Sir Walter Scott

 

 

 

 

 

 

par

 

 

 

 

 

 

Henry CAUVAIN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

I

 

Lorsque, après avoir dépassé la ville de Kelso, dans le comté de Roxburgh, on suit le cours poétique de la Tweed, on arrive bientôt à une vaste vallée dont tout Écossais, fier des gloires de son pays, ne peut prononcer le nom sans une émotion profonde.

C’est là que, sur le ciel gris et brumeux, se découpent les ruines mélancoliques de Melrose et les hautes tourelles du château d’Abbotsford.

Les ruines de Melrose ! c’est-à-dire les témoins augustes et silencieux des grands combats qui se sont livrés pendant de longs siècles pour la liberté de l’Écosse ; les derniers vestiges d’un culte persécuté qui succomba sous les coups des bourreaux, le jour même où disparurent la royauté nationale et l’autonomie écossaise ; Melrose dont les saints débris gardent les cendres d’un des premiers rois de l’Écosse ; Melrose où repose le cœur du grand Robert Bruce !

Si l’aspect de cette triste abbaye, qui est moins une ruine qu’un bâtiment mutilé, inspire de pénibles pensées et fait maudire l’esprit de rébellion dont le souffle a renversé ces dentelles de pierre, ces charmantes ogives, ces voûtes admirables, – on se console en reportant ses regards sur la masse imposante du château d’Abbotsford, qui s’élève à quelque distance.

C’est à Abbotsford que, pendant vingt années d’un labeur opiniâtre, un homme de génie éleva aux gloires et aux martyrs de l’Écosse ce monument immortel, qui fut le charme de notre jeunesse et qui fait aujourd’hui l’admiration de notre âge mûr. C’est dans cette belle demeure qu’il composa ses romans, longue épopée où, semblable à Homère, il eut le bonheur de révéler au monde un peuple presque inconnu.

Dans l’introduction d’un de ses plus beaux ouvrages, sir Walter Scott a peint en traits saisissants le portrait d’un vieillard auquel le peuple avait donné le surnom singulier d’Old Mortality. Durant sa longue carrière, ce vieillard parcourut sans cesse l’Écosse d’un bout à l’autre, marquant d’une pierre sépulcrale le lieu où les vieux Caméroniens étaient tombés pour leur croyance, relevant les tombeaux dévastés ou réparant avec son ciseau les inscriptions destinées à glorifier le martyre des anciens whigs.

Pendant les voyages qu’il entreprit dans sa jeunesse à travers l’Écosse, le futur auteur de Waverley rencontra souvent Old Mortality, tantôt cheminant au pas de son vieux cheval blanc, tantôt accroupi dans les anciens cimetières et restaurant ses tombes favorites. On peut supposer que la vue de cet étrange vieillard fit une vive impression sur la jeune imagination de Scott, et qu’attiré par une vocation semblable, il résolut, à partir de ce jour, de consacra les talents que Dieu lui avait départis dans une si large mesure à continuer l’œuvre pieuse du vieillard des tombeaux.

Seulement l’outil modeste du vieux maçon se changea, entre les mains du poète, en une plume inspirée, et au lieu de se borner à arracher le lierre qui couvrait les tombes de ses vaillants compatriotes, il leur bâtit un mausolée splendide que le monde entier admira.

L’histoire des lettres doit enregistrer, comme une suite de renseignements intéressants et précieux, les faits qui amenèrent la vocation de ce grand écrivain.

Les Scott de Harden, ancêtres de sir Walter Scott, étaient une ancienne famille du Teviotdale, dont le nom avait été mêlé aux vieilles luttes du border (frontières) et aux guerres civiles des derniers temps. Son arrière-grand-père, le vieux Beardie, était un jacobite exalté qui avait laissé croître sa barbe en signe de regret de la chute des Stuarts.

L’enfance du jeune Scott fut maladive ; un accident qui lui survint à la jambe droite, et dont il resta boiteux, l’obligea à un repos prolongé à la campagne. Pour abréger ces longues heures d’ennui, il écoutait les chansons jacobites de la bonne tante Janet, et surtout il lisait avec une sorte de passion tous les livres d’imagination qui lui tombaient sous la main.

Lorsqu’il fut en état de marcher, il fit dans les environs quelques promenades qui, presque toujours, avaient pour but les fermes des environs. Assis au coin de la cheminée des fermiers, tout en mangeant le saumon salé et en buvant l’usquebaugh, il écoutait avec curiosité les récits que ces bonnes gens lui faisaient des cruautés exercées dans le pays par l’armée de Cumberland.

Walter Scott fut mis au collège d’Édimbourg ; mais il n’y passa pas pour un élève bien brillant ni bien studieux. Un jour même, son professeur de grec le déclara stupide, parce qu’il l’avait entendu mettre l’Arioste au-dessus d’Homère. Mais si son peu de goût pour les auteurs anciens lui attirait de sévères réprimandes de ses maîtres, en revanche, son talent de conteur le rendait très populaire parmi ses camarades.

« Le principal amusement de mes récréations, dit-il lui-même, était de m’échapper avec un ami de mon âge et qui avait les mêmes goûts que moi, pour nous raconter l’un à l’autre toutes les aventures que nous pouvions imaginer. Nous faisions ainsi, chacun à notre tour, d’interminables contes de chevalerie, de batailles et d’enchantements, que nous continuions un autre jour ou à la première occasion, sans jamais penser à les conclure. Comme nous observions un secret inviolable sur le sujet de nos entretiens, ils avaient tout le charme d’un plaisir caché. Nous choisissions ordinairement pour ces longues promenades les environs solitaires d’Arthur’s-Seat de Salisbury-Crags, de Braid-Hills, et autres lieux semblables, dans le voisinage d’Édimbourg ; le souvenir de ces heureuses récréations forme encore une sorte d’oasis dans le pèlerinage de ma vie passée. »

Le père de Walter Scott était écrivain du sceau. Lorsque le moment vint de choisir une carrière pour son fils, il ne crut pouvoir mieux faire que de l’enrôler sous la bannière de l’austère Thémis. Mais la profession du barreau n’avait guère d’attraits pour le futur chantre de Marmion, et il ne retint de son métier d’avocat que l’observation de certains types et le souvenir de quelques termes de chicane qu’il utilisa ensuite dans plusieurs de ses romans. Quelques années plus tard, en France, Scribe et Honoré de Balzac devaient avoir les mêmes débuts et en retirer les mêmes fruits.

Au lieu d’étudier les subtilités du droit et de se renfermer dans le cercle étroit de ses occupations juridiques, sir Walter Scott lisait des livres romanesques et approfondissait les littératures allemande et française.

Il s’exerça même à traduite Lenore et Götz de Berlichingen de Goethe. Ce fut son début littéraire.

Pendant les vacances, il parcourait les hautes et basses terres, poursuivant à travers les bruyères dorées, au bord des lacs tranquilles, ces fécondes rêveries auxquelles il devait donner plus tard une forme impérissable. Chez son grand-père, qui était fermier, il observait les mœurs des paysans. Ici, c’était un laird montagnard qui s’était absenté en 1745, c’est-à-dire à l’époque où le jeune et chevaleresque Charles-Édouard, le dernier des Stuarts, fit un héroïque appel au dévouement des Écossais pour conquérir le trône d’Angleterre. Là, le vieux constable de Dundee lui fournissait les principaux traits du charmant caractère de l’Antiquaire, et miss Margaret Swinton posait pour ma tante Marguerite.

Ses chansons du Border écossais, œuvre d’antiquaire et de poète, commencèrent sa réputation (1800-1803). Puis vinrent ses trois grands poèmes, le Lai du dernier ménestrel (1805), Marmion (1808), la Dame du Lac (1809), qui lui donnèrent la célébrité et placèrent le nom de Walter Scott immédiatement après celui de lord Byron.

À partir de ce moment, la gloire et la fortune sourirent au jeune avocat qui, désertant aussitôt le prétoire, réalisa un rêve longtemps caressé et conduisit sa muse sous les beaux ombrages d’Abbotsford (1811).

Cependant quelques années devaient encore s’écouler avant que le poète publiât son premier roman. Waverley ne parut qu’en 1814 ; sir Walter Scott avait alors quarante-trois ans et venait d’entrer dans cette période de la vie qu’un auteur moderne a si justement appelée l’âge de raison de l’homme de lettres.

La circonspection prudente avec laquelle l’auteur de Waverley posa le pied sur cette route où il devait rencontrer plus tard des triomphes si éclatants, le soin qu’il prit de garder l’anonyme, même longtemps après que le succès lui eut prouvé que sa tentative était bonne, seraient difficilement compris de nos jours. Aujourd’hui, on a hâte de produire, on est affamé de popularité et de bruit. Le moindre écolier, au sortir du collège, a déjà composé une vingtaine de drames et de romans. Le plus mince journaliste, le plus illettré des reporters, essaie de se faire un nom à force d’audace ou de scandale.

Et, chose triste à avouer, le public est complice de ces littérateurs de pacotille. Les romans-feuilletons, bâclés au jour le jour sur le coin d’une table de café, trouvent des lecteurs assidus. Un coureur de coulisses qui note les cancans éclos derrière la toile des théâtres a un nom connu de Paris et de la province. On parle de lui, il est quelqu’un, alors que l’auteur de Waverley, après Rob-Roy, Guy Mannering, l’Antiquaire, Ivanhoé, etc., n’était encore que le Grand Inconnu (the great unknown) !

La postérité se charge, il est vrai, de faire bonne justice et de rendre à chacun ce qui lui est dû. Que restera-t-il, dans vingt ans d’ici, des kilomètres de prose alignés par M. X... ? qui se souviendra de ces charlatans de la littérature qui nous assourdissent aujourd’hui du bruit de leur grosse caisse ? Ces gens-là trouvent Walter Scott démodé, diffus et long (ils n’osent dire ennuyeux). Les malheureux ! il me semble entendre l’éclat de rire que poussera celui de nos arrière-petits-neveux, qui découvrira chez le marchand de papier ou chez le brocanteur quelques pages échappées à la plume intarissable de nos romanciers modernes ! Ce jour-là, les grands écrivains, les grands inconnus, seront bien vengés !

 

II

 

D’ailleurs, bien qu’il fît modestement son chemin, sans recommandation et sans signature, Waverley ne tarda pas à obtenir une grande vogue en Écosse et en Angleterre. Les concitoyens du romancier lurent avec émotion ce récit où les mœurs de leurs pères étaient peintes en couleurs si vives et si brillantes, où leurs combats, leurs beaux faits d’armes, étaient retracés dans ce style magistral qui atteint parfois la splendeur de l’épopée.

Encouragé par le succès de son premier ouvrage, sir Walter Scott s’engagea résolument dans la nouvelle voie que lui traçait son génie. Il se mit au travail avec une sorte d’ardeur enthousiaste, et fit successivement paraître : Guy Mannering (1815), l’Antiquaire (1816), le Nain noir, les Puritains d’Écosse (1817), Rob-Roy, la Prison d’Édimbourg, la Fiancée de Lammermoor (1818), la Légende de Montrose (1819), Ivanhoé (1820), l’Abbé (1820), Kenilworth (1821), Quentin Durward (1823).

Dans ce dernier ouvrage, il se sépare pour quelque temps des highlanders belliqueux, des lacs limpides, des bois sauvages de l’Écosse, et transporte de l’autre côté du détroit le champ de son observation pénétrante et de sa prodigieuse érudition.

C’est la France qui a les honneurs de son pinceau, dont il emploiera toutes les lumineuses ressources pour mettre en relief la remarquable physionomie de Louis XI.

Cette époque fut la période glorieuse de la vie de sir Walter Scott, il était riche, – ses romans lui assuraient un revenu de dix mille livres sterling (250,000 fr.) ; – son nom était illustre dans son pays et dans l’Europe entière 1 ; il avait accompli à Londres, à Paris, à Bruxelles, un voyage triomphal où tous les applaudissements, tous les honneurs lui avaient été prodigués.

Après une vie si laborieusement et si noblement remplie, il croyait pouvoir achever dans le repos son heureuse vieillesse, lorsqu’un coup terrible vint le frapper.

Les maisons des libraires Constable et Ballantyne, avec lesquelles il était en relations d’affaires, firent faillite, et toute sa fortune sombra dans le naufrage. Son passif s’éleva à la somme considérable de cent quarante-sept mille livres sterling (3,675,000 francs).

– L’auteur de Waverley ruiné ! s’écria lord Dudley en apprenant ce cruel évènement. Que chaque homme auquel il a procuré des mois de plaisir lui donne seulement six pence, et il se relèvera plus riche que Rothschild !

Malheureusement, ce généreux appel ne fut pas entendu. Pour éteindre la dette qu’il avait contractée envers les créanciers de la faillite, et qu’il eut la loyauté de reconnaître entièrement, sir Waller Scott fut obligé de se remettre au travail et de faire des prodiges d’activité et de courage.

Il publia ses Contes des croisades, où l’on retrouve encore la vigueur d’un génie qui résiste à l’âge et au malheur ; puis les Chroniques de la Canongate, le Comte Robert de Paris, le Château périlleux, l’Histoire d’Écosse, et enfin la Vie de Napoléon.

Ce dernier ouvrage, qui eut beaucoup de succès en Angleterre, grâce aux détails inédits et intéressants dont il était rempli, fut assez mal jugé en France. La légende napoléonienne était alors dans tout son éclat. On ne pardonna pas à Walter Scott la sévérité avec laquelle il appréciait la vie du grand homme.

Le sentiment populaire était encore sous l’impression de ces victoires inouïes qui avaient imposé au monde la terreur du nom français. On ne comprenait pas qu’un Anglais osât appeler criminel le funeste génie qui avait coulé à l’Angleterre tant d’or et tant de sang. On s’irritait contre l’écrivain dont l’implacable bon sens déclarait que Napoléon avait été un fléau pour l’Europe comme pour la France.

Aujourd’hui, le livre de Walter Scott serait sans doute jugé avec moins de passion hostile. Dans vingt ans, on trouvera peut-être que ses appréciations ont été trop douces.

Cependant, grâce à ses laborieux efforts, Waller Scott eut la consolation d’éteindre la dette énorme qu’il avait contractée. Mais ce travail opiniâtre avait usé ses forces. En 1830, il eut une première attaque de paralysie et d’apoplexie. Puis une nouvelle douleur vint frapper son cœur si noble et si généreux.

La révolution de 1830 avait chassé les Bourbons de France. Il se trouva à Holyrood en présence de ces personnages augustes, dont il avait reçu, durant son voyage sur le continent, de précieuses marques d’estime et d’affection. La vue de ces nobles exilés lui rappela peut-être cette malheureuse famille des Stuarts à laquelle ses ancêtres avaient été si profondément attachés, et dont il avait décrit les malheurs immérités dans quelques-uns de ses plus beaux ouvrages. L’infortune de ce vieux roi fit sur son cœur une vive impression, et, retrouvant ses accents les plus éloquents, il adressa en faveur des augustes proscrits un touchant appel à la générosité de ses compatriotes.

Enfin, au mois de janvier 1832, pendant un voyage dans le midi de l’Europe, que ses médecins lui avaient ordonné, il fut frappé d’une seconde attaque d’apoplexie. Il reprit en toute hâte le chemin de l’Écosse, arriva mourant dans la chère résidence d’Abbotsford, et y rendit le dernier soupir le 21 septembre 1832.

 

III

 

L’œuvre de Walter Scott peut être appréciée en peu de mots, car ses qualités franches et vraies frappent tous les esprits, et n’ont pas besoin, pour être comprises, d’une longue analyse critique.

Incomparables descriptions de paysages, dialogues pleins de naturel et de bonhomie, peintures justes et vivantes des caractères, bon sens un peu malicieux qui rappelle souvent la gaieté puissante de Rabelais ou de Molière, mélange heureux d’idéal héroïque et de réalité familière, scènes dont l’effet dramatique atteint parfois au sublime, – ainsi peut se résumer, en quelques grands traits, le génie de Walter Scott.

Il excelle surtout dans les récits de batailles. Le combat de London-Hill, celui du pont de Bothwell, l’admirable duel des deux dans rivaux, dans la Jolie Fille de Perth, sont des chefs-d’œuvre du genre qui n’ont été surpassés dans aucune littérature.

On critique parfois la longueur de certains tableaux, la minutie de certaines descriptions, et nous avouons que nous-même, en lisant pour la première fois un roman de Scott, nous avons été surpris de trouver, au milieu d’une action précipitée, de longues pages de digression ou des dialogues dont tous les détails ne nous semblaient pas absolument utiles. Nous étions presque tenté d’y voir une erreur d’artiste. Mais une seconde et une troisième lecture nous ont démontré que ce qui nous semblait une faute était, au contraire, une réelle habileté de l’auteur.

Le lecteur qui a hâte d’arriver à la fin du volume se laisse entraîner par la succession rapide et dramatique des évènements, saute les pages qui l’encombrent et arrive en courant au dénouement. Puis, lorsque sa curiosité est satisfaite, s’il n’est pas un liseur vulgaire, s’il a des goûts délicats, s’il est un lettré, en un mot, il reprend le livre, et le relit posément Alors une foule de beautés nouvelles lui apparaissent ; il goûte, à cette seconde lecture, autant de plaisir qu’à la première. Ce n’est plus, il est vrai, l’enchaînement des faits qui le captive ; il n’a plus cette sorte de fièvre que donne l’intérêt violemment surexcité par l’habile arrangement des situations. Il approfondit les caractères, il se représente par la pensée les admirables paysages qui lui sont décrits ; il s’y arrête, s’y repose, puis il prête une oreille attentive à la conversation si vivante et si vraie des personnages que l’auteur fait parler ; il lui semble qu’il les entend, qu’il les voit... En un mot, les romans de Walter Scott peuvent se relire une fois, deux fois, dix fois. Toujours on y découvre quelque perle nouvelle.

Quelles sont les fictions modernes qui pourraient supporter la même épreuve sans crouler comme de fragiles châteaux de cartes ?

Enfin, ce qui distingue ces œuvres immortelles, ce qui leur assure l’amour et l’estime des générations qui viendront après nous, c’est qu’elles méritent en tous points l’honneur d’être admises au foyer de la famille. On peut laisser ces livres sains et honnêtes entre les mains des jeunes gens. Ils y trouveront de belles et nobles leçons, en même temps qu’un divertissement très instructif et très intéressant.

Il serait à désirer qu’à l’heure actuelle la France eût son Walter Scott, c’est-à-dire un écrivain habite, érudit, honnête, qui raconterait dans un beau langage les grandes actions de nos ancêtres, qui les ferait revivre devant nous, ces fiers géants dont nous sommes les fils dégénérés, et qui nous montrerait, par des exemples vivants tirés de notre histoire, si féconde en drames et en épopées, qu’il ne faut jamais désespérer de la bonté de Dieu ni du génie de la patrie !

 

Henry CAUVAIN.

 

Paru dans La Semaine des Familles en 1875.

 

 

 

 



1 Dès 1820, les romans de Walter Scott furent populaires en France. Grâce à l’activité de M. Defauconpret la traduction paraissait souvent en même temps que l’original. En 1830, les ouvrages traduits par cet écrivain avaient atteint le tirage énorme de 1,400,000 exemplaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

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