribunaux sont rigoureusement fermés dans les divers districts du Céleste-Empire. La veille au soir du jour unique, à l’apparition de la lune, toutes les affaires cessent ; les employés de l’État suspendent leurs fonctions ; chacun se prépare à célébrer dignement la fête du lendemain ; celui-ci s’endort en combinant pour son supérieur quelque compliment hypocrite ; celui-là entend déjà dans son rêve le tintement métallique des sapèques.

Mêmes usages au Japon. Il est à remarquer toutefois que les étrennes des Japonais ont un caractère plus uniforme, et par là même plus allégorique que celles des Chinois et des Indiens. Elles consistent en un gâteau de riz surmonté d’une écrevisse, d’une orange et d’un chou artificiel. L’écrevisse est à la fois, pour ces peuples, l’emblème de la fécondité et le symbole des années qui se renouvellent, parce que, dans leur opinion, ses pattes repoussent quand on les lui arrache. Sa couleur d’un rouge vif est l’image de la santé. La valeur allégorique de l’orange et du chou réside dans la double acception des mots qui désignent ces substances. Ainsi : daï, daï (orange) veut dire aussi prospérité, sumi (chou) signifie également richesse.

Les Perses du temps de Zerdascht ou Zoroastre s’offraient pour cadeaux le premier jour de l’an des œufs dorés ou peints de diverses couleurs. C’était en souvenir de ce dogme du Magisme, que le monde sortit d’un œuf percé d’un coup de corne par le taureau mithriaque, le Chérub indomptable.

Chez les Grecs, pendant les trois jours qui précédaient le mois hécatombéon, primordialement appelé Xrovioc, dédié à Saturne, et le premier mois de l’année Pélasgique, l’hiérophante ordonnait des prières, des sacrifices et des expiations pour se rendre les dieux favorables. Le lendemain était, comme chez les autres peuples, un jour de réjouissance.

Enfin, quand Fernand Cortez fit la conquête du Mexique, il trouva le même usage établi parmi les Aztèques, qui se rendaient chaque année dans Churultécal, la cité sainte, pour adorer le sanguinaire Quetzalcoatl, dieu du printemps et de l’agriculture 3.

Ces quelques aperçus suffisent amplement pour montrer l’unanimité de la tradition au sujet des fêtes du premier de l’an. Or, le fait même de cette universalité prouve que ces usages, loin de venir des Romains, sont au contraire, ainsi que nous le disions en commençant, un écho – affaibli, corrompu, si vous voulez, mais notoire et manifeste – des révélations divines.

 

 

 

II.

 

 

Ceci, du reste, n’empêche nullement d’admettre que les étrennes ont une étymologie toute latine, et que nous devons aux Romains la vulgarisation et même le mode de distribution – tel qu’il existe encore – de ces gratifications périodiquement annuelles.

Voici, d’après Symmachus, auteur fort ancien, cité par Suidas et Tzetzés dans le grand Recueil étymologique, quelle en aurait été l’origine.

Il existait, aux portes de Rome, un bois sacré dédié à la déesse Strenia ou Strenua. On imagina d’y couper, le premier jour de mars qui commençait alors l’année civile, des branches de verveine et de les offrir, comme hommage de paix, en signe de concorde et de bon augure, à Tatius Sabinus, roi de Cures, avec lequel Romulus venait de partager son trône, par suite du traité qui cimentait la réunion des Romains et des Sabins. Ce tribut symbolique se renouvela chaque année, tant que vécut le vieux Tatius. Emprunté aux domaines de la déesse Strenia ou Strenua, il reçut le nom de Streniæ, Strenuæ, Strenæ, d’où nous avons fait le mot français Étrennes.

Jacob Spon 4 prétend que les Romains choisirent de préférence la verveine, parce qu’ils voyaient dans cette plante, comme les Gaulois dans le gui, un emblème d’immortalité, et la cueillirent à dessein dans le bois d’une divinité qui personnifiait la vigueur, la valeur et la force. Il est possible que l’opinion du savant lyonnais ait quelque fondement, au point de vue allégorique ; mais, pour ce qui est de l’usage des Étrennes en lui-même, nous le croyons plutôt une importation étrusque, se rattachant ainsi, à Rome comme ailleurs, aux traditions hébraïques. C’est aux lucumons de l’Étrurie que les Romains durent toutes leurs croyances religieuses. Or, les récentes découvertes de l’archéologie, de l’épigraphie et de la philologie comparée montrent, de jour en jour, les rapports étroits qui liaient entre eux les cultes étrusques, cabiriques et druidiques, tous d’origine phénicienne, presque monothéistes, affirmant même la Tri-unité divine.

Quoi qu’il en soit, le curète Numa, ajoutant deux mois de plus (janvier et février) aux deux mois de l’année de Romulus, donna aux étrennes une sanction religieuse et en fixa la distribution au premier janvier. Ce jour-là fut consacré à Janus, le dieu aux deux visages (emblèmes de l’année qui finit et de celle qui commence). C’était aussi le dieu de la Paix, le père des mois, des jours et des heures, dont le propre est d’aller et de rouler incessamment les uns sur les autres d’après les lois régulières du système cosmique. Janus ouvrait lui-même la marche périodique de l’armée céleste, ainsi que nous l’apprend Ovide, au premier livre des Fastes :

 

            Præsidio foribas cœli cum mitibus Horis,

            Et redit offici Jupiter ipse meo ;

            Inde vocor Janus

 

Voilà pourquoi, au dire de Pline et de Solin, on représentait ce dieu une clef d’or à la poitrine, portant la lettre T gravée sur la main droite, et les deux lettres P et E sur la main gauche. La réunion de ces trois lettres ayant chacune, selon la mode grecque, sa valeur numérique, symbolisait les 365 jours dont se composait alors l’année romaine. Sur le socle des statues du dieu Janus, on gravait aussi, en dernier lieu, la fameuse énigme de Cléobule, conservée par Plutarque : Unus est pater isque duodecim filios habet ; corum singulis sexaginta sunt quarum triginta candidæ et triginta nigræ ; immortales vero sunt et tamen moriuntur omnes.

Revenons aux étrennes. Dès les premiers temps de la République, l’usage de la verveine n’était plus en vogue. Les étrennes consistaient alors en dattes, en noisettes, en miel et en figues sèches. C’étaient des présents simples et modestes que l’on s’offrait en se souhaitant une année heureuse, agréable et propice. Plus tard on y joignit des cadeaux d’un plus grand prix. Il devint même de règle pour les clients de donner à leurs patrons 5 une petite pièce d’argent (stips), comme présage de richesse : ce qui, vu l’immense clientèle de quelques-uns de ces derniers, rendait pour eux la journée du premier janvier d’un rapport passablement lucratif.

Sous Auguste, le sénat, les chevaliers et le peuple luttaient de zèle pour offrir à l’empereur les plus fortes étrennes. Tibère, l’homme de Caprée, toujours sombre et taciturne, s’absentait ce jour-là, afin d’éviter les visites importunes de la plèbe. Il défendit même de donner et de recevoir des étrennes passé le premier janvier. Caligula, lui, fut moins difficile. Fanfaron de débauches, affichant ostensiblement ses prodigalités extravagantes et ses dissolutions monstrueuses, Caligula déclara qu’il recevrait des étrennes à toutes les époques. Assurément, ces deux hommes se valaient ; mais ce petit trait de mœurs peint parfaitement la différence de leurs caractères.

Cela nous montre encore qu’il ne restait alors pas le moindre souvenir de l’antique simplicité. Le jour de l’an n’était qu’un jour d’orgies obscènes et de bacchanales dégoûtantes 6. Quoi donc de surprenant que les Pères de l’Église aient lancé l’anathème, non contre un usage respectable, par sa signification et ses origines, mais contre les abus infâmes dont il était l’occasion ?

 

 

 

III.

 

 

Admirons au contraire la profonde sagesse de l’Église. Pour régénérer les cœurs avilis et dégradés, elle oppose aux fêtes immondes du paganisme une fête d’austérité, de sacrifice et d’immolation : l’auguste fête de la Circoncision, pendant laquelle coula pour la rédemption de l’humanité la première goutte de sang théandrique ; elle marque la première heure de chaque année nouvelle par un nom de salut, le nom divin de Jésus ; elle exhorte les fidèles à ne pas dépasser en ce jour les joies modestes et pures de l’agape fraternelle ; enfin elle prescrit aux chrétiens de convertir les étrennes en aumônes.

Tout l’esprit du catholicisme, esprit d’amour, de mansuétude, de miséricorde et de justice, se trouve dans ce précepte dont la trace n’est pas encore perdue, surtout dans le midi de la France. Le premier jour de l’an, en effet, on prépare, sur le dressoir des cuisines, ce qu’on appelle naïvement l’étrenne du pauvre... Et l’on voit, après la messe, les indigents de la paroisse aller recueillir à la porte des maisons aisées les dons de la bienfaisance chrétienne.

Il n’en est pas tout à fait de même dans nos grandes villes. Rien ou presque rien ne subsiste de ces pieuses traditions. Le premier de l’an est aujourd’hui une fête mondaine, purement humaine, banale, sans idéal ni poésie. C’est le jour où toutes les passions cupides se donnent librement carrière, le jour des baisers de Judas, des faux sourires et des poignées de main hypocrites, le jour où personne ne peut se dispenser de la plus pesante des contributions indirectes, à moins d’avoir recours au moyen indiqué dans cette vieille épigramme :

 

            Cy gît, dessous ce marbre blanc,

            Le plus avare homme de Rennes

            Qui trépassa le jour de l’an,

            De peur de donner des étrennes 7 !

 

 

 

IV.

 

 

Terminons par quelques considérations moins futiles.

À ce moment de transition qui sépare le passé de l’avenir, il serait bon d’appeler près de soi une pensée religieuse, de donner un souvenir à tous ces morts aimés que l’année qui s’écoule vient d’emporter dans son suaire, de faire enfin un sérieux examen relatif à notre amélioration morale. Quelques réflexions chrétiennes sur le prix du temps ne seraient pas non plus hors de saison. Le temps pour Dieu n’a ni évolutions ni métamorphoses ; il est un, identique et invariable. Mais, pour l’homme, qu’est-ce que le temps ?... Qui nous dira l’essence du temps ?... Énigme indéchiffrable, problème insoluble, à coup sûr le plus grand des mystères ontologiques !... Et puis... dans la contemplation de ce passé qui n’est plus, de ce présent qui fuit comme une ombre, de cet avenir qui n’est pas encore, n’y a-t-il pas là quelque chose de vertigineux pour la Raison humaine ? Ne pourrait-on pas appliquer ici les sombres paroles de Pascal : « Le silence éternel de ces profondeurs infinies m’effraie ! » Enfin, cette succession rapide de minutes et de secondes qui, comme les eaux de l’Océan, « ne s’arrêtent jamais, se renouvellent toujours, se précipitent constamment dans la même ondulation, vague après vague, résonnant de la même façon, sans se lasser ni se reposer... 8 », n’est-ce point là l’image de ces générations humaines qui, se succédant sans jamais s’interrompre, forment les anneaux indissolubles de la longue chaîne des êtres ? – Voilà, pour le penseur, l’artiste, le poète, ample matière aux plus grandioses inspirations.

Et à ce propos, je demande la permission, afin de compenser un peu l’aridité de ces aperçus, de résumer ici une charmante légende que je me rappelle avoir lue autrefois dans Goethe ou Jean-Paul, si je ne me trompe.

Tous les ans, dit le poète, à minuit précis, le 31 décembre, il se passe quelque chose de solennel aux portes du ciel. Avant que la première minute de l’heure nouvelle soit écoulée, l’ange de la mort remonte de la terre, tenant entre ses bras l’année qui vient de finir. En son chemin il rencontre l’ange de la vie portant sur son sein l’année qui vient de naître. Tous deux s’embrassent et s’envoient de douces paroles : « Année défunte, que le sommeil de l’éternité te soit léger ! » – « Année vivante, sois heureuse, couronnée d’épis d’or et de bluets ! » Cette scène céleste a lieu avec la rapidité de l’éclair. Dès que la minute est passée, la grande aiguille du Temps, celle qui ne s’arrête jamais, se remet à marquer le cours des siècles.

Sur ce, ami lecteur, je vous souhaite une bonne année et je prie Dieu qu’il vous ait en sa sainte garde !

 

 

 

Firmin BOISSIN.

 

Paru dans L’Écho de la France

en 1868.

 

 

 

 

 



1 Voyez l’Histoire Littéraire de la France, par les Bénédictins, l’Histoire des Druides, de Smith, l’Histoire des Celtes, par Pelloutier, etc.

2 Consulter les Étrenneurs en Bretagne, les Barzas breis, de M. Hersart de la Villemarqué.

3 Pour plus de détails sur ces diverses coutumes, voyez les Lettres Édifiantes et Curieuses, l’Histoire des Voyages de Laharpe, le Tour du Monde, les Annales Géographiques, et les Récits des explorateurs ou des missionnaires.

4 J. Spon, De origine Strenarum, Lyon, 1614.

5 Aujourd’hui la mode est renversée. Ce sont les patrons qui donnent aux clients.

6 Il se passe aujourd’hui quelque chose d’analogue eu Angleterre, le jour de Noël. Noël, c’est le renouveau de l’Angleterre. On s’aborde le matin avec cette gracieuse formule : « A Merry Christmas to you and many returns of the year ! À vous un joyeux Noël et plusieurs retours de l’année ! » Seulement, dit M. Léo de Neulsort, le soir de ce jour dont l’aurore a été si pure se termine en orgies grossières. À la porte de chaque débitant de gin, le gui traditionnel protège l’ivresse et ses hideux cortèges. On se croirait aux Saturnales !

7 Dictionnaire de la Conversation, article Étrennes.

8 Alfred Tonnellé, Fragments sur l’art et la philosophie.

 

 

 

 

 

 

 

 

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