JノRノMIE

PRノDICATEUR DE LA JUSTICE

PAR LE COMTE

DE ZINZENDORF.

TRADUIT DE L但LLEMAND PAR

H. KRUGER.

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LAUSANNE:

CHEZ GEORGES BRIDEL, LIBRAIRE.

GENネVE:

CHEZ Mmes VEUVE BノROUD ET SUSANNE GUERS.

1850

Quelques mots au lecteur.

Le petit livre que nous offrons au public a 騁 traduit d誕pr鑚 la r駟mpression qu弛n en fit Berlin il y a vingt ans. Ce n弾st point un commentaire, ce n弾st point un trait syst駑atique, ce n弾st point un 馗rit d置ne forme ordinaire; c弾st un libre 駱anchement de c忖r adress dans le style le plus simple mais par l檀omme de l弾sprit le plus distingu et de la spiritualit la plus profonde tous ceux qui portent le titre de ministres de Christ. ォSi j弾usse connu quelque moyen de leur exprimer ces choses en particulier, dit-il lui-m麥e dans son avant-propos, je n弾usse point fait imprimer cet ouvrage. Le voici tel qu段l a coul sous ma plume pendant que je lisais le proph鑼e.サ

La r駟mpression de Berlin 騁ait aussi destin馥 aux ministres. Mais il s弾st fait depuis vingt ans de tels changements dans les esprits, les tendances cl駻icales surtout se sont tellement modifi馥s, que des enseignements comme ceux de ce livre tombent naturellement dans le domaine de l帝dification commune. Que Dieu veuille faire parvenir ces m馘itations, ces conseils, ces avertissements, ces consolations tous ceux qui il les adresse lui-m麥e!

On pourra trouver 騁ranges et contradictoires les th駮ries eccl駸iastiques qui percent dans cet ouvrage. On pourra dire que le multitudinisme et la dissidence, le nationalisme et la profession individuelle y sont tour--tour recommand駸 en principe. Chacune de ces tendances si diff駻entes y pourra trouver des points d誕ppui. C弾st un d馭aut, il faut l誕vouer, surtout au point de vue syst駑atique. Toutefois ce manque d置nit est, notre avis, plus apparent que r馥l. L弾sprit dont le souffle se fait sentir dans toutes ces pages est un esprit de libert鬆: c弾st ce qui les caract駻ise. Il n弾st pas jusqu誕u style qui ne montre que Zinzendorf 騁ait ennemi de tout formalisme. Il soutient dans leur entier les droits de Christ, les droits du Saint-Esprit; il ne fait aux tendances et aux illusions du monde aucune concession, aucun sacrifice r馥l. Nous n誕vons donc aucune inqui騁ude quant l弾ffet que son livre pourra produire, vu surtout la diff駻ence des temps, sur ceux qui le jugeront non d誕pr鑚 quelques phrases isol馥s, mais d誕pr鑚 son esprit.

Au reste, l凋uvre de Zinzendorf fut absolument exempte de tout esprit de parti et de toute 騁roitesse th駮logique. Sous ce rapport ses m馘itations semblent particuli鑽ement propres exercer une influence salutaire. Elles se rattacheront admirablement au principe qui a produit de nos jours l誕lliance 騅ang駘ique. N弾st-il pas n馗essaire que nous soyons ramen駸 avec force ce qui constitue l置nit essentielle et r馥lle du peuple de Dieu, du genre humain spirituel? N弾st-il pas n馗essaire que les croyants comprennent et sentent toujours plus que malgr la s駱aration en individus, en familles ou en tribus spirituelles, si l弛n me permet de m弾xprimer ainsi, ce genre humain-l ne forme pas moins que l誕utre un seul corps anim d置ne m麥e vie que St Paul d駸igne comme la chose essentielle en disant: en J駸us Christ ni la circoncision, ni le pr駱uce n弛nt aucune efficace, mais la nouvelle cr饌ture (Gal. VI. 15)? Et ne peut-on pas dire que c弾st pr馗is駑ent ainsi qu段ls se d駱ouilleront finalement de l弾sprit de secte et que dans un avenir peu 駘oign il n馳 aura plus qu置n seul troupeau sous un seul berger?

Ajoutons que l帝crit de Zinzendorf ne favorise pas le moins du monde un mystique rel稍hement. Il est plein de nerf, de force, de s駻ieux. L誕uteur n弛ublie pas un seul instant que Dieu n誕ura point 馮ard l誕pparence des personnes. L痛diteur allemand remarque avec raison que ces exhortations d置n style m稷e et 駭ergique ne donnent nullement lieu aux reproches quelquefois sp馗ieux que d誕utres 馗rits sortis de sa plume lui ont attir駸 ainsi qu亭 son 馗ole. Mais c弾st un de ces livres qui sont de tous les temps, de tous les pays et qui s誕dressent tous les hommes parce qu段ls parlent presque exclusivement le langage de la conscience et du c忖r, et qui appartiennent l誕venir au moins autant qu誕u pass parce qu段ls renferment chaque page de ces aspirations proph騁iques qui accompagnent n馗essairement l凋uvre du Saint-Esprit.

Quant la forme, l誕uteur s弾st attach la bri钁et, et le traducteur s弾st efforc d弛btenir encore plus de concision. Il s弾st m麥e permis de retrancher certains passages qui lui ont paru ne rien ajouter d弾ssentiel la pens馥 ou se rapporter exclusivement des circonstances qui n弛nt plus d段nt駻黎. Une lecture attentive fera certainement remarquer le lien r馥l des cinq parties et m麥e des paragraphes en apparence tout--fait d騁ach駸 dont il se compose. Si, comme nous l誕vons dit, il s誕dresse tous les chr騁iens et m麥e tous les hommes, il faut pourtant ajouter qu段l ne s誕dresse gu鑽e qu亭 ceux qui m馘itent et qu段l offre, dans un petit nombre de pages, des sujets multipli駸 d段nstruction, de rafrachissement, de retour humiliant sur soi-m麥e, de d馗ouvertes profondes dans le c忖r humain, de progr鑚 dans la connaissance du Sauveur, ceux qui ne lisent point avec indiff駻ence et qui pr馭鑽ent ce qui fait r馭l馗hir des d騅eloppements qui ne demandent l弾sprit aucun travail.

Lausanne, le 20 avril 1850.

H. K.

Nota. On annonce comme devant paratre bientt une biographie de Zinzendorf d誕pr鑚 l誕llemand de Spangenberg. Ce serait pour les pays de langue fran軋ise une acquisition bien pr馗ieuse.

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JノRノMIE.

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PREMIネRE PARTIE.

VOCATION D旦N TノMOIN DE LA PAROLE.

Chapitre I.v. 5. Avant que je te formasse dans le sein de ta m鑽e, je t誕i connu; avant que tu fusses sorti de son sein, je t誕i sanctifi, je t誕i 騁abli proph鑼e pour les nations.

Cette vocation sp馗iale, express駑ent 駭onc馥 pour J駻駑ie comme pour Jean-Baptiste et pour Paul, n弾st pas moins n馗essaire pour le minist鑽e ordinaire de la Parole, car Jaques nous dit: Ne soyez point plusieurs matres (Jacq. III. 1.); et les difficult駸 du minist鑽e sont doubl馥s par l帝tat actuel de la chr騁ient鬆: Ils ont le bruit de vivre, mais ils sont morts (Ap. III. 1.); il faut donc que celui qui veut garder ses v黎ements soit appel par Celui m麥e qui a dans sa main les sept 騁oiles. Celui qui donna Betsal馥l et Aholiab la sagesse n馗essaire pour construire le tabernacle, sait encore aujourd檀ui mettre part des serviteurs qu段l rend capables d底tre fid鑞es et de p駭騁rer avec sa Parole partout o s弛uvrent encore des portes. Tous ceux-l sont ses proph鑼es, ses t駑oins parmi les hommes, et ce n弾st point en vain qu段ls rendent t駑oignage.

v. 6. Ah! Seigneur ノternel, je ne sais pas parler.

Cette parole caract駻ise les vrais t駑oins. Ils ne voient d誕vance aucune issue. Ils en esp駻eraient pour d誕utres plutt que pour eux-m麥es. Tels et tels, pensent-ils, sauraient trouver des moyens qui leur sont inconnus. Ils reconnaissent quils ne savent pas parler. Envoie qui tu dois envoyer, disait Mose. C弾st le monde renvers que de savoir, tant qu段l n弾st pas question de nous, compter sur nos doigts toutes les plaies de l帝glise et d駑ontrer qu弾lles sont incurables, puis, d鑚 qu段l s誕git d底tre nous-m麥es proph鑼es, de n誕voir plus que de la confiance et de l誕udace.

v. 7. Ne dis point: je ne suis qu置n enfant, car tu iras partout o je t弾nverrai.

L弾xcuse 騁ait plausible, mais elle n弾st point re輹e. Que personne ne m駱rise ta jeunesse (I Tim. IV. 12). On est plus entendu que les anciens quand on a pour soi les commandements de son Seigneur (Ps. 119, 100). Salomon 騁ait jeune, mais il demanda la sagesse et l弛btint (1 Rois III). L檀omme regarde ce qui parat ses yeux, mais l痛ternel regarde au c忖r (I Sam. XVI. 7). Le c忖r, voil notre affaire, il prendra soin du reste. Un serviteur de Christ n誕 pas grand choix faire. Il se peut qu段l soupire secr鑼ement apr鑚 un troupeau choisi, apr鑚 le repos, apr鑚 le d駸ert; mais Dieu lui dit: tu iras partout o je t弾nverrai.

Et tu diras tout ce que je te commanderai.

Lorsqu置ne fois nous sommes entr駸 en charge, alors sa Parole est une lampe nos pieds et une lumi鑽e pour notre sentier (Ps. 119, 105). Il ne s誕git alors que d誕nnoncer ses paroles son peuple (J駻駑. XXIII. 22). Si quelqu置n enseigne autrement et n誕cquiesce point aux salutaires instructions de notre Seigneur J駸us-Christ, il est enfl, il ne sait rien (1 Tim. VI. 3. 4); et lors m麥e qu置n ange du ciel enseignerait un autre ノvangile, qu段l soit anath鑪e (Gal. 1. 8).

v. 8. Ne les crains point, car je suis avec toi pour te d駘ivrer, dit l痛ternel.

La crainte est ici bien naturelle; car le monde ne se dispose nullement accueillir l痛vangile tel quel. Et ce n弾st point seulement la cour ou chez les grands et les riches qu弛n dit aux proph鑼es: Voyant, va-t弾n, et ne continue plus proph騁iser ici, car c弾st le sanctuaire du roi et la maison du roi (Amos VII. 12. 13). Les hommes du commun ne souffrent pas davantage la v駻it, et le t駑oin de la Parole est fort heureux s段ls ne lui r駱ondent crment comme J駻駑ie: Pour ce qui est de la Parole que tu nous as dite au nom de l痛ternel, nous ne t帝couterons point (XLIV. 16). Mais comme le Seigneur nous accompagne dans toutes les circonstances qu段l a lui-m麥e pr駱ar馥s; puisqu段l dit de lui-m麥e: Mon P鑽e, ne me laisse point seul (Jean VIII. 29), et qu段l promet ses t駑oins d底tre avec eux jusqu亭 la fin du monde, nous pouvons surmonter cette crainte et affronter cette r駸istance. Tout au moins aurons-nous d駘ivr notre 穃e (ノz馗h. XXXIII. 9).

v. 9. Et l痛ternel 騁endit sa main et toucha ma bouche; puis l痛ternel me dit: Voici, j誕i mis mes paroles dans ta bouche.

Cette sainte ordination suppose qu弛n ne hait plus la correction et qu弛n ne jette plus la Parole de Dieu derri鑽e soi, autrement Dieu dirait plutt: Pourquoi prends-tu mon alliance dans ta bouche (Ps. L. 16. 17). Elle suppose quun charbon a touch nos l钁res et que notre iniquit a 騁 t馥; alors les Paroles de Dieu nous sont adress馥s pour les r駱騁er tout le peuple (ノsae VI. 7. 8. 9).

v. 10. Regarde, je t誕i 騁abli aujourd檀ui sur les nations et sur les royaumes, afin que tu arraches et que tu d駑olisses; que tu ruines et que tu d騁ruises; que tu b穰isses et que tu plantes.

Cette promesse s誕pplique aux moindres serviteurs de l痛vangile. Qu段ls soient seulement fid鑞es! Eux aussi seront appel駸 d駑olir et construire.

v. 17. Toi, donc, ceins tes reins. Les reins de l弾sprit (I Pierre I. 1).

On doit rassembler toutes ses forces. D誕bord la m馘itation, le recueillement, puis la chaussure et la pr駱aration de l痛vangile de paix (ノph. VI). Puis un d饕ut s駻ieux et 駭ergique et qu弛n puisse voir, d鑚 le premier jour de l凋uvre d置n pr馘icateur, que tout son d駸ir est de travailler comme il faut et qu段l s馳 est pr駱ar.

Ibid. Ne crains point, comme si je devais t弾ffrayer en leur pr駸ence1.

Le Seigneur ne promet pas pr馗is駑ent de l弾ffet, du succ鑚. Car il y a l-dedans un myst鑽e. Le succ鑚 varie sans qu弛n sache toujours pourquoi et sans que cela d駱ende toujours de la fid駘it du t駑oin. Mais il promet de ne point le rendre confus et de ne point lui donner de sujet de trouble ni de crainte.

v. 18. Car voici, je t誕i aujourd檀ui 騁abli comme une ville fortifi馥, comme une colonne de fer et comme des murailles d誕irain contre tout ce pays.

Contre tout le pays, ainsi contre les hommes du commun, les ouvriers, les paysans, aussi bien que contre les classes 駘ev馥s. Entre autres applications de cette promesse, il y a ce qui se rapporte la sret personnelle du t駑oin de la Parole. Un cheveu m麥e ne tombera pas de sa t黎e sans la volont du P鑽e (Luc XXI. 18). Nul ne pourra le ravir de la main de J駸us. Jamais il n誕ura lieu de regretter de s底tre engag trop avant.

v. 19. Ils combattront contre toi, mais ils ne seront pas plus forts que toi.

Ils attaqueront....., cela ne peut 黎re autrement. Plusieurs voudraient au moins ne pas se brouiller avec les puissants et font tout ce qu段ls peuvent pour n底tre point poursuivis. Mais il n馳 a cet 馮ard aucune promesse. Seulement il est dit: Ils ne seront pas plus forts que toi.

Et quand la terre de d駑ons

Serait toute remplie, (Dieu est pour nous),

Nous ne craindrons pas leur furie.

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Chap. II.v. 2. Va et crie aux oreilles de J駻usalem...

C弾st pour cela proprement que les J駻駑ie sont pr駱ar駸, comme l帝tincelle est faite pour voler. C弾st pour cela qu段ls se privent volontiers de maint plaisir, de mainte commodit, qu段ls sacrifient leur libert, leur bien-黎re. C弾st une chose pr馗ieuse que de pr鹹her publiquement, que de rendre t駑oignage sur les toits. Car c弾st ainsi que les multitudes entendent les paroles du Seigneur et les trouvent agr饌bles (Ps. CXLVI. 6); et tout d駱end alors de la mani鑽e dont chacun entend (Marc IV. 23. 24). Il y a une infinie douceur pr鹹her ainsi, et celui qui pourrait voir en esprit comme ces paroles qui sortent d置n c忖r brlant poursuivent les 穃es jusqu亭 ce qu弾lles les prennent ou les embrasent, verrait un spectacle inexprimable. Certainement, il y a l un myst鑽e! Crie plein gosier, ne t帝pargne point, 駘钁e ta voix comme un cornet, d馗lare mon peuple leur forfait et la maison de Jacob leurs p馗h駸 (ノsae LVIII. 1).

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Chap. III.v. 15. Je vous donnerai des pasteurs SELON MON C袈R.

Depuis que ses p馗h駸 lui ont 騁 pardonn駸, le pr馘icateur est entr dans une vie nouvelle; les voies du Seigneur lui plaisent; son c忖r s誕ccorde avec le c忖r de son R馘empteur; comme les patriarches, il ne demande plus jamais pourquoi? Il lui suffit de savoir quoi et comment. L弛rdre arrive le soir, et d鑚 le matin avant le jour il s弾x馗ute. Et quel est l弛bjet de tant d弾mpressement? L誕bandon de la patrie (Gen鑚e XII), le sacrifice d置n fils bien-aim (Gen鑚e XXII). Tel est le caract鑽e dont J駸us-Christ devait offrir la perfection. Ta loi est au dedans de mes entrailles (Ps. XL. 8), ob駟ssant jusqu亭 la mort (Phil. II. 8). C弾st ainsi que le matre et le serviteur n弛nt plus qu置n m麥e esprit, un m麥e int駻黎. Que Dieu t駑oigne de la mis駻icorde son matre ou lui-m麥e, c弾st tout un pour ノli駸er. Rebecca est pour le fils de son matre, mais il prend l誕ffaire c忖r comme si c帝tait la sienne propre. Son propre fils n弾n perdra que plus srement l檀駻itage (Gen鑚e XV. 3); n段mporte, le voil qui se r駛ouit de la voix de l帝poux, car il est son ami (Jean III. 19). Il fait bon pr鹹her avec un c忖r ainsi dispos鬆!

Qui vous patront avec science.

Nous supplions au nom de Christ, en disant: Soyez r馗oncili駸 avec Dieu! (II Cor. V). Voil la science dont il s誕git. Il n馳 a pas l de quoi charger la m駑oire, ni fatiguer la t黎e. Recevoir dans son c忖r le sens de ces paroles, vouloir 黎re sauv et d駸irer incessamment, ォsentir de la mort du Sauveur la puissante efficaceサ, voil ce qui constitue un disciple dans le vieux sens apostolique. Mais il faut patre encore avec intelligence. Qu弾st-ce dire, si ce n弾st de ne pas faire avec les morts l凋uvre d置n magicien, les faisant lever, marcher, parler comme s段ls 騁aient vivants; mais de leur r駱騁er, quel que puisse 黎re le d騅eloppement de leur entendement naturel: ォVous 黎es morts dans vos p馗h駸, vous n誕vez point l脱sprit, il faut que vous naissiez de nouveau!サ Puis s段l en est qui se r騅eillent la voix de Christ, leur aider natre, voir la lumi鑽e, crotre, marcher? Telle est, dans l帝tat actuel des choses, l凋uvre ordinaire des pr馘icateurs. Mais s段l arrivait qu置ne 穃e et conserv dans quelque mesure la gr稍e de son bapt麥e2, et que l檀omme de Dieu remarqu穰 en elle quelque souffle de vie, alors il s誕girait de rallumer en elle le don (II Tim. I. 6), et daffermir le reste qui s弾n va mourir (Apoc. III. 2). En un mot, il faut que le pr馘icateur sache ce qui convient chaque 穃e en particulier. En cela consiste son intelligence et sa sagesse. Que d誕utres explorent les mers, conduisent des arm馥s, gouvernent les peuples, d騅eloppent le commerce ou l誕griculture, sa science lui c弾st d誕mener des 穃es Christ, et, s段l s馳 entend comme il faut, il est assez habile aux yeux de la supr麥e sagesse.

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Chap. IV.v. 10. C弾st pourquoi j誕i dit: H駘as! Seigneur ノternel! tu as v駻itablement abus ce peuple et J駻usalem en disant: Vous aurez la paix, et l帝p馥 est venue jusqu亭 l停me!

Noble douleur d置n serviteur de Christ, qui ne peut voir avec indiff駻ence fondre le mal sur ses auditeurs rebelles! Ce fut un travers des premiers si鐵les qui donna lieu aux moqueries de Lucien, que de se r駛ouir en quelque sorte de la ruine du monde et de se faire des pestes et des guerres une sorte de consolation dans les repas de charit. Je me souviens encore de l弾ffet produit, au temps de mon enfance, par les po駸ies mena軋ntes de Dauten et par d誕utres semblables, qui r騅eillaient cet esprit chez plus d置n ami du Seigneur. Mais celui qui a l脱sprit de son matre, l脱sprit d置n Mose, d置n Daniel, d置n J駻駑ie, s誕fflige des malheurs de ses concitoyens et y rem馘ierait volontiers. C弾st malgr lui qu段l parle durement des malades, des malheureux; il pr馭駻erait les tirer d誕bord de leur d騁resse et leur pr鹹her ensuite pour que leur conversion ft plus v駻itable et plus solide. Oh! que les serviteurs de J駸us prennent garde de se pr駸enter leurs auditeurs comme des gendarmes et non comme des amis! Il ne manque pas de geliers, ni de pr馗epteurs; mais des p鑽es, des m鑽es? Voil ce qui manque la chr騁ient. Vous ne savez de quel esprit vous 黎es anim駸 (Luc IX. 55). Soyons donc anim駸 envers les plus grossiers p馗heurs de l弾sprit de l痛vangile.

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Chap. V.v. 4. J誕i dit:.... les petits.... ne connaissent point la voix de l痛ternel, ni le droit de leur Dieu.

Oui certes, l檀omme du commun est dans une position inf駻ieure et pitoyable...., mais la sc鈩e change lorsqu段l a faire de fid鑞es t駑oins. Il 騁ait vrai, du temps des Pharisiens, que le commun peuple n弾ntendait point la loi; car ils s帝taient r駸erv la clef de la science, et ils ne pouvaient comprendre comment les aptres et J駸us lui-m麥e avaient pu y p駭騁rer sans eux. Mais voici la grande id馥 du Nouveau Testament: c弾st que Dieu a choisi les choses faibles, viles et m駱risables et m麥e celles qui ne sont point pour an饌ntir celles qui sont (I Cor. 1). Le Sauveur le confesse hautement, il descend du ciel avec ce d馗ret invariable du P鑽e: Oui P鑽e; il en est ainsi parce que tu l誕s trouv bon! L痛vangile est annonc aux enfants et aux pauvres (Matth. XI).

v. 5. Je m弾n irai donc aux plus grands et je leur parlerai: car ceux-l connaissent l痛ternel et le droit de leur Dieu.

Ah! nous voil bien adress駸!... oui, s段l s誕git de trouver une certaine culture, deux fois plus de culture qu段l n弾n faut, et cette connaissance qui enfle jusqu亭 faire 馗later le c忖r comme un vase neuf. Mais la simplicit, mais l誕mour d置ne instruction v駻itable! On sait si c弾st l qu段l habite! Non-seulement, comme dit J駻駑ie, ils ont bris le joug et rompu les liens; mais ils n弛nt point compris la doctrine, ils ont les id馥s les plus fausses de J駸us et de la conversion. Au reste, il faut les en excuser, en quelque sorte: La mani鑽e polie et accommodante dont on leur pr駸ente, d鑚 l弾nfance, la v駻it divine, pour obtenir toute force qu段ls y donnent leur assentiment, rend inutile la croix de Christ. Ils ont l痛vangile sans J駸us. Les plus sinc鑽es d弾ntre eux ne craignent pas de penser et de dire que la chose essentielle, c弾st la morale. Et ils s段maginent avoir fait une pr馗ieuse d馗ouverte en nous ramenant tout juste au point o en 騁aient les Platon, les ノpict鑼e et les Antonin. S段ls entendent dire qu誕vec la plus exacte observation de la morale on peut encore n底tre pas chr騁ien, ils s帝crient tout 騁onn駸: que faut-il donc de plus! Un pr馘icateur ne saurait donc avoir d誕uditeurs plus ignorants et moins accessibles que ceux qui ne sont point du commun peuple3. Les d馗idera-t-on 駱eler de nouveau l痛vangile? Les ram鈩era-t-on jusqu亭 la croix! Leur fera-t-on comprendre qu弛n ne peut 黎re sauv que par la gr稍e du Seigneur J駸us, que la saintet est le produit de la gr稍e, que la victoire sur le p馗h est le privil鑒e exclusif des p馗heurs r馗oncili駸, que la volont du P鑽e manifest馥 par le Nouveau Testament, c弾st que nous croyions en son Fils (Jean VI), et que tout l帝chafaudage s馗ulaire de la morale est renvers par cette seule parole: Va-t弾n en paix, mon Fils, tes p馗h駸 te sont pardonn駸? Si l弛n y parvient, ce ne sera qu誕pr鑚 avoir triplement senti leur ignorance.

v. 13. Les proph鑼es sont l馮ers comme le vent4.

Que les pasteurs prennent garde de ne point s誕ttirer par leur faute une insulte semblable.

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Chap. VI.v. 10. 11. タ qui parlerai-je et qui sommerai-je, afin qu段ls 馗outent? Voici, la Parole de l痛ternel leur est en opprobre, ils n馳 prennent point de plaisir. C弾st pourquoi je suis rempli de la col鑽e de l痛ternel et je suis las de la retenir.

Il arrive souvent qu置n t駑oin de la v駻it s段mpatiente trop vite. Qu段l se souvienne que si sa parole est celle de Dieu, elle ne retournera point sans effet. Mais qu段l fasse aussi respecter les saints oracles dont il est l弛rgane. Les proph鑼es et les vrais serviteurs de Dieu se sont fait craindre. Que le Seigneur enseigne ses t駑oins la juste mesure qu段ls doivent tenir et qu段l leur arrive tous comme Jean-Baptiste, qu辿駻ode lui-m麥e craignait et 馗outait volontiers.

v. 27. Je t誕i 騁abli pour fondeur5sur mon peuple, qui est si dur.

Gutta cavat lapidem non vi sed saepe cadendo. (L弾au creuse, non par violence, mais par sa pers騅駻ance, la dure pierre.)

..........................

Afin que tu connaisses et que tu sondes leur voie.

Il est n馗essaire que le pasteur connaisse fond ceux qui il a faire. Il ne faut pas qu段ls soient au-dessus de lui en p駭騁ration, mais qu段l soit au-dessus d弾ux. Et ne vous dites point, pour vous d馗ourager, que les enfants du monde sont plus prudents dans leur g駭駻ation que les enfants de lumi鑽e. Ils ne le sont que dans leur g駭駻ation, dans leur domaine, quand les pr馘icateurs se m麝ent de philosopher perte de vue, ou de d馗ider dans les questions de litt駻ature, de guerre ou de commerce, lorsqu段ls s誕donnent aux 騁udes la mode, etc., mais dans les limites de la folie de Dieu qui est la sagesse entre les parfaits, ils sont plus sages et plus forts que les hommes. Qu段ls gardent seulement les orni鑽es de Dieu qu段l a suivies de tout temps vers ses 駘us; qu段ls se servent de la clef myst駻ieuse par laquelle il ouvre les c忖rs et qu段l pr黎e ses messagers; ils r馘uiront souvent au silence les hommes les plus habiles.

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Chap. VII.v. 16..... Ne fais point requ黎e pour ce peuple et n段nterc鐡e point pour eux aupr鑚 de moi; car je ne t弾xaucerai point.

Dieu d馭endit Samuel de mener deuil sur Sal. En g駭駻al, cependant, il est permis aux t駑oins de J駸us qui ne font avec ceux qui leur sont confi駸 qu置n corps et qu置ne 穃e (ne devrait-il pas en 黎re toujours ainsi?) de r馗lamer contre les d馭enses. Nous avons l弾xemple de Mose apr鑚 le p馗h du veau d弛r. Il s誕git donc de savoir quelles sont les dispositions des t駑oins eux-m麥es. Chacun d弾ux doit se demander s駻ieusement s段l n誕 point pr鹹h, peut-黎re, la fa輟n de Jonas, d駸irant lui-m麥e l誕ccomplissement de ses menaces, et n誕yant aucune piti pour les gens de son pays, de sa ville, de son village, o tant de cr饌tures, peut-黎re, ne savent point encore distinguer leur main droite de leur main gauche. Mais il n弾st point permis de regimber contre les jugements. Un pieux th駮logien disait en mourant, en parlant de son pays: Dieu veuille adoucir les jugements, car ils sont in騅itables!

v. 27.... Tu leur prononceras toutes ces paroles, mais ils ne t帝couteront point; tu crieras apr鑚 eux, mais ils ne te r駱ondront point.

C弾st une bien terrible 駱reuve pour les t駑oins que cette indiff駻ence qui ne se donne pas m麥e la peine de leur opposer des obstacles. C弾st le plus grand triomphe de Satan. Cette patience flegmatique des auditeurs est un mal incurable. Tant qu弛n se moque, ou qu弛n pers馗ute, ou qu弛n injurie, il y a quelqu弾spoir, mais les armes tombent des mains des soldats de Christ quand personne ne bouge, et c弾st pour le minist鑽e l帝poque la plus mis駻able. Il faut pourtant la supporter aussi. Au reste, cet 騁at n弾st point g駭駻al ou bien le t駑oin est bientt d駘ivr. Car le Seigneur rejette de telles gens de sa bouche; et comme de telles 駱oques sont le pr駘ude ordinaire de terribles jugements et surtout de ceux qui tent les chandeliers de leur place (lorsque ces signes commenceront paratre, prenez-y garde), la position des t駑oins ne tarde pas changer et Dieu les fait devenir ailleurs une grande nation (Exode XXXII. 10).

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Chap. VIII.v. 21. Je suis froiss par la froissure de la fille de mon peuple, j弾n suis en deuil, la d駸olation m弾n a saisi.

Samuel ne vit plus Sal jusqu誕u jour de sa mort, mais il pleurait Sal, parce que le Seigneur s帝tait repenti de l誕voir 騁abli pour roi (I Sam. XV. 35). C弾st ainsi que m麥e absent de corps un pasteur peut 駱rouver une douleur inexprimable en pensant ceux pour le salut desquels il ne peut plus rien. Absalom, Absalom, mon fils, s帝crierait-il volontiers, plt Dieu que je fusse mort moi-m麥e pour toi! On ne peut comprendre cet amour sans l誕voir 駱rouv.

v. 22. N馳 a-t-il point de baume en Galaad... pourquoi donc la plaie de la fille de mon peuple n弾st-elle point consolid馥?

Les proph鑼es d棚sral s誕ttachaient Isral. Ceux de Juda Juda, la fille de leur peuple. Le Seigneur J駸us a dit, malgr la corruption du Judasme: le salut vient des Juifs (Jean IV. 22). Qu段l est donc l馮itime qu置n t駑oin de J駸us6 consid鑽e comme son peuple la soci騁 religieuse dans laquelle il a 騁 plac. Un pasteur dont le c忖r est s駱aratiste ne rendra gu鑽e un joyeux t駑oignage pour la r鳬dification de ce qu段l aimerait mieux voir d騁ruit. Pour faire du bien son ノglise, il ne faut pas la consid駻er comme une Babel, mais comme une Sion d駸ol馥. C弾st alors qu弛n demandera avec ardeur, pour elle, des paroles d弛nction. Paul 騁ait dans ces dispositions l帝gard d棚sral, quoiqu段l appartnt la nouvelle 馗onomie. Combien plus ne le devrait pas celui que le Seigneur a envoy ici ou l pour r駱arer les br鐵hes! Toutefois nous n弾ntendons point faire des ministres des hypocrites. Si les auditeurs s誕ppuient sur le mensonge en disant: c弾st ici le temple de l痛ternel, le temple de l痛ternel, ils doivent les d駸abuser. Mais puisqu段l y a maintenant tant de temples depuis qu段l ne faut plus adorer ni sur cette montagne ni J駻usalem (Jean IV. 21), n誕yons point de repos jusqu亭 ce que nous ayons form parmi nos auditeurs une assembl馥 de J駸us assez nombreuse pour remplir un temple, ou une maison, ou ne serait-ce qu置ne petite chambre. Nous aurons avec nous notre Souverain Sacrificateur, qui ne d馘aigne point de se trouver m麥e avec deux ou trois personnes assembl馥s en son nom.

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Chap. IX.v. 2. Plt Dieu que j弾usse au d駸ert une cabane de voyageur, j誕bandonnerais mon peuple et je me retirerais d誕vec eux.

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C弾st une noble qualit pour un t駑oin que de ne soupirer ni apr鑚 une meilleure place, ni apr鑚 de plus gros revenus, mais seulement apr鑚 une cabane dans le d駸ert!............... Le d駸ert ne devait pas s駱arer J駻駑ie de son peuple; il aurait voulu y pleurer leur malheur.

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Chap. X.v. 19. Et moi j誕i dit: Quoi qu段l en soit, c弾st l ma douleur qu段l faut que je souffre (H饕r. trad. allem. et Martin).

Pr馗ieuse r駸olution. Qui voudrait quitter son peuple avant d弾n 黎re s駱ar par le Seigneur! Lorsqu段l laisse quelque part ses t駑oins, n弾st-ce pas comme s段l disait: Ne g穰e pas....... il y a encore de la b駭馘iction (ノsae LXV. 8)? Disons plutt dans le m麥e sens qu但braham et jusqu亭 sept fois: Seigneur, ne t段rrite point si j段nterc鐡e une fois encore. Laisse-le encore cette ann馥 jusqu亭 ce que j馳 aie mis du fumier..... tu le couperas ci-apr鑚 (Luc XIII. 8. 9). Mais je supplie les pasteurs de ne point s誕buser eux-m麥es en r駱騁ant apr鑚 J駻駑ie: C弾st ma douleur qu段l faut que je souffre, pendant qu段ls ne cherchent peut-黎re qu亭 conserver leur gagne-pain et couvrir d置ne belle apparence leur paresse et leur insouciance. Mais on peut appeler de ce nom des fardeaux insupportables, l弛ppression, l檀umiliation dont on voudrait mille fois 黎re d駘ivr, lorsque, apr鑚 avoir, par tous les moyens l馮itimes, inutilement cherch se retirer, on s帝crie: Quoi qu段l en soit, c弾st l ma douleur qu段l faut que je souffre.

v. 20. Ma tente est g穰馥; tous mes cordages sont rompus; mes enfants sont sortis d誕upr鑚 de moi et ne sont plus; il n馳 a personne qui dresse ma tente et qui 駘钁e mes pavillons.

C弾st une grande douleur (j誕i souvent entendu de fid鑞es serviteurs de Christ l弾xprimer), lorsqu誕pr鑚 bien des travaux et quelques conversions p駭iblement obtenues, le pr馘icateur est peine mort ou 駘oign du pays qu段l n弾n reste plus rien, ou bien il survit lui-m麥e sa propre 忖vre, moins peut-黎re qu段l n誕it 馗rit des livres, ce qui rend son influence plus 騁endue et plus durable. Cela provient en grande partie de ce qu弛n ne comprend point assez l段mportance de la communion des fr鑽es, ou bien de l弛pposition qui 馗late partout d鑚 que cette importance est signal馥: le diable, comprenant aussitt tout le dommage qui doit lui en revenir, soutenu d誕illeurs par l段ndiff駻ence des uns, par la l稍het ou par l誕mour-propre des autres (que chacun examine son c忖r!), combat cette simple r馭orme avec une telle violence et une pers騅駻ance si inoue, qu弛n a vu pour cet objet, peu important en apparence, plus de suspensions, plus de destitutions, plus de condamnations et de calomnies qu弛n n弾n avait vu pendant des si鐵les pour toute autre cause. C弾st donc encore pour les t駑oins de l痛vangile un vrai tourment. Car ils ne savent comment unir 騁roitement entre elles les 穃es r騅eill馥s, ou comment les maintenir dans cette relation, ou comment se maintenir eux-m麥es contre la fureur g駭駻ale que cet objet inspire aux esprits aveugl駸 par Satan. J誕voue que c弾st difficile, mais un ardent amour pour les 穃es pousse la pratique et la pratique conduit aux solutions d駸ir馥s. Il n馳 a qu亭 aller en avant avec la banni鑽e de la croix. Tous les pasteurs sinc鑽es en sentent le devoir. Dieu veuille faire qu段ls ne s馳 sentent pas moins dispos駸. Mais ici le Sauveur a quelque chose reprocher ses serviteurs. Sa jalousie est si grande, qu段l ne peut souffrir leur tendance consid駻er le troupeau comme leur troupeau, l凋uvre comme leur 忖vre, les 穃es comme leur appartenant en quelque sorte. C弾st pourquoi par un juste jugement il ne permet souvent pas que leur joie soit de longue dur馥, et m麥e il leur montre quelquefois le mal plutt que le bien et moins de bien qu段l n馳 en a r馥llement. Car il ne donnera point sa gloire un autre, et il rappelle ses messagers qu段ls ne sont point eux-m麥es le Christ, mais qu段ls sont envoy駸 pour lui pr駱arer les voies.

v. 23. ノternel, je connais que la joie de l檀omme ne d駱end pas de lui.

Tant que le serviteur de Dieu est un avec son matre, tout va bien; mais d鑚 qu段l met du sien, serait-ce m麥e ce qu段l a de meilleur, d鑚 qu段l m麝e la b駭馘iction quelque chose de sa gloire propre, elle a coutume de s誕rr黎er, souvent m麥e brusquement, et le Seigneur lui montre que telle entreprise, que telle voie n帝tait pas la sienne. S段l est sage, il s誕rr黎era aussi et rebroussera chemin, il fera le compte de ses voies, nouera le fil l弾ndroit o il s弾st rompu, et implorera une nouvelle gr稍e. Il n馳 a rien comme de remonter aux vraies causes des m馗omptes et des insucc鑚. Une fois le mal reconnu et pardonn, on n弾n reprend que plus rapidement sa marche. Chers fr鑽es, consid駻ons donc que nous ne sommes que des serviteurs rachet駸 par prix, et que le fruit de notre travail appartient tout entier Celui qui nous appartenons nous-m麥es.

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Chap.XI.v. 18. L痛ternel me l誕 donn connatre et je l誕i connu;.... tu m誕s fait voir leurs entreprises.

C弾st une chose f稍heuse que des ministres sinc鑽es se laissent quelquefois bercer de vains compliments, et tiennent pour leurs meilleurs amis ceux qui en r饌lit ne font que se moquer d弾ux. C弾st un spectacle digne de piti. Encore si leur grande charit 騁ait la cause ordinaire de leur erreur! Mais c弾st plus souvent l誕mour-propre qui les rend dupes d置ne hypocrisie grossi鑽e. Ceux qui sont bien affermis et qui ne se dirigent point d誕pr鑚 les d駑onstrations favorables ou d馭avorables des hommes, mais uniquement d誕pr鑚 les int駻黎s du Seigneur, et qui savent repousser m麥e un fr鑽e qui leur serait en pi鑒e, marcheront srement sans se demander toujours comment on les estime. Et l o leur propre esprit serait en d馭aut, Celui qui les conduit secr鑼ement y suppl馥, toutes les fois qu段l le juge n馗essaire, par de sp馗iales indications; il le fait m麥e souvent avec plus de soin et d弾xactitude que ne le voudrait son serviteur lui-m麥e, car ce Seigneur Tout-Puissant et Saint tient par-dessus tout ce que les paroles, les relations et l弾mploi du temps de ses t駑oins aient toujours un but excellent et puissent l誕tteindre. Il les rend prudents comme des serpents. Aussi leur pri鑽e constante doit-elle 黎re que cette qualit ne serve qu亭 leur propre pr駸ervation, mais que les hommes 駱rouvent plutt les effets de cet autre trait de leur caract鑽e qui les rend semblables aux colombes.

v. 20. Mais toi, ノternel des arm馥s, qui juges justement, tu me feras voir la vengeance que tu feras d弾ux.

Voulez-vous voir un exemple de vengeance sous le Nouveau Testament! Regardez ce malfaiteur qui venait de blasph駑er et qui demande J駸us de se souvenir de lui quand il viendra dans son r鑒ne. Le Seigneur est si impatient d弾xercer sa vengeance qu段l ne peut attendre: Aujourd檀ui m麥e, lui dit-il,tu seras avec moi en paradis. Que les J駻駑ie de l痛vangile r鑒lent leurs pens馥s d誕pr鑚 ce mod鑞e!

Ibid. car je t誕i d馗ouvert ma cause.

Les domestiques et les messagers, qui vengent eux-m麥es leurs injures, doivent avoir de mauvais matres. Faisons-nous bien de renoncer la grande commodit dont peuvent jouir tous les enfants de Dieu, et surtout ceux qui ont besoin plus que les autres d弛b駟r cette parole: D馗hargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous? (I Pierre v. 7).

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Chap. XII.v. 1. ノternel, quand je contesterai avec toi, tu seras trouv juste..... toutefois j弾ntrerai en contestation avec toi.

.... O donc trouver plus de bont qu弾n notre mis駻icordieux Seigneur! Nous savons d誕vance que nous avons tort; nous ne doutons pas un instant qu段l n誕it tout fait pour le bien, et pourtant nous sommes oppress駸, nous voudrions soulager notre c忖r. タ qui nous ouvrirons-nous? タ notre Seigneur lui-m麥e, avec tous nos doutes, notre mauvaise humeur, nos inqui騁udes. R駱andez votre c忖r en sa pr駸ence (Ps. LXII. 9). Puisqu段l veut bien le souffrir, qui pourrait comme Lui nous tirer de peine? Que seulement nous pers騅駻ions chaque fois jusqu誕u bout ou recommencions jusqu亭 ce qu段l ne nous reste plus rien sur le c忖r; sans quoi la consolation n弾st jamais compl鑼e. Je ne puis assez hautement proclamer le privil鑒e de dire tout, absolument tout notre Seigneur. Je me mets tr鑚-bien la place d但braham, lui offrant pour Sodome sa pers騅駻ante requ黎e; je me repr駸ente tr鑚-bien Isaac priant pr鑚 du puits du vivant qui me voit; Mose criant Dieu sans prononcer de paroles (Ex. XIV. 5); ノz馗hias r馗lamant avec larmes contre la mort (2 Rois XX. 3); Nathanal sous le figuier; notre Seigneur s弾ntretenant avec son P鑽e; et Jean dans l悌le de Patmos au moment de recevoir la r騅駘ation de Celui qui sur la terre lui permettait de se pencher vers son sein. Oh! nous avons un pr馗ieux Seigneur.

v. 3. Mais, ノternel, tu m誕s connu, tu m誕s vu, et tu as sond quel est mon c忖r envers toi.

Il est 騅ident qu置n vrai ministre (je ne parle pas de ceux qui ont le malheur d弾n porter le titre sans connatre Celui qu段ls pr鹹hent) doit tenir son c忖r tout ouvert devant Dieu. Ce serait pour lui un malheur incalculable que de conserver le moindre d馮uisement. Et pourtant s段l est un point o la pratique contredit le plus simple bon sens, c弾st celui-ci. Car on voit m麥e Ses messagers, indirectement, il est vrai, et dans les discours et les 馗rits qu段ls adressent aux hommes, soit l弾ntr馥 de leurs fonctions, soit dans la suite, chercher pr駸enter sous un certain jour leur but, leurs mobiles dans tel ou tel acte, dans la recherche de telle ou telle place, dans leur mariage, dans leur s騅駻it ou dans leur indulgence, dans leur retraite de telle ou telle soci騁, dans le changement de leurs vues, etc., etc., pendant que le Scrutateur des c忖rs voit en eux de tout autres pens馥s. Le Seigneur ne leur dit-il point: As-tu cru que J帝tais v駻itablement comme toi? (Ps. L. 21.) Ah! nettoyez-vous, vous qui portez les vases de l痛ternel! (ノsae LII. 11.) Car aucun de ceux qui sont incirconcis de c忖r n弾ntrera dans son sanctuaire (ノz馗h. XLIV. 9).

v. 5. Si tu as couru avec les gens de pied et qu段ls t誕ient lass, comment te m麝eras-tu parmi les chevaux?

J誕i ou dire qu置n pr馘icateur habile devant concourir pour une des premi鑽es places prit ce texte pour son discours d帝preuve. L誕pplication est facile: qu誕ucun serviteur de Dieu ne souhaite des auditeurs plus illustres, plus riches, plus cultiv駸, plus polis. Que chacun s弾xamine fond avant de rechercher un changement et ne se fie point son intelligence.

Et si tu n弾s pas en assurance dans une terre de paix, que feras-tu quand le Jourdain sera enfl鬆?

Lorsqu置n ministre quitte de hautes fonctions acad駑iques pour une simple cure, c弾st signe de prudence. Il est d駛 si difficile, en soi, de sauver son 穃e dans les diverses communions religieuses! Que sera-ce s段l faut encore aider la constitution et au d騅eloppement de ces communions! Ce sera bien comme si un chameau devait passer par le trou d置ne aiguille! Chacun ne le sent-il pas dans sa conscience? J誕voue cependant que ce qui est impossible l檀omme est possible Dieu, et que c弾st une chose pr馗ieuse qu置n professeur qui introduit les matres futurs dans les bonnes tendances et dans le vrai chemin. Certainement il brillera comme le soleil dans le royaume de son P鑽e (Dan. XII. 3).

v. 6. Certainement tes fr鑽es m麥e et la maison de ton p鑽e, ceux-l m麥e ont agi perfidement contre toi, eux-m麥es ont cri contre toi plein gosier......

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Souvent il arrive qu置ne m鑽e veut consacrer son cher fils Dieu (c弾st--dire en faire un pasteur); et que plus tard, si le fils marche comme il convient l痛vangile de Christ, il trouve, h駘as! ses plus grands ennemis en ceux qui attendaient de lui la consolation de leur vieillesse, qui maintenant sont tromp駸 dans leurs calculs, dans leurs esp駻ances, et se trouvent bien malheureux d誕voir porter leur part de son opprobre.

Ibid. Ne les crois point, quoiqu段ls te parlent amiablement.

Il est dur d誕voir vivre dans un perp騁uel d駸accord avec les siens. Il est vrai que si l弛n suit J駸us il n馳 aura gu鑽e d弛pposition insurmontable que pour les choses qui sont les plus claires dans la Parole de Dieu, car on c馘era volontiers dans celles qui ne lient point la conscience7. Dans les affaires d帝glise il y aura des difficult駸 particuli鑽es; car l on ne peut ni c馘er, ni rendre raison de tous ses actes, et lors m麥e qu弛n dirait toujours ses motifs, l誕dversaire ne pourrait gu鑽e comprendre ni 黎re satisfait; et c弾st une source permanente de tracasseries qui rendent la vie presque insupportable. Toutefois ces m駱ris, ces clameurs et ces tracasseries ne sont rien ct des paroles insinuantes de ceux qui, selon la nature, ont une autorit ou une influence exercer sur nous. C弾st ici qu段l faut 黎re sur ses gardes! Car ceux qui sont dispos駸 se servir ainsi de leurs droits pour une 忖vre de s馘uction sont, m麥e leur insu, si habiles, qu段l semble qu段l y ait en eux une conjuration de la nature, de la raison et de l弾xp駻ience pour les rendre dangereux pour ceux qui leur sont en quelque mani鑽e soumis. Et si l弛n commence c馘er, on peut, avec la meilleure apparence, s帝loigner tellement de la simplicit de Christ, qu弛n ne verra le pi鑒e qu誕pr鑚 y 黎re tomb, jusqu亭 ce qu弛n se soit engag par quelque promesse difficile reprendre ou qu弛n ne puisse en la reprenant que donner un pr騁exte sp馗ieux pour de plus violentes attaques. Plusieurs se brisent contre ce dangereux 馗ueil. Elle est donc bien pr馗ieuse cette Parole que le Seigneur dit par Mose aux sacrificateurs de la nouvelle alliance comme ceux de l誕ncienne: C弾st lui qui dit de son p鑽e et de sa m鑽e: je ne l誕i point vu, et qui n誕 point connu ses fr鑽es ni ses enfants; car ils ont gard tes paroles et ils garderont ton alliance. Notre Seigneur dit dans le m麥e sens: Si quelqu置n vient moi et ne hait point son p鑽e et sa m鑽e, etc., il ne peut 黎re mon disciple (Luc XIV. 26).

v. 7. J誕i abandonn ma maison; j誕i quitt mon h駻itage; ce que mon 穃e aimait le plus, je l誕i livr en la main de ses ennemis.

J駻駑ie, comme Jephth, fut m馗onnu et maltrait par les gens de son pays, qui cherch鑽ent m麥e le faire mourir (XI. 21). Un proph鑼e, dit le Seigneur, n弾st sans honneur que dans son pays, parmi ses parents et ceux de sa famille (Marc VI. 4).

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Chap. XIII.v. 17. Que si vous n帝coutez ceci, mon 穃e pleurera en secret cause de votre orgueil, etc.

C弾st bien l le vrai moyen. Ceux qui auront sem avec larmes moissonneront avec chants de triomphe. On obtient ainsi dans une heure plus de gr稍e de celui qui accomplit le conseil de ses serviteurs, et les 穃es sont amen馥s aussi plus pr鑚 du but que par trois pr馘ications. Oui, certes, l弾xp駻ience le prouve, l誕ngoisse de l誕mour est une chose entranante et efficace, c弾st un travail qui n弾st jamais vain. Le Fils de Dieu 駱rouve alors une sympathie semblable celle qui lui arracha des larmes pr鑚 du tombeau de Lazare (Jean XI). Celui qui doit jouir du travail de son 穃e et en 黎re rassasi (Esae LIII. 11) ne peut 黎re insensible la douleur de ses t駑oins; et les auditeurs eux-m麥es, en revoyant ces J駻駑ie, ressentent le souffle vivant d置n nouvel esprit. La douleur annonce une joyeuse naissance. Vos efforts paraissent-ils superflus? Allez, arrosez de vos larmes votre semence, et bientt vous rentrerez vos gerbes avec chants de triomphe (Ps. CXXVI, 6).

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Chap. XV.v. 10. Malheur moi, ma m鑽e! de ce que tu m誕s enfant pour 黎re un homme de d饕at et un homme de querelle tout le pays.....

Les t駑oins de J駸us auxquels on s弛ppose de tous ct駸 et que l弛n pers馗ute, n弾n passent pas moins pour des gens tracassiers et chercheurs de querelles. Les Achab leur disent: N弾s-tu pas celui qui trouble Isral (I Rois XIX. 17), et les Abdias eux-m麥es ne se fient point enti鑽ement eux (I Rois XVIII). Chacun pense qu段ls pourraient faire tout aussi bien et avec moins de vacarme en prenant les choses un peu plus doucement. Cependant le pauvre ノlie ne sait quel parti prendre, J駻駑ie maudit le jour de sa naissance, et nul n弾st plus 騁onn et plus mal l誕ise que l檀omme de Dieu lui-m麥e qui cause tout ce tumulte. Pourquoi suis-je comme un monstre (Ps. LXXI. 7. Zach. III. 8), comme une pomme de discorde? Quelle est donc ma mani鑽e ou mon langage, car d鑚 que je parle les voil la guerre (Ps. CXX. 7). Quel est mon crime? Il ne lui vient pas d誕bord la pens馥 qu段ls ont appel le P鑽e de famille B馥lz饕ul, qu段ls ont pers馗ut tous les proph鑼es, que son grand p馗h c弾st de prendre en main la cause de J駸us contre Satan. Mais souvent il s弾n souvient au moment convenable et il reprend courage.

Ibid. Je n誕i rien pr黎 et je n誕i rien emprunt usure.....

Cher J駻駑ie! tu l弾usses pu faire, c弾st une vieille coutume, on n弾n ferait point tant de bruit. Il n馳 a pas d弾xemple qu置n ministre ait 騁 pers馗ut pour avoir cherch 騁ablir sa maison. Mais chercher gagner des 穃es, c弾st une usure qu弛n ne peut permettre, c弾st trop d誕mbition; devenez plus mod駻駸, ou tout se soul钁era contre vous, vous serez suspendus, destitu駸, mis en prison ou m麥e mort, car ces nouveaut駸 sont un d駸ordre intol駻able, ce sont des intrigues et des machinations spirituelles. Si nous le laissons faire, tout le monde s誕ttachera lui. Il n馳 a pas d誕utre parti pour le serviteur de Dieu que de patienter, puisqu弛n a toujours fait ainsi aux t駑oins fid鑞es. Dieu peut permettre des exceptions. Mais il faut s誕ttendre au pire. ノtonnons-nous de ce que le Diable ne les 騁rangle pas tous, et non de ce qu段l en fait jeter quelques-uns en prison, ou de ce qu段l grince les dents. Luther 馗rivait un jour M駘anchthon: Si l誕ffaire ne change bientt, j段rai vous rejoindre Augsbourg, ne serait-ce que pour 黎re t駑oin de la fureur du diable.

v. 15. ノternel..... connais que j誕i souffert opprobre pour l誕mour de toi.

H鬆! que faut-il de plus? Un serviteur de l但gneau a-t-il autre chose redouter que de souffrir pour avoir peut-黎re, par ses paroles ou par ses actes, d駭atur la doctrine de son Dieu? On voudrait bien n誕voir faire qu亭 son mis駻icordieux Sauveur. Mais cela ne se peut: Quand mon pied glisse, ils s帝l钁ent contre moi (Psaume XXXVIII. 17). Il est plus ais d弛btenir pardon du Seigneur apr鑚 l誕voir reni, que d置n homme du monde apr鑚 l誕voir sans cause regard de travers. Plus Il nous est gracieux, plus le monde nous est disgracieux et s騅鑽e. Combien ne devons-nous donc pas nous tenir sur nos gardes, nous laisser fa輟nner et affermir par la patience du Seigneur et nous h穰er de reconnatre les torts que nous pouvons avoir, si petits soient-ils, et de les r駱arer, pour qu弛n ne puisse les rassembler en t駑oignage contre nous. Car nous ne devons souffrir qu亭 cause du Seigneur, et parce que nous esp駻ons au Dieu vivant (I Tim. IV. 19). Il serait bien d駸irer qu段l n誕rriv穰 aucun serviteur de Dieu de s弾ngager, comme par passe-temps, dans ces querelles qui absorbent la moiti d置ne vie, et dont il faut dire la fin: Vinco vel vincor, semper ego maculor (la victoire m弾st aussi honteuse que la d馭aite).

v. 19. Si tu te tournes vers moi..... tu subsisteras devant moi..... et tu seras ma bouche.

Pr馗ieuse promesse! Celui qui, une fois, a pr鹹h comme il faut, a le c忖r plein et ne voudrait point 黎re mis la retraite. ノcoutez donc les paroles de la promesse, serviteurs de Dieu! On peut vous suspendre, vous rel馮uer, vous priver de vos titres, de vos biens, de votre asile; mais on ne peut vous emp鹹her d底tre la bouche de Dieu. Consid駻ez les vicissitudes de la vie de J駻駑ie! Malgr tant de traverses et de changements, lorsque tout disparaissait autour de lui, et m麥e en ノgypte o il n馳 avait plus de temple, il demeura proph鑼e. Il n馳 a pas un exemple d置n seul serviteur de Dieu, d駱os pour l誕mour du Sauveur, qui n誕it re輹 en 馗hange un champ d誕ctivit plus consid駻able. Supposez que nous soyons destitu en douze endroits: eh bien, nous serons le pasteur de treize 馮lises. Car notre innocence, notre foi, notre opprobre pr鹹hent dans les douze autres plus efficacement que notre pr駸ence. On peut y dire de notre m駑oire comme des lettres de Paul, qu弾lle est grave et forte.

Ibid. Ils se tourneront vers toi et tu ne te tourneras pas vers eux.

Nous ne saurions obtenir une meilleure consolation que d底tre assur駸 par notre Seigneur contre nous-m麥es: Je veux te rendre si ferme, si intelligent, si in饕ranlable, que malgr la r駸istance d駸esp駻馥 de leur c忖r, il arrivera plutt qu段ls retournent vers toi qu段l ne sera possible que tu te rel稍hes et que tu passes dans leur camp comme un indigne transfuge. Ah! nous pouvons bien dire: Je me confie en l痛ternel: pourquoi donc dites-vous mon 穃e: Sauve-toi en votre montagne, oiseau! (Ps. XI. 1.) et combien d誕utres assurances celle-ci nous rappelle! Parce que tu as gard la Parole de ma patience, je te garderai aussi de l檀eure de la tentation (Apoc. III. 10); Simon, Simon, Satan a demand vous cribler comme le bl, mais j誕i pri pour toi pour que ta foi ne d馭aille point; quand donc tu seras converti, affermis tes fr鑽es (Luc XXII. 31. 32). Ne vous r駛ouissez pas de ce que les d駑ons vous sont assujettis, mais de ce que vos noms sont 馗rits dans les cieux (Luc X. 20). On ne peut les en effacer comme d置n registre civil ou eccl駸iastique.

v. 21. Je te d駘ivrerai de la main des m馗hants, et te rach鑼erai de la main des hommes violents.

Les t駑oins de J駸us ont faire bien des gens qui sont tous pers馗uteurs, mais qui ne se ressemblent pourtant pas. Les uns ont encore l弛reille attentive et se laissent en quelque mani鑽e atteindre. Mais il y en a qui ne font qu弛pprimer et qui ne veulent rien entendre. J駸us n誕vait pas coutume d弛uvrir la bouche devant de telles gens. Le mieux est de leur 馗happer si l弛n peut, et c弾st une grande gr稍e que de sortir de leurs griffes. Tous ne tombent pas au premier choc comme Jacques et ノtienne. Il y a des Pierre qui 馗happent l誕ttente de tout le peuple et des Paul qui, abandonn駸 de tout le monde dans leur d馭ense, sont pourtant d駘ivr駸 de la gueule du lion. Que ceux qui ne peuvent croire sur la simple promesse regardent autour d弾ux, ils en verront les preuves8.

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Chap. XVI.v. 2. Tu ne prendras point de femme et tu n誕uras point de fils ni de fille en ce lieu-ci.

C弾st une v駻it d弾xp駻ience qu段l n弾st point d帝tat qui s誕ccorde moins avec le c駘ibat que le minist鑽e. Car si quelqu置n a besoin d置ne aide qui le console et le soutienne, c弾st bien celui dont la vie est journellement sacrifi馥 tant de gens de toute classe. Toutefois, cette r鑒le varie suivant les cas particuliers. Est-il bien sr, ministre de la Parole, que vous ne vous mariiez que pour J駸us, que pour son 馮lise, que pour votre minist鑽e? et que ce n弾st que par d騅ouement pour vos semblables que vous affrontez les peines sans nombre de l帝tat du mariage? Attendez donc d誕voir quelque exp駻ience de votre charge, puis examinez mrement si quelque parole du Seigneur, si les circonstances ne vous disent point comme J駻駑ie: ne prends point de femme dans ce lieu, dans ce temps, ou tout au moins n弾n prends point encore! Celui qui aime quelque chose plus que Lui n弾st pas digne de Lui! Si le pas est d駛 fait et qu段l n馳 ait plus de rem鐡e, humiliez-vous! mais alors consid駻ez d誕utant plus ces paroles: Que ceux qui ont une femme soient comme s段ls n弾n avaient point (I Cor. VII. 29). Faites envers vos femmes comme Mose envers S駱hora. Plutt que de vous voir mourir, elles souffriront sans doute que vous ob駟ssiez votre Seigneur (Ex. IV. 25. 26). Je vis un jour une femme de pasteur pleurer beaucoup dans la crainte que son mari, qui pourtant craignait Dieu, se montr穰 faible dans une circonstance critique. Cette faiblesse lui et conserv sa place; mais elle craignait que le Sauveur ne l弾n ft am鑽ement repentir. Aucun spectacle n弾t pu m底tre plus agr饌ble.

v. 5. M麥e..... n弾ntre point en aucune maison de deuil..... car j誕i retir de ce peuple.... ma mis駻icorde et mes compassions.

Un vrai t駑oin de J駸us a bien besoin de se garder d弾ntrer avec ses auditeurs dans la voie de la politesse mondaine. S段l se conduit envers tous et envers chacun d置ne mani鑽e droite, int鑒re, d駸int駻ess馥, sinc鑽e, serviable, si tous les c忖rs sont oblig駸 de dire: ォNotre pasteur aime mieux donner que de recevoir; comme Paul il ne se rend charge personne, et quoique ce ft peu de chose que de participer nos biens temporels, puisqu段l r駱and parmi nous tant de b駭馘ictions spirituelles, comme Paul il pr馭鑽e y renoncerサ; ce sera leur montrer assez d誕mour et de bienveillance. Mais qu段l s誕bstienne de tout ce qu弛n appelle dans le monde savoir-vivre, en tant que cela implique quelque assimilation au monde, ou que cela d駭ature les rapports qui doivent exister entre le pasteur et les ouailles ou que cela peut compromettre le respect d celui qui l誕 envoy鬆; il ne saurait cet 馮ard trop se tenir sur ses gardes; d誕utant plus que le monde excusera bien plus facilement la derni鑽e conduite qu段l ne sera dispos comprendre la premi鑽e.

v. 8. Aussi tu n弾ntreras point en aucune maison de festin, afin de t誕sseoir avec eux pour manger ou pour boire.

Telle est, le plus souvent, la r鑒le qu段l nous faudra suivre. C弾st tort qu弛n objecterait que J駸us a mang et bu avec les p馗heurs. Car les actions de J駸us avaient quelque chose de parfait, de proph騁ique et d段nfaillible. Celles du ministre, au contraire, sont ordinaires, humaines, faillibles et peuvent plus difficilement s帝lever au-dessus des fausses interpr騁ations. D誕illeurs il n誕urait point le temps de r駱ondre toutes les invitations, il ne pourrait sans inconv駭ient faire un triage, et le minist鑽e, dans l帝tat actuel des 馮lises, ne ressemble que trop l凋uvre de Jean Baptiste au d駸ert, et il n弾st point mauvais que le messager de Dieu ait en lui quelque chose qui tranche fortement sur la corruption du monde.

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Chap. XVII.v. 5. Ainsi a dit l痛ternel: Maudit soit l檀omme qui se confie en l檀omme, et qui fait de la chair son bras, et dont le c忖r se retire de l痛ternel.

Il est difficile d弛bserver exactement cette parole tout en se conformant ce que Dieu a command ses serviteurs relativement aux puissances de la terre. Un ministre doit 黎re le premier honorer les princes et les magistrats, prier pour eux, leur 黎re soumis (Rom. XIII. etc.); et c弾st une maxime fondamentale qu置n serviteur de Dieu ne s弾ngage pas volontiers dans un d饕at avec les autorit駸 civiles. Mais comme le prince, devant qui les enfants de Dieu sont comme les autres citoyens, n誕 proprement se m麝er de ce qui les concerne particuli鑽ement que comme membre de l痛glise, les ministres seront ais駑ent tent駸 de faire de la chair leur bras, en lui soumettant non pas seulement les constitutions ext駻ieures, qu置n pasteur laissera subsister et dont il pourra m麥e, quoique avec mod駻ation, faire usage, mais ce qui concerne la vie de l痛glise, r馗lamant sa protection et son secours pour le maintien du culte et du minist鑽e, et s誕ppuyant m麥e sur le bras s馗ulier pour forcer les gens observer les ordonnances eccl駸iastiques. C弾st le vrai moyen pour le clerg de forger pour lui-m麥e des chanes qu段l ne pourra plus rompre. Et si ce roseau, sur lequel il s誕ppuie, lui perce la main, il ne pourra attribuer d誕utres ses douleurs. S段l trouve de l誕ppui, il se d騁ournera du Seigneur et se rendra d駱endant de l段mpuissance humaine. Il est vrai que des rois seront les nourriciers de l痛glise (Es. XLIX. 23), mais ce sera EN SE PROSTERNANT DEVANT ELLE LE VISAGE CONTRE TERRE ET EN LノCHANT LA POUDRE DE SES PIEDS9 (Ibid.), c弾st--dire qu置ne des gloires de la nouvelle alliance devait consister en ce que des princes et des rois deviendraient membres de l痛glise, et contribueraient par leur foi, par leur humilit, par leur charit, par leur soumission la Parole, en marchant dans la lumi鑽e et en portant l弛pprobre et la croix de J駸us, 馗lairer le monde plus attentif leur exemple qu亭 tout autre. Il n弾n r駸ulte point que les princes soient les rois ni les matres de l痛glise; nous n誕vons qu置n seul matre, qu置n seul juge, qu置n seul protecteur, c弾st J駸us le crucifi, le Roi de l痛glise.

v. 7. B駭i soit l檀omme qui se confie en l痛ternel et duquel l痛ternel est la confiance.

Heureux les ministres qui se sont mis vraiment sous la garde de Celui qui promet son ノglise que les portes m麥e de l弾nfer ne pr騅audront point contre elle. Comme leur c忖r est au large, comme ils sont tranquilles, et assur駸 de la grandeur, de l段mportance et de l段nfaillibilit de leur entreprise, car ils laissent agir Celui qui peut agir et qui se rend t駑oignage qu段l n誕 jamais err dans son Gouvernement!

v. 8. Il sera comme un arbre plant pr鑚 des eaux...... qui ne CESSERApoint de porter du fruit. Ainsi donc, lors m麥e qu段l ne paratra point agir, il en portera encore; peut-黎re m麥e cette apparente interruption sera-t-elle le commencement d置ne action plus efficace. Car l弾ssentiel, c弾st qu段l soit toujours pr黎 tous les ordres de son Seigneur et ponctuel faire tout ce qui lui est command. C弾st une navigation sur l丹c饌n du monde. Les vents d駱endent de la Providence: mais avec sa b駭馘iction, rapidement ou lentement, avec ou sans f稍heuses traverses, on avance et on finit par arriver au port.

v. 14...... Tu es ma louange. Il est dit clairement dans le Nouveau Testament que la croix de Christ est la gloire et la louange de ses ministres (Gal. VI. 14). Ce trait qu弛n nous rapporte d置n vieillard qui par sa simple confession confondit un philosophe dans une s饌nce d置n concile, est vraiment magnifique10. Mais il se r駱鑼e toutes les fois qu置n ministre, laissant de ct tous les sujets de gloire que pourrait poursuivre un th駮logien de nos jours, se renferme dans la gloire de la Nouvelle Alliance, disant d置n c忖r ferme, comme l誕ptre Paul: Je ne veux savoir autre chose parmi vous que J駸us-Christ, et J駸us-Christ crucifi (I Cor. II. 2). C弾st alors qu誕u milieu de tous ses opprobres il remporte victoire sur victoire. Il est certes indispensable qu置n ministre marche dans cet esprit, car il annonce des choses qui sont au-dessus de toute d駑onstration, des choses dont tous les t駑oins de J駸us ont reconnu la faiblesse au point de vue de la raison humaine, ne s誕ppuyant que sur les t駑oignages d脱sprit et de puissance qu弾lles portent avec elles dans les c忖rs; des choses dont la gloire marche l段nverse de celle des philosophes et du monde. Car ceux qui en obtiennent la plus grande mesure sont aux yeux du monde au plus bas de l帝chelle: Nous sommes faits, dit St Paul, la balayure du monde et le rebut de tous jusqu亭 maintenant.

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Chap. XX.v. 7. ヤ ノternel, tu m誕s sollicit et j誕i 騁 attir鬆; tu as 騁 plus fort que moi et tu as eu le dessus;.....

Que les ministres s帝prouvent et se demandent si leur vocation a 騁 semblable. Il est 騅ident que ce qu弛n appelle aujourd檀ui le minist鑽e ne ressemble gu鑽e au minist鑽e du proph鑼e. Ce n弾st point un opprobre pour un 騁udiant que d底tre rev黎u d置ne charge; c弾st alors au contraire qu段l commence recevoir les titres dhonorable, de r騅駻end, etc. etc. II n誕 donc pas besoin d底tre sollicit ni attir, d底tre vaincu par le Seigneur.... Que faire, donc, si notre conscience nous convainc de ne point encore comprendre ces paroles et de ne pouvoir nous les appliquer en v駻it鬆?.... Mais peut-黎re fera-t-il cette exp駻ience une fois entr en charge...... C弾st fort bien, il cherchera donc s帝chapper et il s帝chappera, moins que le Seigneur ne soit plus fort que lui et ne le retienne.

v. 8. Car depuis que je parle je n誕i fait que jeter des cris..... parce que la Parole de l痛ternel m弾st tourn馥 en opprobre et en moquerie tout le jour.

Le Seigneur J駸us a d lui-m麥e se r駸igner la moquerie et endurcir son visage comme un caillou. Mais un vrai t駑oin sera comme lui respect et ridiculis tour--tour; lou par la conscience des hommes et d駭igr par leur malice qui crie plus fort que leur conscience.

v. 9. C弾st pourquoi j誕i dit: je ne ferai plus mention de lui et je ne parlerai plus en son nom; mais il y a eu dans mon c忖r comme un feu ardent.....

C弾st une r駸olution violente et qui ne peut durer, une r駸olution que le serviteur de Dieu prend dans une perplexit inoue et tout--fait hors de lui-m麥e. Celui en qui il n馳 a point eu de p馗h a 駱rouv, autant qu段l pouvait le faire sans p馗h, une perplexit semblable, lorsqu段l a 騁 saisi de frayeur (Marc XII. 33) l誕pproche de la puissance des t駭鐫res. Mais quelque grande que soit l誕ngoisse, il n弾n r駸ulte aucun mal durable. J駻駑ie n弾x馗ute point son dessein: car il ne peut supporter le feu qui d鑚 lors consume ses os. Et tel est, dans le fait, le r駸ultat auquel arrivent les vrais t駑oins. ォMe voici, dit Luther, Worms, je ne puis autrement, que Dieu me soit en aide!サ Il est douloureux, sans doute, dour les insultes de plusieurs, d誕pprendre que ceux avec qui on a paix vous 駱ient et disent: peut-黎re qu段l sera abus, alors nous aurons le dessus (v. 10). Il faut avoir pass par cette exp駻ience pour en connatre l誕mertume. Mais n段mporte. On a d馗ouvert sa cause au Seigneur (v. 12), il accorde, par intervalles, de telles consolations, de telles esp駻ances, qu弛n ne peut que lui demeurer fid鑞e: ォJe ne puis autrement, que Dieu me soit en aide!サ

v. 14 18, ressemblent aux paroles de Job. Mais je pense qu段l y a l des myst鑽es proph騁iques et typiques qui ne permettent pas de les appliquer aux t駑oins ordinaires. Il fait descendre dans la fosse (dans l弾nfer), et il en fait aussi remonter. Voil donc J駻駑ie pr駱ar pour les plus grandes 駱reuves. Elles arrivent et il les supporte de mani鑽e montrer que les pr馗馘entes n弛nt fait que l誕ffermir.

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Chap. XXVI.v. 8. Il arriva qu誕ussitt que J駻駑ie eut achev de prononcer tout ce que l痛ternel lui avait command de prononcer tout le peuple, les sacrificateurs et les proph鑼es et tout le peuple le saisirent en disant: tu mourras de mort.

Que fait J駻駑ie? Sans entrer dans une longue justification, il se contente de leur dire: L痛ternel m誕 envoy pour proph騁iser contre cette maison.... Maintenant donc corrigez votre conduite.... 馗outez la voix de l痛ternel votre Dieu et l痛ternel se repentira du mal qu段l a prononc contre vous.... etc. Cette r駱onse est d置n merveilleux effet; les principaux et le peuple se r騏nissent contre les sacrificateurs et les proph鑼es: Cet homme, s帝crient-ils, n誕 pas m駻it la mort. J駻駑ie est redevable de ce calme et de cette fermet son 駱reuve loyalement support馥, ses m馘itations profondes, ce que sa vocation n弾st point un caprice ou un fruit de sa propre volont, cette victoire remport馥 sur lui par le Seigneur, ce feu qui lui a consum les os. J誕i connu dans ces derniers temps un homme qui, sans la moindre affectation, marchait sur les traces de J駻駑ie, un pasteur, que dis-je? un proph鑼e qui a rendu t駑oignage des milliers d停mes. Il est maintenant aupr鑚 du Seigneur. Plusieurs fois il dut subir des enqu黎es, mais s弛ubliant lui-m麥e il pr鹹hait aux commissaires les choses m麥es dont il 騁ait accus, et cette justification indirecte les p駭騁rait si bien de son innocence, qu段ls s弾n retournaient en se demandant: Qui sommes-nous venus voir? un proph鑼e? et ils ne pouvaient s弾mp鹹her de dire comme les sergents envoy駸 pour prendre J駸us: Jamais homme ne parla comme cet homme (Jean VII. 46). On ne saurait contrefaire de telles choses. Il faut 黎re tout aussi plein de son objet, il faut 黎re tout aussi p駭騁r du feu sacr pour s弛ublier ainsi soi-m麥e et pour parler avec ce calme et cette 駭ergie pendant qu弛n vous tient le couteau sur la gorge. Mais ce n弾st pas moins l弾ffet naturel de l弾sprit de gloire en celui sur qui il repose, lorsqu段l doit soutenir la cause du Seigneur Tout Puissant devant ceux qui ne sont ses pieds que comme une poign馥 de sauterelles (Esae XL. 22).

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Chap. XXVIII.v. 6..... J駻駑ie le proph鑼e dit: Ainsi soit-il! qu誕insi fasse l痛ternel; que l痛ternel mette en effet tes paroles que tu as proph騁is馥s.....

Encore un admirable exemple, quoique d置n autre genre. Un faux proph鑼e, un consolateur mensonger s弛ppose J駻駑ie, et pr馘it la d駘ivrance au nom de l痛ternel. Il voudrait sans doute lui persuader, comme le vieux proph鑼e de B騁hel, qu段l a re輹 une r騅駘ation plus r馗ente que les siennes. J駻駑ie, sans s帝mouvoir, se contente de dire: ォAmen! qu誕insi fasse l痛ternel! prends garde cependant de ne point t誕buser.サ Son contradicteur, enhardi par cette douceur, va plus loin encore. Il rompt sur le cou de J駻駑ie le joug proph騁ique. J駻駑ie le laisse faire et s弾n va son chemin. Il est vrai qu段l revient bientt pour la confusion de l段mposteur, mais... il s帝tait d誕bord retir, parce qu段l n誕vait point encore de r駱onse de l痛ternel. Il est des moments o les t駑oins de J駸us doivent se taire et laisser tranquillement les eaux se d饕order, surtout lorsqu段ls n誕uraient r駱ondre que ce que leur propre esprit leur sugg鑽e, avec une 駑otion charnelle, et sans le s駻ieux et la solidit laquelle ils doivent accoutumer leurs auditeurs. Car hors de cet esprit, il vaut mieux pour eux ne rien entreprendre.

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Chap. XXX.v. 2.... ノcris-toi dans un livre toutes les paroles que je t誕i dites.

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Il est bon pour les t駑oins du Seigneur d帝crire les dispensations de Dieu envers eux, et ses enseignements, afin de les r馗apituler souvent et de s弾n faire une r鑒le permanente. Mais ils ne doivent communiquer ces notes d誕utres qu誕vec la plus grande prudence. Car si J駻駑ie pouvait le faire sans danger, il est beaucoup plus craindre qu置n serviteur de l痛vangile, abondamment b駭i mais imparfait dans son langage et dans ses actes, ne soit mal compris par ceux qui se le proposeraient pour mod鑞e et qui, par l弛bservation inintelligente de ses maximes et de ses exp駻iences, ne serviraient qu亭 faire calomnier ou tout au moins d駱r馗ier les principes et le plan juste en lui-m麥e d誕pr鑚 lesquels il travaille.

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Chap. XXXII.v. 9. 16. 24. 25. (Lire le chapitre entier.)

J駻駑ie conteste avec Dieu; mais comme doit le faire un serviteur du Seigneur: Il commence par ob駟r; il ne fait ses remarques qu誕pr鑚. C弾st une m騁hode excellente, d誕pr鑚 laquelle il nous convient tous de nous examiner: d鑚 qu弛n s誕per輟it que le Seigneur veut une chose, la faire aussitt, car il serait intempestif d弛bjecter ou de r馗lamer. Mais s段l reste encore dans le c忖r quelque scrupule, quelque difficult, on pourra encore s弾n 馗laircir aupr鑚 du Seigneur, apr鑚 lui avoir t駑oign son ob駟ssance. Car nous avons affaire un matre qui se rend attentif la voix de ses serviteurs, qui, pourvu qu段l reconnaisse qu弛n l誕ime, montre infiniment plus de condescendance et de fid駘it que nul homme n誕 jamais pu comprendre; et toujours on a la satisfaction de le voir maintenir et justifier pleinement son conseil. (Luc V. 5. Matth. XXI. 3, suiv.)

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Chap. XXXIII.v. 3. Crie vers moi et je te r駱ondrai, et je te d馗larerai des choses grandes et cach馥s, lesquelles tu ne sais point.

Telle est la promesse de Dieu son ob駟ssant serviteur: ォMon fils, lui dit-il, tu m誕s ob駟 m麥e sans me comprendre, tu as bien fait. Mais je t弾xpliquerai maintenant ma volont et je te montrerai bien d誕utres choses encore, en sorte que tu ne seras plus 騁onn de rien.サ Cacherai-je Abraham ce que je m弾n vais faire? (Gen. XVIII. 17). Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait point ce que son matre fait, mais je vous ai appel駸 mes amis, parce que je vous ai fait connatre tout ce que j誕i ou de mon P鑽e (Jean XV. 15. Daniel IX. 23. Apoc. I). Au reste, il est bien 騅ident que lorsque Dieu r騅鑞e ainsi ses secrets ses t駑oins, c弾st pure gr稍e et faveur, puisque le Fils lui-m麥e a d ignorer certaines choses dans son 騁at d誕baissement (Marc XIII. 32). Mais qui douterait que ceux desquels on peut dire aujourd檀ui qu棚l les aime comme il aimait Lazare, ou comme son disciple bien-aim, ne puissent recevoir de lui des connaissances particuli鑽es, cach馥s au grand nombre? Puissent-ils seulement administrer de telle mani鑽e ces secrets de la gr稍e que Dieu ne soit pas contraint de les leur retirer.

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Chap. XXXVII.v. 12. J駻駑ie sortit de J駻usalem pour s弾n aller au pays de Benjamin..... mais quand il fut la porte de Benjamin, un capitaine de la garde, nomm Jir駟ja...., le saisit en disant: Tu vas te rendre aux Chald馥ns. Et J駻駑ie r駱ondit: Cela n弾st point, mais il ne l帝couta pas, etc....

Autre genre d帝preuve!..... J駻駑ie a rendu son t駑oignage; il veut prendre soin de ses affaires. Mais les chefs du peuple relevant la t黎e, comme Pharaon, d鑚 qu段ls ont un peu de rel稍he et tout fiers de la retraite momentan馥 des Chald馥ns, le font saisir et mettre en prison au moment o il sortait de la ville par la porte de Benjamin. J駻駑ie cherchait-il fuir J駻usalem, et le Seigneur voulut-il l帝prouver en trompant son esp駻ance? Nous n弛serions le dire. Mais ce qu段l y a de certain, c弾st que le Seigneur l誕 gard de tout mal lorsqu段l a risqu sa vie pour son nom, et que le mal tombe sur lui maintenant en dehors de son minist鑽e. Qui pourrait nier que ce ne ft une dispensation particuli鑽e de Dieu! Il est 騅ident qu段l ne souffre pas ici comme proph鑼e, mais comme citoyen innocent. Le proph鑼e a 騁 pr駸erv sp馗ialement par Celui qui l誕 envoy鬆: mais le citoyen souffre, pour sa part, de la corruption et de l段njustice qui r馮nait dans le pays. Les serviteurs de Dieu ne sont point l誕bri de pareils maux. Souvent on en voudra, dans le fond, leur minist鑽e et ce ne sera, en quelque sorte, que par ricochet qu段ls seront atteints comme citoyens. Mais ils ne doivent pas avoir l誕ir de s弾n apercevoir. C弾st comme citoyen que J駻駑ie demande au roi de le tirer de la maison de Jehonathan le secr騁aire. Comme proph鑼e, il et tenu un autre langage. Sa demande lui fut accord馥, et il et bien voulu pouvoir apporter au roi quelque bon message en r馗ompense, comme il le put pour ノbed-M駘ec Cuscien (XXXIX. 16). Mais ノbed-M駘ec 騁ait un enfant de paix, ou tout au moins un homme tout autrement disposif que le roi S馘馗ias.

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Tels sont, peu pr鑚, tous les passages qui se rapportent la personne de J駻駑ie et que les pr馘icateurs 騅ang駘iques peuvent chercher appliquer aussi leur personne. Celui qui aura travaill toute sa vie dans une des fractions de la chr騁ient sans pouvoir rassembler autour de lui une vivante ノglise du Seigneur, n誕ura certes pas eu de meilleurs jours. Il aura ardemment d駸ir sa fin, et tout ce qu段l pourra faire en quittant ce monde, ce sera de remercier Dieu de ce qu段l a gard sa propre 穃e (XLV. 5) au milieu de tant de temp黎es, de dangers et d帝preuves, et de ce qu段l lui a donn pour butin quelques-uns de ceux pour qui Christ est mort.

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SECONDE PARTIE.

CONDUITE DU SERVITEUR DE DIEU VIS-タ-VIS DES PUISSANCES TERRESTRES.

Dans l帝tat actuel des 馮lises, les serviteurs de Dieu, et m麥e ceux qui n弛nt pour champ d誕ctivit que de pauvres villages, ont avec les autorit駸 civiles mille frottements auxquels ils pourront appliquer en petit ce qui arriva en grand J駻駑ie, et les exemples et les r鑒les qui vont faire l弛bjet de nos m馘itations.

Chapitre Ier.v. 18.... Je t誕i 騁abli... comme une colonne de fer et comme des murailles d誕irain.... contre les rois de Juda, contre les principaux du pays.

En effet, les grands et les princes sont assujettis comme les autres hommes la Parole; rien n弾st plus certain, et si tous ne proclament point, comme Joseph, qu段ls ne sont pas la place de Dieu (Gen. L. 19), il n弾st pas moins 騅ident qu段l retranche du monde les princes et qu段l est redoutable aux rois de la terre (Ps. LXXVI. 12). Quant aux appels de l痛VANGILE, ils leur sont adress駸 comme aux autres hommes avec supplications; mais c弾st avec une autorit particuli鑽e, quoiqu誕vec simplicit et respect, qu段ls doivent 黎re repris de leur injustice et avertis d誕ccomplir les devoirs dont ils veulent que les ministres instruisent les hommes.

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Chap. V.v. 5. Je m弾n irai donc aux plus grands..... mais ceux-l m麥e ont aussi bris le joug et rompu les liens.

David l誕vait annonc par l弾sprit proph騁ique (Ps. II. 2. 3), J駻駑ie en fit l弾xp駻ience, et les choses ne paraissent gu鑽e chang馥s aujourd檀ui. Le moindre maire de village qui poss鐡e quelque fortune et une mesure ordinaire d段ntelligence se persuade que la religion est bonne pour le peuple, et que pourvu qu段l pr黎e au ministre son assistance dans certaines occasions, celui-ci serait bien ingrat s段l osait se permettre de s弾nqu駻ir de ce qui le concerne.

Il nous serait bien plus agr饌ble qu段ls n弾ussent rien d駑麝er avec nous. Mais il est d置sage, depuis Constantin, de confesser le Seigneur de bouche quoiqu弛n lui soit 騁ranger dans son c忖r, et depuis qu段l est honorable aux yeux du monde de s誕ppeler chr騁ien, les inconvertis parmi les grands de ce monde ont fait plus de mal l痛glise en se rattachant elle qu段ls n弾ussent pu lui en faire en la reniant et la pers馗utant. Celui qui habite dans les cieux se rit d弾ux lorsqu段ls rompent tous les liens (Ps. II), mais est-il dit qu段l se moque lorsqu段ls rev黎ent sa livr馥? Ils causent aussi bien des tourments ses serviteurs, et pourtant il y a dans cet ordre de choses souffert par la Providence quelque chose de myst駻ieux, et nul ne doit y porter atteinte sans un appel positif d弾n Haut. Or, qu段l est difficile d誕voir la certitude d置n pareil appel! Il suffit aux J駻駑ie d弛pposer toutes les attaques leur fermet d誕irain.

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Chap. XIII.v. 18. Dis au roi et la r馮ente: humiliez-vous et asseyez-vous sur la cendre.....

Lorsque la d騁resse est extr麥e et qu段l n馳 a plus aucun secours humain, on permet aux ministres de parler sur ce ton leurs princes. Dans d誕utres temps on les appellerait insolents. Heureux les matres qui, comme Josias, souffrent ce langage dans le temps convenable. Il est des t駑oins (en bien petit nombre) dont l段mpartialit est si 騅idente, dont le public reconnat tellement la droiture, la modestie, la soumission aux lois, la saintet et la charit, qu弛n veut bien souffrir qu弾n toute occasion ils parlent librement. On 馗oute leurs exhortations, la condition toutefois de n弾n rien faire. Mais les t駑oins de Dieu sont quelquefois rev黎us d置ne autorit plus myst駻ieuse. Joram vient vers ノlis馥 pour lui faire couper la t黎e; et qu弾n r駸ulte-t-il? un paisible entretien. (2 Rois VI. 30 et suiv.)

v. 21....... c弾st toi qui leur as appris 黎re chefs au-dessus de toi.....

Le roi lui-m麥e (Ch. XXXVIII. 5) dit aux principaux: Le roi ne peut rien par-dessus vous. Il y a comme une fatalit qui entrane les princes qui ne veulent point du joug ais du Seigneur, se rendre plus ou moins d駱endants de leurs inf駻ieurs. Il est bon qu段ls en soient avertis, car le peuple ne gagne rien ce d駱lacement de l誕utorit. Les serviteurs de Dieu sont les plus vrais amis des chefs l馮itimes. Car ils ob駟ssent un Dieu d弛rdre et de v駻it.

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Chap. XIV.v. 3. Les grands d弾ntr弾ux ont envoy les petits chercher de l弾au..... ils en sont revenus les vases vides.....

Parmi les grands il en est qui cachent le plus longtemps possible les d駸astres publics aux hommes du commun. D誕utres, qui sont plong駸 dans la mollesse, ne les apprennent que par ces derniers et refusent d馳 croire tant qu段ls ne sont pas contraints par l帝vidence.

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Chap. XXII.v. 28. Ce personnage, Conja, n弾st-il pas comme une idole m駱ris馥 et bris馥? etc. (Voir tout le chapitre.)

Compliments peu agr饌bles pour un prince accoutum 黎re honor et qui m麥e, sous d誕utres rapports, l檀onneur appartient. Honore-moi devant le peuple, demande Sal Samuel qui ne s馳 refuse point (1 Sam. XV. 30). Mais ici il y avait une parole positive de l痛ternel, et il en prit mal S馘馗ias de ne point s底tre humili devant J駻駑ie (2 Rois XXXVI. 12). Au reste, celui qui voudrait imiter ce langage sans un appel divin ne ferait que trahir sa l馮鑽et et son incapacit, pour ne pas dire son orgueil et sa folie. Je me souviens d誕voir entendu dans ma jeunesse un pr馘icateur s帝lever contre un autre du haut de la chaire, et, apr鑚 un pr饌mbule qui le d駸ignait clairement, lui appliquer audacieusement ces paroles du m麥e chapitre: ノcrivez que ce personnage sera d駘aiss et que c弾st un homme qui ne prosp駻era point pendant ses jours (XXII. 30). Mais cette menace ne se montra, sous aucun rapport, justifi馥 par l帝v鈩ement. De telles imprudences prostituent le minist鑽e de la Parole. Prenons garde de ne pas mentir au nom de Dieu.

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Chap. XXV.v. 17, suiv. Je pris donc la coupe de la main de l痛ternel et j弾n fis boire toutes les nations auxquelles l痛ternel m弾nvoyait..... J駻usalem.... Pharaon roi d痛gypte..... ノdom, Moab..... etc. etc. etc.

(Comp. XXVII. v. 2, suiv. Fais-toi des jougs.... et les envoie au roi d痛dom, au roi de Moab, etc., par les mains des messagers qui doivent venir J駻usalem vers S馘馗ias, roi de Juda.)

Les t駑oins ordinaires ne doivent-ils pas 黎re confus l弛ue de pareils ordres? Ne devons-nous pas nous appliquer sans cesse les paroles des serviteurs de Naaman: Si le Seigneur m弾t dit quelque grande chose, n弾uss-je pas d la faire? タ plus forte raison puisqu段l ne me donne que des instructions relativement tr鑚-simples et d置ne facile application. Celui donc qui n誕ccomplit aujourd檀ui que n馮ligemment la Parole de Dieu sera-t-il moins maudit qu誕utrefois?

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Chap. XXVI.v. 16. Alors les principaux.... dirent aux sacrificateurs et aux proph鑼es: cet homme ne m駻ite pas d底tre condamn mort; car il nous a parl au nom de l痛ternel notre Dieu.

Il arrive encore aujourd檀ui 鈞 et l que les personnes d誕utorit, lorsqu弾lles n弛nt pas lieu de se croire personnellement offens馥s, se montrent plus justes et plus traitables que les gens d帝glise......... Les serviteurs de Dieu doivent 黎re d誕utant plus circonspects dans leurs rapports avec les magistrats et se souvenir, en temps convenable, de cette parole: Celui qui n弾st point contre nous est pour nous.

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Chap. XXXVI.v. 14. ..... Tous les principaux envoy鑽ent vers Baruc Jehudi fils de N騁hanja... pour lui dire: Prends en ta main le rouleau dans lequel tu as lu.... et viens ici.

Il faut faire grand cas de ces bonnes dispositions lorsqu弾lles se manifestent. Paul se r駛ouit de pouvoir faire entendre Agrippa ce que le Seigneur avait fait pour son 穃e.

v. 16. Et il arriva, sitt qu段ls eurent ou toutes ces paroles, qu段ls furent effray駸 entr弾ux.

C弾st une suite naturelle de la pr馗馘ente impression. L弛b駟ssance que l弛n rend la voix de sa conscience conduit infailliblement plus loin dans l誕ccomplissement des intentions de Dieu et sert d騁ourner ses jugements.

v. 23. ..... Aussitt que Jehudi en eut lu trois ou quatre pages, le roi le coupa avec le canif du secr騁aire et le jeta au feu du brasier. v. 25. 26. Elnathan et D駘aja et Gu駑arja interc馘鑽ent pour qu段l ne brl穰 point le rouleau, mais il ne les 馗outa point.... Il commanda m麥e J駻ahm馥l..... de saisir Baruc le secr騁aire et J駻駑ie le proph鑼e, mais l痛ternel les cacha.

Lorsqu段l s誕git d帝pargner la vie de Jean Baptiste, H駻ode craint ses courtisans. Darius n誕 pas le courage de refuser aux grands de son royaume l弾xposition de Daniel. S馘馗ias livre J駻駑ie aux principaux des Juifs en disant: Le roi ne peut rien par-dessus vous (XXXVIII. 5). Mais quand il s誕git de renoncer faire le mal, c弾st autre chose: les rois savent alors 黎re matres. Nous en avons ici une preuve. Non-seulement Jehojakim n帝coute point l段ntercession qu弛n lui pr駸ente, mais il commande m麥e de saisir Baruc et J駻駑ie. Combien sont malheureux les puissants, lorsqu段ls ne sont pas matres de leur propre c忖r!

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Chap. XXXVII.v. 3. ..... Le roi S馘馗ias envoya... vers J駻駑ie le proph鑼e pour lui dire: Fais, je te prie, requ黎e pour nous l痛ternel notre Dieu...... v. 17. .... Le roi S馘馗ias l段nterrogea en secret et lui dit: Y a-t-il quelque parole de par l痛ternel?... (XXXVIII. 14. 19.)

Sa familiarit et sa confiance va m麥e jusqu亭 avouer au proph鑼e le sujet de ses inqui騁udes. Il faut convenir que J駻駑ie se conduit ici comme un Homme d痛tat consomm, se poss馘ant parfaitement lui-m麥e, ne s帝mouvant pas de sa bonne fortune et ne pr黎ant le flanc d誕ucun ct. Mais il est facile de voir qu段l y a autre chose en lui que de la prudence humaine. Ce n弾st point la cour qu段l a acquis cette dignit, cette sinc駻it, ce calme, cette fermet qui se concilie si bien avec la bienveillance. Sa r駱onse ne varie point: ォQue ceux qui veulent 馗happer sortent vers le roi de Babylone!サ Les serviteurs de Dieu peuvent apprendre ici ne se laisser 饕ranler ni par les menaces, ni par les gracieuses paroles des grands, conserver sous la faveur comme sous l弛ppression le m麥e caract鑽e, ne rien diminuer de la v駻it qui leur est si particuli鑽ement confi馥, mais profiter plutt d置n retour de bienveillance pour exhorter avec d誕utant plus de force ceux qui ils l弛nt annonc馥 d鑚 longtemps. Autrement il leur vaudrait mieux les liens et la mort.

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Chap. XXXVII.v. 13. 15. ... Jir駟jia saisit J駻駑ie en lui disant: tu vas te rendre aux Chald馥ns. Et J駻駑ie r駱ondit: cela n弾st point..... mais il ne l帝couta point et l誕mena aux principaux.... qui se mirent fort en col鑽e contre J駻駑ie et le battirent et le mirent en prison.

Il est 騅ident que les soup輟ns que les hommes politiques con輟ivent souvent l帝gard des assembl馥s des enfants de Dieu sont bien absurdes. Mais il est difficile de les en convaincre, et un sage serviteur de J駸us-Christ s誕ttachera 騅iter m麥e les mauvaises apparences et convaincre les gouvernants qu段l ne songe rien moins qu亭 se m麝er des affaires de l痛tat. J駻駑ie, qui vivait dans un temps o les proph鑼es remplissaient souvent des charges publiques (voy. Nathan, Daniel, etc.) et qui 騁ait lui-m麥e appel s弛ccuper de la situation ext駻ieure de son pays, ne pouvait gu鑽e 馗happer aux fausses interpr騁ations. Mais Dieu soit lou鬆! le r鑒ne de notre Seigneur n弾st pas de ce monde! Ses serviteurs n弛nt qu亭 regarder l弾xemple de J駸us et de ses aptres pour voir qu段ls n弛nt rien faire avec les int駻黎s politiques. La justice et la chastet fut l置nique th鑪e de l弾xhortation de Paul au procurateur F駘ix.

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Chap. XXXVII.v. 9. ノbed-M駘ec Cuscien.... apprit qu段ls avaient mis J駻駑ie dans la fosse, etc. Il dit au roi:.... ces hommes-l ont mal fait dans tout ce qu段ls ont fait contre J駻駑ie le proph鑼e.....

Le Seigneur se propose des plans avec ses serviteurs; il faut que ces plans s誕ccomplissent; il leur suscite donc tout--coup des auxiliaires inattendus, souvent des hommes qui ne prennent leur d馭ense que par une sorte de loyaut naturelle, mais personne ne rend en vain service un homme de Dieu. Va et parle ノbed-M駘ec Cuscien et lui dis: .... je te d駘ivrerai.... ta vie te sera pour butin, parce que tu as eu confiance en moi, dit l痛ternel (XXXIX. 16-18).

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Chap. XXXVIII.v. 27. Tous les principaux donc vinrent vers J駻駑ie et l段nterrog鑽ent, mais il leur fit un rapport conforme toutes les paroles que le roi lui avait command de dire......

Les principaux d駸iraient savoir ce que J駻駑ie avait dit au roi. J駻駑ie voulait 黎re fid鑞e au d駸ir du roi. Il leur r駱ondit avec prudence et ils ne purent apprendre ce qu段ls cherchaient. Que les serviteurs de Christ suivent ce mod鑞e! Mais ai-je besoin d誕jouter qu段ls ne doivent en rien manquer la v駻it鬆? La VノRITノ, que l檀omme naturel poursuit en vain, nat avec la foi chr騁ienne. Mais la peste de la prudence mondaine, du savoir-vivre, etc., s弾st aussi gliss馥 dans le troupeau du Seigneur, et plusieurs en sont si infatu駸, quelque crainte qu段ls aient de Dieu, qu弛n serait tent de leur demander en les rencontrant, comme J馼u Jonadab: Ton c忖r est-il aussi droit envers moi que le mien envers toi? (2 Rois X. 15).

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Chap. XXXIX.v. 11. Or N饕ucadnetsar, roi de Babylone, avait donn ordre et commission N饕uzar Adan.... touchant J駻駑ie, en disant:... fais pour lui tout ce qu段l te dira.

De telles pens馥s viennent souvent aux princes dont Dieu fait prosp駻er les entreprises. Un sentiment secret leur dit qui ils en sont redevables.

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Chap. XL.v. 4. ... S段l te plat de venir avec moi Babylone, viens et je prendrai soin de toi; mais s段l ne te plat pas.... demeure; regarde, tout le pays est ta disposition.....

Souvent les princes entendent comme une voix d弾n Haut en faveur des serviteurs de Dieu, ils la comprennent assez pour la suivre, et leurs subordonn駸 s弾mpressent de s馳 conformer. Dans ces cas, les serviteurs de Dieu ne feraient pas bien de t駑oigner une d馭iance hors de saison. Il peut ainsi venir des temps o il s帝tablit comme une sorte d弾ntente entre eux et des hommes d誕illeurs tout--fait inconvertis, sans qu弛n puisse les accuser de chercher complaire aux hommes. Distinguons les temps et les personnes pour comprendre l痛criture (Distingue tempora et concordabit scriptura).

v. 6. J駻駑ie donc alla vers Guedalja fils d但hikam Mitspa, et demeura avec lui parmi le peuple qui 騁ait demeur au pays.

Que chacun se soumette aux autorit駸 qui subsistent (Rom. XIII). Les ministres ne sont point appel駸 peser les droits ou les pr騁entions des gouvernants. Leur roi l馮itime, le Seigneur J駸us-Christ, les en a dispens駸 par son exemple. On lui demandait de payer un impt pour le temple. Que t弾n semble, dit-il Simon-Pierre, les rois de la terre, de qui prennent-ils des tributs ou des impts? Est-ce de leurs enfants ou des 騁rangers?..... Mais afin que nous ne les scandalisions point, etc. (Mat. XVII. 27). Il savait qu段l 騁ait roi de ce peuple, et cependant il dit: Rendez C駸ar ce qui appartient C駸ar. Je sais, dit Paul F駘ix, qu段l y a d駛 plusieurs ann馥s que tu es juge de cette nation. De quel droit? C弾st ce qu段l n弾xamine point. Pour 黎re disciple, il faut savoir renoncer des droits et des privil鑒es. Soumettez-vous au joug du roi de Babylone, dit le proph鑼e, et pour montrer qu段l ne s誕git point d置ne ob駟ssance forc馥 et d駘oyale, il ajoute: cherchez la paix de la ville dans laquelle je vous ai fait transporter, et priez l痛ternel pour elle; parce qu弾n sa paix vous aurez la paix (XXIX. 7). L弾sprit guerroyeur et la bravoure de ce monde ne convient donc point aux serviteurs de l痛vangile.

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Chap. L.v. 23. Comment est mis en pi鐵es et rompu le marteau de toute la terre?...

Que ces paroles servent d誕vertissement aux autorit駸 grandes ou petites qui, dans leur aveuglement, confondent ces d饕onnaires sur lesquels Dieu veille avec les masses dont il leur est permis de disposer. Ils ignorent qu段l est plus facile un monarque de venir bout de la moiti de l置nivers que d誕rracher une cheville de l檀umble tente que Dieu prot鑒e. Le grand N饕ucadnetsar ne fut-il pas oblig de s帝crier: Il n馳 a aucun autre Dieu qui puisse d駘ivrer comme le Dieu de Sadrac, de M駸ac et d但bed-N馮o! Certes, le Dieu de toute chair est dans le m麥e moment et au m麥e degr, le Dieu de la pauvre femme malade qui l段nvoque et le Dieu du puissant Salomon qui lui consacre un temple glorieux. Si les hommes politiques voulaient le croire et se persuader que, s段l leur laisse la terre, ils doivent lui laisser les 穃es qu段l s弾st r駸erv馥s comme sa possession! Mais s段ls ne peuvent se contenter de leur lot et si, comme l檀omme riche dont parle Nathan, ils veulent encore lui ter sa pauvre et unique brebis, on ne se hasarde point trop en leur pr馘isant un funeste sort. On pr騁end que l弾mpereur Rodolphe, ayant perdu une importante forteresse le jour m麥e o il avait rendu un 馘it de pers馗ution contre les Picards11, s帝cria: ォJe m馳 attendais bien, car j誕i port la main au sceptre de Dieu.サ Qu段l ait prononc ou non ces paroles, elles expriment la v駻it.

J誕i d駛 remarqu qu置n vrai serviteur de Dieu n誕busera point de tels passages proph騁iques pour traiter insolemment les autorit駸. Il se gardera de ces inspirations d駑agogiques et audacieuses qui ne proviennent point du Seigneur. J駻駑ie nous offre un parfait mod鑞e. Avec quel respect et quelle humilit ne parle-t-il point S馘馗ias, son adversaire, qui avait menac sa vie et dont il avait pourtant montr qu段l savait, lorsque Dieu l馳 appelait, affronter les menaces (XXXVII. 18. 20). Il ne croit pas s誕baisser en lui pr駸entant sa requ黎e. Non-seulement il est permis un serviteur de Dieu de s檀umilier ainsi et de tenir ce simple langage, comme David le fit deux fois vis--vis de Sal, mais il lui convient tout particuli鑽ement de chercher pr駸erver ses matres terrestres de faire le mal, et lorsqu段l peut y r騏ssir par de douces repr駸entations, ne doit-il pas se r駛ouir d誕voir ainsi d騁ourn la calamit de leurs t黎es?

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TROISIネME PARTIE.

RAPPORTS DES TノMOINS DE JノSUS AVEC LE CLERGノ.

Chap. Ier.v. 18. Je t誕i 騁abli comme une ville forte... contre les sacrificateurs.....

Il est facile de reconnatre que J駻駑ie eut une mission particuli鑽e remplir envers les docteurs de son temps, qui 騁aient tomb駸 dans une bien grande d馮radation.

Le Seigneur J駸us dit ses disciples, en parlant des faux docteurs: Laissez-les, ce sont des aveugles (Matth. XV. 14). Paul dit Timoth馥: Retire-toi de ces sortes de gens. Et pourtant le Seigneur a dit ailleurs: Faites ce qu段ls vous disent.... (Matth. XXIII. 3), mais non pas ce qu段ls font. Quels sont donc les mauvais fruits auxquels on peut les reconnatre?

On peut dire, d置ne mani鑽e g駭駻ale, qu段ls prennent en vain le nom de Dieu.

Ils hassent la correction et pourtant ils prennent son alliance dans leur bouche (Ps. L).

Ils n弛nt point conserv la foi avec une bonne conscience (1 Tim. I. 19).

Ils sont remplis d弾nvie contre les vrais serviteurs de Dieu.

Ils blasph鑪ent contre la doctrine qui est selon la pi騁.

Ils estiment que la pi騁 est un moyen de gagner des avantages terrestres, etc., etc.

On s段magine quelquefois que les ministres qui ne servent pas Dieu de tout leur c忖r ne peuvent 黎re que des ath馥s. Pour moi, je crois plutt qu段ls s段mitent les uns les autres depuis que cette mani鑽e d誕ccomplir le minist鑽e est devenue traditionnelle et ne soul钁e plus une grande contradiction. Les auditeurs s馳 accommodent. Les enfants sont destin駸 par leurs parents au minist鑽e comme une charge honorable selon le monde. Au reste, ils ne se pr駱arent point directement pour elle, mais pour des examens, pour des 駱reuves acad駑iques. Il semble hors de doute que, pourvu qu弛n r騏ssisse obtenir la charge, tout sera dit et qu弛n trouvera toujours en soi les qualit駸 n馗essaires pour l誕ccomplir.

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Chap. II.v. 8..... Ceux qui ont pris en main la science et l段nstruction12ne m弛nt point connu.

Il ne faut point s弾n 騁onner. Le monde, dit St. Paul, n誕 pu, par sa sagesse, connatre Dieu selon la sagesse de Dieu. Et sous ce rapport comme sous tant d誕utres, l弾sprit du monde a p駭騁r dans l痛glise. On entend nos th駮logiens philosophes parler de la n馗essit d弾mployer un langage scientifique et de n誕pporter que des arguments que la raison puisse accepter. Ils oublient que la croix de Christ est an饌ntie par des discours conformes la sagesse humaine (1 Cor. I. 17). Il faut avouer que les paroles du m麥e aptre: Vous n底tes pas, quant votre vocation, beaucoup de sages selon la chair, ne s誕ppliquent gu鑽e aux universit駸, o des milliers de jeunes gens cherchent leur vocation dans la science des hommes. Les louanges qu弛n y tient pour valables sont de celles que le Seigneur tient pour n饌nt. Paul avait 騁udi, mais il ne tenait d誕ucun homme ce qu段l appelle la science et la sagesse entre les parfaits, savoir la connaissance de J駸us-Christ crucifi.

Mais, dira-t-on, que deviendra la science, que deviendra la philosophie? (C弾st une vieille attaque: Habebimus studiosos satis pios, sed satis indoctos13). Nous persistons r駱ondre avec St Paul: Non les paroles persuasives de la sagesse humaine, mais les t駑oignages d弾sprit et de puissance. Les ministres fid鑞es am鈩ent la science captive sous l弛b駟ssance de Christ. Je n誕i point ici l段ntention de faire la guerre telle ou telle philosophie plutt qu亭 telle autre, comme on pourrait le supposer d誕pr鑚 les ardentes controverses actuellement pendantes; mais je crois et je d馗lare, avec Saint Paul qui parle de la philosophie et de la sagesse humaine en g駭駻al, que la philosophie n誕 aucun droit sur la th駮logie, ni pour la combattre ni pour la soutenir. Formez et fa輟nnez, si cela vous plat, l段ntelligence de vos 駘钁es par la philosophie. Mais dites-leur bien que s段ls veulent aborder les choses divines, il faut qu段ls deviennent comme des enfants, qu段ls fassent table rase et qu段ls re輟ivent des choses qu段ls ne pourront jamais faire concorder avec leurs formules. J誕voue qu弾ntre les v駻it駸 r騅駘馥s, il en est que la raison peut accepter plus ais駑ent que d誕utres. Mais il est 騅ident qu誕ussi longtemps que les philosophes nous contesteront que Dieu ne soit li par aucune n馗essit et qu段l ait pu livrer son propre Fils pour nous tous, leur assistance pour le reste nous est parfaitement inutile sinon nuisible.

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Si le grand aptre des Gentils avait cru pouvoir rendre par la science sa doctrine plus plausible, il lui et 騁 facile d馳 avoir recours. Mais il y renonce compl鑼ement et se r駸igne 黎re trait de fou par les sages du si鐵le, en enseignant ce qui n弾st une sagesse qu誕ux yeux de ces parfaits que les savants appellent des idiots ou des visionnaires. Qu馳 a-t-il de plus beau dans ses 駱tres que cet endroit o il s帝crie: ヤ profondeur, etc. (Rom. XI). Eh bien, n弾st-ce pas ce que les savants appellent se tirer d誕ffaire par locculta qualitas? Nos th駮logiens ne craignent-ils donc pas de suivre une autre marche que ce Paul de Tarse, que ce philosophus praestantissimus simul ac illuminatissimus?

Chers fr鑽es! disons bon soir jamais la philosophie et posons pour fondement de notre sagesse, devant Dieu, cette confession de David: Je suis comme une brute en ta pr駸ence (Ps. LXXIII. 22),

Et vis--vis des hommes, ce conseil de St Paul: Si quelqu置n d弾ntre vous pense 黎re sage en ce monde, qu段l devienne fou pour devenir sage (1 Cor. III. 18).

Reconnaissons le plan de notre justification dans ces raisonnements de p鹹heur et de charpentier: Ne fallait-il pas que le Christ souffrt, etc. (Luc XXIV). Dieu a tant aim le monde qu段l a donn son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne p駻isse point, mais qu段l ait la vie 騁ernelle (Jean III);

Et pour le principe de notre sanctification ces magnifiques paroles: Ce qui 騁ait impossible la loi, parce qu弾lle 騁ait faible en la chair, Dieu l誕 fait en envoyant son propre Fils en forme de chair de p馗h et pour le p馗h, et il a condamn le p馗h dans la chair, etc. (Rom. VIII).

Et souffrons sans nous 騁onner et sans nous plaindre que, par une suite in騅itable, la sagesse humaine nous couvre de d駻ision et d弛pprobre, jusqu亭 ce que le jour vienne o l帝vidence m麥e nous justifiera devant ceux qui auront rejet notre travail comme mauvais et d馘aign notre esp駻ance.

Voil pour ce qui nous concerne; mais que ferons-nous pour convertir le monde?

Nous nous souviendrons que, d誕pr鑚 l痛criture, la foi est n馗essaire pour connatre. Mais comment croire avant de comprendre! Aucun lien philosophique ne parat entre ces paroles: le matre en a besoin et l誕cte de d騁acher l停ne d置n inconnu. Toutefois le propri騁aire de l停ne y trouve un motif plus que suffisant. La conversion est un miracle, c弾st--dire un fait patent et irr馗usable, et qu弛n ne saurait pourtant d駑ontrer ceux qui ne croient point.

Nous nous souviendrons ensuite que notre pr馘ication ne s誕dresse qu誕ux enfants et aux pauvres. Son utilit d駱end donc enti鑽ement de Celui qui abaisse les superbes et qui engendre Lui-m麥e ceux qui doivent la recevoir (Jean I. 13).

Nous avons cru devoir nous 騁endre sur ces choses, parce que c弾st l qu弾st la grande plaie, le πρωτον ψευδος14 de notre temps.

Mais pour montrer par un exemple combien la philosophie peut 黎re pernicieuse, nous ne citerons que le c駘鐫re Botius, que toutes les communions estiment, qui mourut pour la v駻it et qui est mis encore au rang des confesseurs. Je ne le condamnerai point la l馮鑽e et sans tenir compte de ce qu弛n a pu dire pour sa d馭ense. Bo鐵e fut en si grand renom que les docteurs de l痛glise qui vinrent apr鑚 lui le suivirent comme un oracle. Il est int駻essant de rechercher dans ses derniers 馗rits quelle source il puisa sa consolation en face de la mort. Je ne m誕rr黎erai point la prosopop馥 par laquelle il pr駸ente la FORTUNEcomme une d馥sse. Il a pu la mettre en sc鈩e, comme la SAGESSE, dans l段nt駻黎 de la forme oratoire. Je n段nsisterai pas sur la doctrine antichr騁ienne qu段l met dans la bouche de la sagesse: spem que fugato, ne dolor adsit15, ni sur ces autres expressions relatives aux peines de l誕utre vie: magna quidem exerceri PUTO16 ; quoiqu弾lles ne puissent 黎re justifi馥s par aucune licence po騁ique, puisque le discours est en prose. Mais ce que je ne puis pardonner Bo鐵e, c弾st que dans ce livre De consolatione, qui ne contient aucune consolation en harmonie avec le Nouveau Testament, il ne fait pas la moindre mention de notre bien-aim R馘empteur, qui est seul la Consolation v駻itable. Que dis-je, on pourrait croire, d誕pr鑚 cet entretien, que ni Bo鐵e ni cette SAGESSEpar laquelle il se fait instruire n弛nt jamais entendu dire qu段l y ait un JノSUS. ォEst-il possible, dit ce sujet un savant nomm Glar饌nus (Henri Lorit), que cet 馗rit soit de Bo鐵e? Un homme si pieux aurait-il pu, en face de la mort, oublier J駸us pour des fantaisies philosophiques? Les savants n馳 auront point r馭l馗hi.サ Mais que r駱ond l誕bb Gervaise (騅麭ue in partibus mis mort lui-m麥e, il y a quelques ann馥s, par les sauvages des les carabes)? ォNotre Bo鐵e est l誕uteur de cet 馗rit. On reconnat son style. Les objections de Glar饌nus ne sont que des enfantillages. Il ne mentionne pas le nom de J駸us! mais qu弾st-ce dire! タ ce compte, il faudrait plutt s帝tonner de ce qu置n homme si pieux a pu 馗rire dans cette m麥e prison un trait sur la Trinit dans lequel, au lieu de parler du Sauveur et de sa croix, il ne pr駸ente que des id馥s abstraites, m騁aphysiques, dess馗hantes, dans un style scholastique et presque barbare. Certes, le trait De consolatione est bien plus moral, plus pratique et plus 駑ouvant que le livre sur la Trinit鬆; et l弛n ne peut douter que sous le nom de la philosophie ou de la sagesse, il n誕it voulu mettre en sc鈩e la sagesse incr鳬e.サ Cette d馭ense est plausible, son point de vue. Mais n誕i-je pas droit d弾n conclure que la croix de Christ, comme l誕nnon軋it Paul, est an饌ntie par la philosophie? ォLes P鑽es des premiers si鐵les, continue M. Gervaise, ne r駱騁aient-ils pas sans cesse que le christianisme est la parfaite philosophie et que les chr騁iens sont les vrais philosophes? Comment donc s帝tonner que Bo鐵e, 駘ev d鑚 l弾nfance l帝cole des philosophes...., ait exprim ses derni鑽es pens馥s dans un langage conforme ses 騁udes favorites? Si, par son incarnation, le Verbe de Dieu est devenu le lait des petits enfants, il pr駸ente, selon sa Divinit, une nourriture plus forte aux 穃es les plus avanc馥s. Bo鐵e, 騁ant de ces derni鑽es, s弾n est tenu sa Divinit seule et s弾st entretenu avec elle en la faisant paratre sous l段mage de la philosophie,... etc.サ Ce que St Paul appelle une s馘uction (Col. II. 8), M. Gervaise, avec approbation sup駻ieure, l誕ppelle une image bien choisie de la Divinit de Christ. Ce qu段l consid駻ait comme de l弛rdure (Phil. III), il l誕ppelle christianisme plus 駱ur, plus spirituel. Seigneur J駸us! quelle chute, quel renversement! Je supplie au nom de Dieu, au nom des plaies de J駸us, tous les th駮logiens qui y croient encore, de m馘iter cet exemple et s段ls ont lieu de trembler pour eux-m麥es, s段ls s誕per輟ivent qu亭 la fin leur philosophie pourra les conduire (comme on en voit tant d弾xemples) pr馭駻er jusqu亭 leur derni鑽e heure les sujets les plus abstraits de m馘itation la simple et vulgaire nourriture que Pierre et Paul trouvaient dans la contemplation de la croix, oh! qu誕lors ils tombent sur leur face et s帝crient: Seigneur J駸us, aie compassion de nous!

Mais retournons J駻駑ie et voyons comment il caract駻ise les faux docteurs de son temps.

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Chap. VI.v. 13. ... Depuis le plus petit d弾ntre eux jusqu誕u plus grand, chacun s誕donne au gain d駸honn黎e; tant le proph鑼e que le sacrificateur, tous enseignent servir Dieu faussement17.

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Je ne parle point de ceux qui sont tout--fait en dehors de l帝glise, ni de ceux qui exercent le minist鑽e avec une enti鑽e n馮ligence, sans se rendre compte de la doctrine de leurs sermons emprunt駸 le plus souvent des livres qu段ls ne se sont pas m麥e donn la peine de comprendre. Mais, parmi les faux docteurs qu弛n peut prendre au s駻ieux,

Les uns disent: ォLisez assidment la Bible, saisissez l弾nsemble et les d騁ails de la doctrine orthodoxe et retenez-en le patron sans varier, soyez ct de cela de braves et honn黎es gens, c弾st assez pour accomplir la loi de Christ.サ

D誕utres disent: Croyez fermement que le sang de J駸us-Christ, le Fils de Dieu, nous purifie de tout p馗h鬆; car le juste p鐵he sept fois le jour et nous sommes tous remplis de p馗h駸 et priv駸 de la gloire de Dieu18.

D誕utres disent: Repentez-vous et corrigez-vous de votre vie mauvaise, renoncez au p馗h et la vanit, vivez dans la pi騁, le Dieu de toute gr稍e aura piti de vous et vous donnera un h駻itage dans le ciel.

Quoique ce ne soit point ici le lieu d弾xposer la vraie doctrine, il faut que nous en mettions un abr馮 ct de ce qui pr馗鐡e, pour faire sentir la diff駻ence. Le docteur instruit de Dieu dit aux 穃es:

Reconnaissez en tremblant votre 騁at naturel qui n弾st que p馗h, que mis鑽e et que mort. Ne vous engagez point dans un travail inutile, car vous n誕vez ni droits, ni puissance, vous n底tes que les esclaves du diable. Mais si vous d駸irez un R馘empteur, le voici pr黎 r駱ondre vos soupirs! Il s誕ppelle J駸us, c弾st le Fils unique et 騁ernel de Dieu. Il s弾st fait homme; il a souffert la mort pour tous les p馗heurs; et son p鑽e lui donne tous ceux qui veulent 黎re arrach駸 par Lui au pouvoir du Diable. Il vous fait gr稍e de tous vos p馗h駸 sans qu段l faille d誕bord vous laver, vous parer vous-m麥es; venez seulement, c弾st Lui qui lave, qui rev黎 et qui nourrit. Croyez-vous en Lui? vous recevez gr稍e. Avez-vous re輹 gr稍e? ah! p馗heriez-vous encore? Sachez que vous avez d駸ormais non pas le devoir seulement, mais le privil鑒e de pouvoir le servir en nouveaut de vie et lui consacrer vos membres. Que faut-il encore? Votre but est bon, mais prenez soin de le r饌liser. Demandez-lui de moment en moment de venir en aide votre faiblesse; car jamais vous ne pourrez faire autant de bien que vous voudriez. Implorez journellement sa patience. Prenez garde que le Diable ne vous s馘uise et ne vous porte au mal sous l誕pparence du bien. Qu誕ucune de vos pens馥s ni de vos paroles ne s帝carte de l痛criture ni de l脱sprit d弛nction. N弾ntrez point en explications avec Satan, renvoyez-le J駸us, et portez J駸us, sans tarder, tous vos doutes, toutes les pens馥s qui vous paraissent suspectes. Avez-vous commis quelque m駱rise, quelque faute, quelque n馮ligence, quelque p馗h, en actions, en paroles ou en pens馥s? Vite au Sauveur! Il vous fera gr稍e, il vous donnera d弾n revenir. Tout va-t-il bien, faites-vous des progr鑚, 黎es-vous forts, le Diable s弾nfuit-il de vous? Ne quittez point J駸us, mais r駱騁ez avec tous les Saints ce que vous chanterez encore dans le ciel:

Ma seule justice est J駸us,

Son sang est l檀abit de salut, etc.

Telle est la doctrine qui est selon la pi騁.

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Chap. VI.v. 14. Ils pansent la l馮鑽e la froissure de la fille de mon peuple, en disant: paix, paix, et il n馳 a point de paix.

Ils ne sont pas tous assez aveugl駸 pour nier la plaie du p馗h, la seule qui doive faire g駑ir. Mais ils l誕moindrissent autant qu段ls peuvent, en d駱it de l帝vidence.

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Chap. VIII.v. 3. Comment dites-vous: nous sommes les sages et la loi de l痛ternel est avec nous!..... La plume des Scribes est une plume de fausset.... Ils ont rejet la Parole de l痛ternel, et quelle sagesse auraient-ils?

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Je puis dire que c弾st avec impartialit que je rends t駑oignage contre la triste race des faux docteurs, car longtemps je n誕i pu me persuader que des hommes soi-disant 騅ang駘iques seraient assez d馼ont駸 pour prendre un texte de l痛criture comme pr騁exte d置ne doctrine contraire celle qui s馳 trouve, ou m麥e pour rejeter ouvertement l痛criture par des fins de non-recevoir semblables ces quamvis Paulus, quamvis Petrus, hoc non obstante, qu置n protestant ne devrait s誕ttendre trouver que dans les canons du concile de Trente. Mais, je dois le dire, J駻駑ie en trouverait m麥e parmi nous, qui tantt prennent des textes d弛 ils tirent l弛ppos de ce qu置n enfant m麥e y voit avec 騅idence, ou qui, lorsqu段ls 駑ettent des id馥s 騁ranges et qu弛n leur demande: O trouvez-vous cela dans la Bible ? ne craignent pas de r駱ondre. ォOh! tout ce qui est vrai n弾st pas dans la Bible!サ ou m麥e: Il y a bien des choses dans la Bible qui ne sont plus applicables.

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J弾ntrai un jour dans une 馮lise o je vis en chaire un pr馘icateur, qui probablement est d駛 devant son juge. Cet homme, d誕illeurs habile, avait pris pour texte ces paroles: Tu ne tueras point. タ le voir s誕giter, on pouvait ais駑ent supposer qu段l avait re輹 de quelque membre de son troupeau une offense personnelle. Passant l馮鑽ement sur l弾xplication directe du commandement, il se h穰a d弾n tirer un sens qu段l crut devoir appuyer sur ces paroles 馘ifiantes:

Fama et vita pari passu ambulant19,

Avec de tels d騅eloppements qu段l n馳 avait plus lieu de s帝tonner de ce que dit le paen Cic駻on propos de lofficium neminem laedendi20, quoique les P鑽es de l痛glise lui en aient fait tant de reproches. Et si les bourgeois de cette ville sont tous devenus des ferrailleurs, ils n弛nt fait qu弛b駟r aux puissants arguments par lesquels leur pasteur leur avait d駑ontr qu段ls devaient 黎re jaloux de leur honneur, et que celui qui attaquait leur honneur n帝pargnerait point leur vie si elle 騁ait en sa puissance. Je ne pus entendre la fin, mais il en avait trop dit pour pouvoir se redresser, et d誕illeurs il faut bien se dire que les auditeurs ne prennent pas garde tous ces palliatifs par lesquels on cherche apr鑚 coup diminuer l弾ffet d置ne doctrine fausse.

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Chap. X.v. 81. Les pasteurs sont abrutis et n弛nt point recherch l痛ternel.

N弾st-ce pas un v駻itable abrutissement que d底tre le serviteur on ne sait de qui; et de parler et de p駻orer sans savoir de quoi? C弾st pourtant l弛rdinaire chez les faux docteurs. Il est vrai que dans notre si鐵le de raffinement il leur est facile de prendre une telle apparence, qu亭 moins de poss馘er en quelque mani鑽e la sonde et la clef de J駻駑ie, on ne peut croire, en les voyant ou les entendant, qu弛n ait devant soi un homme que le Seigneur appelle abruti.

et parce qu段ls n弛nt point eu d段ntelligence....

Ils se croient pourtant intelligents, habiles et instruits. Mais si, comme nous l誕vons vu, la philosophie et l帝rudition ne servent souvent qu亭 embrouiller des esprits droits, combien plus ceux dont le c忖r est tout--fait aveugle!

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Chap. XII.v. 16. Il arrivera que s段ls apprennent bien les voies de mon peuple pour jurer en mon nom: l痛ternel est vivant, ainsi, qu段ls ont enseign mon peuple jurer par Bahal, ils seront 馘ifi駸 parmi mon peuple.

Derni鑽ement je fus frapp de ces paroles plac馥s dans le petit livre de textes de Herrnhut, au-dessous du v. 17 du Chap. XLIX d痛sae (Ceux qui te d騁ruisaient et qui te r馘uisaient en d駸ert sortiront du milieu de toi).

Veuille plutt les retenir,

タ ton peuple les unir.

C弾st la pens馥 de J駻駑ie: Il y a encore esp駻ance pour eux. S段ls veulent retourner l帝cole, l帝cole de Dieu, ils pourront devenir v駻itablement ses ministres. Dans le court espace de trois jours Paul fut: un pers馗uteur, un p馗heur repentant, un p馗heur justifi, un t駑oin, un aptre. C弾st avec joie que je verrais ce bonheur devenir le partage de ceux que je ne puis maintenant autrement consid駻er que comme des ennemis de la croix de Christ.

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Chap. XIV.v. 14. .... Je ne les ai point envoy駸, je ne leur ai point donn de charge.....

Aujourd檀ui cela n弾ntre point en ligne de compte; et je ne sais si dans tant de circonstances, o ces ministres s誕utorisent devant le troupeau de leur titre et de leur vocation, il leur vient jamais la pens馥 de se demander s段ls ont 騁 r馥llement envoy駸 de Dieu. C弾st que l弾xemple des fils de Se騅a (Actes XIX. 14. 16.) ne se renouvelle plus, et le Diable n誕 sans doute nulle envie de troubler la s馗urit des faux docteurs par de telles sc鈩es d弾ffroi.

v. 15. C弾st pourquoi, ainsi a dit l痛ternel, ces proph鑼es-l seront consum駸 par l帝p馥 et par la famine.

Ces paroles furent confirm馥s bientt apr鑚 par plusieurs exemples. Tout en usant de la circonspection et de la modestie que recommande dans son histoire de l痛glise le D. Weismann, dont je voudrais voir l弾xcellent ouvrage entre les mains de tous les pasteurs21, il est bon de prendre garde la mani鑽e dont le Seigneur fait justice, m麥e d鑚 ici-bas, de ceux qui blasph鑪ent son nom: d誕utant plus que ces terribles jugements sont souvent le dernier rem鐡e qui peut les sauver. On raconte qu置n pasteur d置n village de Saxe, pressentant un pareil jugement, s檀umilia devant Dieu, qu段l s弾xcommunia lui-m麥e en pr駸ence de son 馮lise, en un jour de jene, et tomba mort en pronon軋nt ces paroles liturgiques:

Le poids de mes p馗h駸 est extr麥e,

Je m弾n repens de c忖r,

Veuille me les quitter et m弾n d駘ivrer

Par la vertu de ta mort.(En 1730.)

Plus heureux que des milliers d誕utres, que leurs coll鑒ues d馗orent dans les discours fun鐫res du titre de pasteurs fid鑞es, et qu置n jugement encore cach mais souverainement juste fl騁rit du titre de loups, de chiens muets ou de mercenaires.

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Chap. XVIII.v. 18. Venez et faisons des machinations contre J駻駑ie, car la loi ne se perdra pas chez le sacrificateur, ni le conseil chez le sage, ni la parole chez le proph鑼e.....

S段l est question du Pape de Rome et de son infaillibilit, on sait quelle est la r駱onse dans nos chaires protestantes. Un professeur de Leyde a-t-il prononcer un Judicium de doctrina Meisneri, Hlsemanni, Musaei cujusdam, le decisum ne se fait point attendre: ォIl a err en ceci ou en cela.サ Parle-t-on d置n proph鑼e Drabik ou d置ne proph騁esse Poniatovia, un th駮logien luth駻ien ne manquera de dire: Ces proph鑼es ont err. Mais qu置n paroissien essaie de dire son pasteur qu段l a err, son consistoire qu段l a pris un arr黎 injuste, etc., ne r駱ondra-t-on pas avec emphase: ォLa loi ne se perdra pas chez le sacrificateur? etc.サ Je m弾n rapporte l弾xp駻ience qu弛n fait journellement dans toutes les communions.

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Chap. XXIII.v. 2. Malheur aux pasteurs qui d騁ruisent et dissipent le troupeau de mon p穰urage, dit l痛ternel.

Telle est l弾ntr馥 d置n chapitre enti鑽ement consacr la censure des ministres infid鑞es qui troublent le peuple de Dieu.

v. 2. Vous avez dispers mes brebis; en occasionnant des sectes et des d駸ordres; vous les avez chass馥s; vous n誕vez pas repouss de la C鈩e ceux qui devaient l底tre; mais vous avez repouss de votre compagnie et priv de la communion fraternelle les personnes de peu d誕pparence, pour ne point ォperdre votre tempsサ en visites, pour 騁udier tout votre aise sans prendre sur le repos de vos nuits; vous ne les avez point visit馥s...

Si la parole de Dieu 騁ait encore en quelque honneur, n馳 aurait-il pas tirer de ce texte des applications faire dresser les cheveux d弾ffroi? Les pasteurs doivent faire sortir le troupeau, le mener aux p穰urages, chercher les brebis qui s帝garent ou s帝cartent, les ramener, et que d誕utres choses encore auxquelles on ne songe plus l檀eure qu段l est!

v. 11. Tant le proph鑼e que le sacrificateur se contrefont.

Ils sont habiles trouver des 馗happatoires, et fort habile est celui qui ne se cr馥 pas lui-m麥e des embarras en voulant les d駭oncer.

v. 13. 14. J誕vais bien vu des choses mal convenables dans les proph鑼es de Samarie. Ils proph騁isaient par Bahal et faisaient fourvoyer mon peuple d棚sral. Mais j誕i vu des choses 駭ormes dans les proph鑼es de J駻usalem; car ils commettent des adult鑽es; ils marchent dans la fausset鬆; ils ont fortifi les mains des m馗hants, tellement que pas un ne s弾st d騁ourn de sa malice. Ils me sont comme Sodome et Gomorrhe.

Les premiers sont les h騁駻odoxes et les seconds les orthodoxes, que J駻駑ie d馗rit avec tant de pr馗ision comme administrant la vraie doctrine de telle mani鑽e que les m馗hants sont fortifi駸 dans leur m馗hancet ou que tout au moins personne ne se convertit. De tels hommes sont aux yeux de Dieu comme Sodome et Gomorrhe!

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v. 15. Ils prononcent la vision de leur c忖r...

Ce n弾st point un mensonge ordinaire, c弾st un mensonge qu弛n se persuade soi-m麥e.......... C弾st ainsi qu置n pasteur bien re輹 la table d置n homme riche lui souhaite r馥llement longue vie, bonne sant et prosp駻it. Ce qu段l souhaite, il le proph騁ise. C弾st naturel. Mais qu段l est mis駻able celui qui en est l燿!

v. 17. Ils ne cessent de dire ceux qui me m駱risent: l痛ternel a dit: vous aurez la paix.....

Ce qu段l y a de plus insupportable dans ces flagorneries pastorales, c弾st qu弾lles aiment se rev黎ir d置n langage biblique; c弾st qu弛n d駻obe leur vraie application les promesses les plus nourrissantes et les plus onctueuses, c弾st qu弛n en prive ceux qui soupirent apr鑚 elles, pour les prodiguer ceux qui ne s弾n soucient point et dans des circonstances o, d誕pr鑚 le contexte, il faudrait proph騁iser tout le contraire.....

Il ne vous arrivera point de mal.......

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ォCe n帝tait point une com鑼e, disent les uns, cc n帝tait que tel ou tel ph駭om鈩e insignifiant.サ ォCe tremblement de terre peut s弾xpliquer par telle ou telle cause naturelle.サ ォLe fl饌u pour lequel on ordonna des pri鑽es publiques provenait, on l誕 reconnu depuis, de telle et telle circonstance; on a pris des mesures pour l誕venir, etc.サ ォNous avons eu un affreux incendie; mais il est regretter qu弛n n誕it pu, d鑚 l誕bord, sacrifier telle ou telle maison; il faudra faire un arr黎 ad hoc. Au reste, on b穰it maintenant l帝preuve du feu, etc.サ ォLe d駘uge a tout d騁ruit parce que les eaux se sont 駘ev馥s de quinze coud馥s par-dessus les plus grandes hauteurs; mais nous b穰irons une tour qui d駱assera de trente coud馥s les cimes des plus hautes montagnes,..... etc.サ C弾st ainsi que l檀omme cherche se cacher les voies de son Cr饌teur, et se mettre en d馭ense contre lui. Les eccl駸iastiques infid鑞es sont la cheville ouvri鑽e de ce vain travail, surtout lorsqu段ls se piquent de p駭騁ration et de science.

v. 21. Je ne les ai point envoy駸 et ils ont couru; je ne leur ai point parl et ils ont proph騁is.

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ォEncore s段ls savaient ce qui doit 黎re dit aux gens, il serait moins 騁range qu段ls courussent, quoique je ne les aie point envoy駸. Mais ils ne m弛nt point 馗out. Ils ne savent point ce que je veux, et pourtant ils courent et ils enseignent.サ

v. 22 22...................

Ces paroles r駱ondent la direction donn馥 par J駸us lui-m麥e ses disciples: Faites ce qu段ls vous disent et non pas ce qu段ls font. Je puis assurer que lors m麥e qu置n pasteur serait le plus grand sc駘駻at et le plus grand ennemi de Dieu dans sa conduite, si, du haut de la chaire, il expose, d騅eloppe et presse les enseignements de Dieu tels qu段ls sont, tels qu段l ne peut s弾mp鹹her de les voir dans la Parole, ou tels qu段ls lui ont 騁 insinu駸 par une 馘ucation chr騁ienne ou par de bonnes lectures (je ne parle pas de certaines m駱rises in騅itables dans un pareil 騁at d停me), s段l ne combat pas ex professo la v駻it et ne renverse point aujourd檀ui ce qu段l enseigna il y a huit jours en conformit avec la saine doctrine, je puis assurer devant Dieu que je me garderai bien de bl穃er sa pr馘ication. Car le minist鑽e, tel qu段l existe dans les communions diverses dont Dieu tol鑽e l弾xistence, renferme, il est vrai, de la part du Diable et du monde un myst鑽e d段niquit, de la part de Dieu un myst鑽e de col鑽e, mais, par contre, un tel myst鑽e de sagesse, de mis駻icorde et de patience, que je regarderais comme un blasph鑪e de condamner, quant ses fonctions, un ministre qui enseigne d置ne mani鑽e exacte et orthodoxe. Tel a toujours 騁 mon sentiment; et si je parais quelques-uns trop timide, qu段ls me supportent, car mon point de vue est au moins sinc鑽e. Je crois mon principe applicable m麥e pour un ministre ath馥 qui tiendrait la doctrine orthodoxe pour la plus conforme aux ノcritures, pour la mieux li馥, pour la plus cons駲uente. Car ce ne seront point de tels philosophes qui nieront les cons駲uences pratiques que nous tirons de nos pr駑isses. Or ce sont pr馗is駑ent ces cons駲uences, appliqu馥s simplement aux consciences, qui op鑽ent les conversions.

Je veux que pendant toute la semaine il ne s弛ccupe d誕utre chose que de sp馗ulations, de litt駻ature, d誕ffaires temporelles ou de divertissements; si, dans la chaire, il parle avec respect et convenance des choses divines, s段l parle clairement, bibliquement, quoique sans ce cachet particulier qu段mprime l弾xp駻ience ( peu pr鑚 comme un chr騁ien pourrait exposer d誕pr鑚 le sens litt駻al la doctrine de l但lcoran ou du Talmud); sa pr馘ication pourra servir amener Christ les 穃es dans lesquelles Dieu s弾st pr駱ar une entr馥; et s段l est tol駻ant, 駲uitable, s段l consent supporter ou m麥e encourager les effets de ses propres paroles (loyaut et tol駻ance malheureusement fort rares), il pourra se former, sous son influence, une 馮lise de J駸us qui, son tour, force de soupirs et de pri鑽es devant le trne de la gr稍e, l誕m鈩era lui-m麥e J駸us et le recevra dans les tabernacles 騁ernels. J誕i vu moi-m麥e un cas semblable, et je voudrais bien que la question de theologia irregenitorum23 ft trait馥 avec plus de mod駻ation, ne serait-ce que pour adoucir de tels hommes et pour emp鹹her qu段ls n弾ntrent en charge avec le dessein arr黎 d帝touffer tout r騅eil, parce qu段ls se disent: ォCes gens-l rejetteraient bientt mon minist鑽e et me condamneraient comme un th駮logien irr馮駭駻.サ Je vous le demande vous-m麥es, theologi irregeniti qui lirez ces lignes, qui sentez bien que vous n底tes point r馮駭駻駸, ou qui, cherchant vous persuader que vous l底tes, avez pourtant un c忖r plein d誕igreur contre ceux qui suivent la voie de l痛vangile, ne sont-ce pas l vos secrets motifs? Vous pouvez le nier maintenant, mais ne devrez-vous pas confesser un jour devant le trne de Christ que c弾st l ce qui cause votre irritation? Vous ne voulez point 黎re m駱ris駸, condamn駸 par vos auditeurs, et vous ne croyez pas possible que, dans l帝tat actuel des choses, la recherche de la r馮駭駻ation puisse ne pas entraner le m駱ris et la condamnation du pasteur inconverti..... Que le Seigneur J駸us d馗ouvre ses enfants ce myst鑽e. L弾rreur, sous ce rapport, cote, non pas au Seigneur, mais l痛glise visible, des milliers d停mes. Car le Seigneur ne se laisse, il est vrai, arracher aucune 穃e; il connat mille moyens de rendre sa parole efficace, m麥e dans le secret et sous la plus grande oppression, mais les effets n弾n sont point visibles, et l弛n ne saurait compter les dioc鑚es et les paroisses o de tels nuages demeurent sur tous les chapitres de la Bible qui parlent de la communion des fr鑽es, de leur amour, de leur confession publique, etc., qu段l semblerait qu段ls n弛nt jamais 騁 馗rits, ou que le temps de leur accomplissement est pass. Cette derni鑽e illusion se produit m麥e avec audace, quoiqu弾lle soit bien l置ne des plus 騁ranges et des moins fond馥s. Croyez-moi, bien-aim駸 fr鑽es: J駸us sait mieux que personne ce qui convient sa cause: nul n弾st plus sage, plus prudent, plus v駻itable que J駸us. Apprenez d誕bord ce qu段l veut jusqu亭 ce que vous compreniez pourquoi il le veut. Que vos paroles et vos actes soient enti鑽ement bibliques; soyez bibliques dans vos c忖rs et dans vos pens馥s, et il y aura bientt du progr鑚 dans la cause de J駸us.

v. 25..... Les proph鑼es ont dit:.... J誕i eu un songe, j誕i eu un songe.

Le style a chang. Car les Juifs demandaient des miracles, tandis qu誕ujourd檀ui on estime la science. On ne dit plus: j誕i eu un songe, mais: j誕i fait des recherches, j誕i d馗ouvert ceci ou cela; telle est ma pens馥 mon opinion.

v. 27....... qui pensent comment ils feront oublier mon nom mon peuple par les songes qu段ls r馗itent..... comme leurs p鑽es ont oubli mon nom pour Bahal.

Il y en a qui m麝ent tout ensemble, la saine doctrine et leurs opinions. D誕utres plus habiles s誕per輟ivent des inconv駭ients de cet alliage, ils laissent bientt enti鑽ement la Parole et s弾n tiennent leurs propres pens馥s. Mais nous venons de voir qu段l y a avantage pour le pr馘icateur de pr鹹her la pure Parole, lors m麥e qu弾lle ne serait pas encore dans son c忖r.

v. 34. suiv.

Un des traits les plus caract駻istiques des faux docteurs, c弾st qu段ls repr駸entent le conseil de Dieu comme une charge. Aujourd檀ui toutefois on le repr駸ente plus volontiers comme une impossibilit鬆; mais cela revient au m麥e. Quiconque contredit d置ne mani鑽e quelconque ces paroles de St Jean: Ses commandements ne sont point p駭ibles, est un faux docteur auquel s誕dressent ces terribles paroles: Parce que vous avez dit la CHARGEde l痛ternel..... je mettrai sur vous.... une confusion qui ne sera point mise en oubli.

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Chap. XXVI.v. 8....... Aussitt que J駻駑ie eut achev de prononcer, etc. Il faut bien qu段ls nous permettent, lorsque Dieu le veut, d誕chever de prononcer ce que Dieu nous a command.

v. 11. Les sacrificateurs et les proph鑼es parl鑽ent aux principaux et au peuple, en disant: Cet homme m駻ite d底tre condamn mort, car il a proph騁is contre cette ville.....

Aujourd檀ui qu段l y a moins de crainte, parce qu段l y a moins de foi, on se contenterait de le traiter de fou ou de le mettre en prison. Mais quelle logique! Il a parl contre cette ville, donc il est digne de mort. Mais est-il plus rigoureux de conclure: il parle contre nous, donc c弾st un insens, un novateur, un fanatique?

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Chap. XXVII.v. 18..... S段ls sont proph鑼es.... qu段ls interc鐡ent maintenant envers l痛ternel.....

Un faux docteur ne saurait 黎re capable d段nterc馘er ainsi, il fuit plutt le Seigneur. Un h駻騁ique qui prie en secret n弾st certes pas loin du royaume des cieux.

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Chap. XXIX.v. 24-32. Parle aussi S駑aja, N馼駘amite, etc. ........ parce qu段l a parl de r騅olte contre l痛ternel.

J誕jouterai peu de chose ces graves paroles, sur lesquelles je voudrais persuader ceux qui poursuivent les enfants de Dieu de s誕rr黎er s駻ieusement. Peu importe qu段ls ne les tiennent pas pour tels. N弾st-il pas 騅ident que la main de Dieu se pr駱are s誕ppesantir sur de tels pers馗uteurs! Amis! si vous saviez o vous allez avec vos d駭onciations, etc., vous en seriez plus avares. Les librairies ne fourmilleraient pas de vos pamphlets; les consistoires et les facult駸 de th駮logie auraient moins faire, et votre pauvre c忖r serait plus l馮er la fin de vos jours. De tels p馗h駸 sont de ceux dont on n弛btient gu鑽e le pardon en ce monde, car la crainte du d駸honneur emp鹹he de les reconnatre, et on les emporte avec soi dans l帝ternit.

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Je ne crois pas devoir m誕rr黎er plus longtemps sur ce qui concerne les faux docteurs. J誕bandonne avec joie ce triste sujet. En voil assez pour leur faire quelque bien, si le Seigneur le permet. Je les ai trait駸 un peu rudement. Mais j帝tais li par mon texte, que je ne pouvais songer appliquer d誕utres qu誕u clerg de l痛glise chr騁ienne.

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QUATRIネME PARTIE.

LES TノMOINS ENVOYノS AUX CHRノTIENS DE NOM.

Chap. II.v. 2. .... Il me souvient pour l誕mour de toi de la compassion que j誕i eue pour toi en ta jeunesse et de l誕mour de tes 駱ousailles, quand tu venais apr鑚 moi dans le d駸ert, en un pays qu弛n ne s鑪e point.

Parole 騁onnante, et nous serions presque tent駸 de dire paradoxale! mais d誕utant plus admirable et bien propre nous convaincre qu置ne Sion d馮rad馥 est bien loin encore d底tre pour le Seigneur une Babel! Qu弛n se souvienne de quelle 駱ouse il est ici parl鬆; qu弛n songe ses conducteurs Mose et Aaron; aux verges nombreuses rompues sur elle. Qu弛n se rappelle les plaies diverses qui, apr鑚 quarante ans, ne laiss鑽ent que deux survivants pour entrer en Canaan; n誕ura-t-on pas lieu d底tre surpris de ces paroles: Je me souviens de l誕mour de tes 駱ousailles, qui ne font au reste que nous rappeler celles de Mose dans le Deut駻onome (XXXIII. 29): Oh! que tu es heureux, et qui est le peuple semblable toi, Isral, etc. Mais il faut remarquer ces mots: Tu venais apr鑚 moi.... Que de peines, que de douleurs le Sauveur n弾ut-il pas avec ses disciples? Mais ils le suivaient. Qu弾st-ce donc qui constitue une ノglise24? C弾st que les gens suivent tant bien que mal la volont que Dieu y a manifest馥: c弾st qu段ls n弛nt pas rompu les liens; c弾st qu弛n peut encore les dompter jusqu亭 un certain point en pr駸entant leur conscience et leur c忖r ce qu段l y a de plus s駻ieux dans la v駻it de Dieu; c弾st qu段ls ne disent point aux voyants: ォVa-t弾n proph騁iser dans un autre pays!サ mais plutt: ォNous avons p馗h, prie le Seigneur pour nous.サ La plaie particuli鑽e des ノglises de nos jours n弾st donc pas que les gens sont morts, inconvertis, d駸ob駟ssants, etc. (car ils l帝taient aussi autrefois); mais c弾st qu段l n馳 a plus de respect, plus de crainte, plus d誕ttention, plus de s駻ieux; c弾st que les hommes traitent les choses divines comme des bagatelles ou comme des choses ridicules, et qu段ls ressemblent plus aux chevaux et aux mulets du Psaume XXXII qu亭 l誕imable 駱ouse dont parle J駻駑ie. Aussi est-ce un vrai scandale que l弛n permette surtout aux grands, lors m麥e qu段ls ne sont que des moqueurs manifestes, de s誕ssocier dans des vues politiques des actes religieux dont ils ne craignent pas de dire, d鑚 qu段ls ne sont plus dans le forum, qu段ls n弾n font aucun cas. Il n馳 a pas d弾xcuse donner, car le fait est patent: Ils ne croient pas, ils se rient des myst鑽es, ils ravagent comme des sangliers la vigne du Seigneur. Il faudrait se servir des armes de Dieu pour r駱rimer de telles gens. Alors ils ne seraient point re輹s dans l痛glise et on ne les verrait pas, comme aujourd檀ui, se rendre les matres des serviteurs de Dieu.

Mais, dans l誕pplication aux masses, il est bon de leur rappeler qu弾lles 騁aient autrefois (dans les premiers temps du christianisme et de la r馭ormation) une 駱ouse qui marchait apr鑚 le Seigneur. Il est bon de leur rappeler que nagu鑽e encore, du temps d置n Jean Arndt, d置n Jean Gerhardt, d置n Selnecker, d置n Martin Geyer, d置n Scrive, d置n Spener, d置n Schade, les auditeurs avaient non-seulement un autre ext駻ieur, mais un tout autre esprit, et que la folie de la croix triomphait ais駑ent de la vieille philosophie d但ristote et m麥e de celle de Descartes, tandis qu誕ujourd檀ui la philosophie soi-disant 駱ur馥 menace de l誕n饌ntir par son principe des arguments suffisants et de faire disparatre en peu d誕nn馥s jusqu誕ux derni鑽es traces du christianisme. Efforcez-vous de ramener les auditeurs dans les justes limites; qu段ls apprennent encore marcher apr鑚 Dieu, qu段ls retrouvent l段ntelligence des vieux cantiques: Wer Gott vertraut, etc.; Es spricht der Unweisen Mund, etc.; Herr Christ der ein暖e Gottes Sohn, etc.; Valet will ich dir grben, etc.; Beficht du deine Wege, etc.; et de tant d誕utres que nos pr馘馗esseurs nous ont l馮u駸 en t駑oignage de leur intelligence des choses de Dieu et de leur participation l痛vangile. Mais je dois ajouter que si les pasteurs pieux eux-m麥es sont moiti pr騅enus contre une partie de leurs actes religieux, ils ne sauraient faire respecter ni inspirer au peuple les sentiments qui doivent relever la religion. J誕i souvent exprim de bouche et je dois r駱騁er que c弾st une incons駲uence et presque une maladie mentale que d誕imer J駸us, de poursuivre les 穃es, de demeurer dans une ノglise et d弾n accomplir les actes sans avoir une certitude int駻ieure de la convenance de tout ce qu弛n accomplit ni m麥e de tout ce que l弛n pr鹹he. O Deus, in quae tempora nos servasti25! Mais cc sujet trouvera mieux sa place dans ce que nous aurons dire de l痛glise proprement dite du Seigneur.

v. 3. ... Isral 騁ait une chose sainte l痛ternel, c帝tait les pr駑ices de son revenu: tous ceux qui le d騅oraient 騁aient trouv駸 coupables.....

Repr駸entez fortement aux 穃es combien notre Seigneur est fid鑞e; comme il prot鑒e les siens, comme il maintient le culte l o l弛n sait ce qu弛n adore, quelle part privil馮i馥 ceux qui se tournent vers le Seigneur comme des pr駑ices ont son amour; ce que c弾st que de lui appartenir en propre, d底tre son triomphe, sa gloire devant le monde!.... Qu弛n y r馭l馗hisse!..... je crains de multiplier les paroles. S駘ah!

v. 5. Ainsi a dit l痛ternel: quelle injustice ont trouv馥 vos p鑽es en moi, qu段ls se soient 駘oign駸 de moi, qu段ls aient march apr鑚 la vanit et qu段ls soient devenus vains?

Il est vrai qu弛n peut dire que ce ne sont point les masses, mais les grands dignitaires civils et religieux qui ont de tout temps commenc la d馭ection. Mais ce n弾st point une excuse, car chacun devra porter son propre fardeau. Si du temps d但chab qui faisait mourir les proph鑼es, un petit r駸idu a pu se maintenir, combien plus de nos jours o on ne pousse plus les choses aux m麥es extr駑it駸! On emploie toutes sortes d段nsinuations et de voies indirectes pour porter les fid鑞es renier le Seigneur, mais ils ne risquent point leur vie pour r駸ister. Ne cherchons pas amoindrir la culpabilit des 稟es pr馗馘ents pour all馮er d誕utant celle du ntre. Faites plutt comprendre aux 穃es les causes impures des antiques apostasies. Pr駱arez-les ainsi mieux comprendre les circonstances actuelles. Car nul ne peut dire que notre cher Sauveur ait le premier troubl l弾au, ni le convaincre d誕ucune injustice. Mais, il faut bien le reconnatre, ce qui d騁ourne les gens du Sauveur, c弾st pour l置n son industrie, pour l誕utre ses 騁udes, pour un troisi鑪e ses passions impures, ou son ambition, ou la faiblesse pour sa femme, ou l誕mour du monde, ou l誕pathie, ou une inimiti secr鑼e contre Celui qui nous a rachet駸. C弾st ce qui emp鹹he les uns de se convertir et les autres de devenir entiers dans le service de Dieu. Un vaste champ s弛uvre ici au pr馘icateur.

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v. 7. Je vous ai fait entrer dans un pays de Carmel........ mais sitt que vous y 黎es entr駸, vous avez souill mon pays et rendu abominable mon h駻itage.

Grand sujet de m馘itation. Outre l誕bus des gr稍es temporelles de Dieu, qui devraient 黎re sanctifi馥s par la Parole et par la pri鑽e, c弾st une indigne ingratitude que de profaner une doctrine sainte et pure, que de fermer son c忖r ses effets, que de la rendre m駱risable ceux du dehors; c弾st vraiment souiller le temple de Dieu par les 忖vres de B駘ial, et ce n弾st pas moins abominable qu段l ne l誕urait 騁 sous l帝conomie mosaque d弛ffrir une t黎e de chien sur l誕utel de l痛ternel.

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v. 9. Pour cette cause encore, dit l痛ternel, je plaiderai avec vous, je plaiderai avec les enfants de vos enfants.

....... Sur quoi fonder l弾spoir de temps meilleurs? Certes il y a de la sottise et de l檀ypocrisie repr駸enter la jeunesse telle qu弛n la rencontre aux universit駸, dans les 馗oles, dans les rues, dans les 馮lises, comme un sujet d弾sp駻ance. De l檀ypocrisie, car c弾st parler contre l帝vidence. De la sottise, car on s弾xpose ainsi aux moqueries des jeunes gens eux-m麥es. La jeunesse est telle pr駸ent, et sous de telles influences, qu段l ne faut pas de profondes r馭lexions pour voir que ce qu段l y a de plus vrai, c弾st de la d駸igner comme un gage pour le Diable, qui lui donne l誕ssurance qu段l gouvernera l誕venir encore plus ais駑ent que par le pass. Quiconque est capable d弾mbrasser dans ses pens馥s trois 駱oques: la jeunesse de ses enfants, sa propre jeunesse et ce que nos p鑽es nous ont racont de la leur, peut calculer, degr apr鑚 degr, les progr鑚 du mal. Une chose particuli鑽e notre temps, c弾st que m麥e des parents s駻ieux ont emprunt la philosophie certaines id馥s, comme par exemple: qu段l faut n馗essairement que les choses se fassent volontairement, librement; qu段l n弾st pas bon d弾nfermer une b黎e sauvage que tt ou tard il faudra mettre en libert, etc.; et il en r駸ulte que l帝ducation de leurs enfants est mis駻able.

Je plaiderai avec vous.....

Il faut que je vous en supplie encore, chers fr鑽es! Expliquez donc au peuple la bont, la condescendance, l段nexprimable patience de Dieu. Qui plaidera avec nous! le matre peut plaider avec ses 駘钁es indisciplin駸, le chef d誕telier avec des ouvriers paresseux, les gouvernants avec leurs sujets rebelles, etc., cela se comprend. Mais le Dieu ノternel, infini, avec ses intraitables cr饌tures! Pourquoi donc ne d騁ruit-il pas son ouvrage? Je ne sais. Il plaide avec elles. Quelle profondeur! Il faut pourtant remarquer qu段l ne le fait qu弾nvers ceux dont il s弾st charg d置ne mani鑽e particuli鑽e, envers son peuple. C弾st ce que nous appelons, dans le vrai sens, une ノglise, une communion religieuse26.

v. 10. Passez par les les.... et regardez s段l y a eu rien de tel.......

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Il est tr鑚-utile de faire de telles comparaisons; en particulier des membres d置ne communion religieuse avec ceux d置ne autre qui professe une doctrine moins pure. La comparaison tir馥 de l弛b駟ssance des b忖fs et des 穗es (ノsae I), nous montre la l馮itimit de celles-ci. Toutefois les choses se sont passablement 馮alis馥s l檀eure qu段l est; les diff駻ences de formes persistent, mais, en pratique, ils ont tous si bien profit des exemples les uns des autres, qu段ls s誕ccordent g駭駻alement oublier Dieu.

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Je souhaiterais pourtant aux Luth駻iens quelque chose du s駻ieux avec lequel les r馭orm駸 cherchent la solidit de la doctrine, ainsi que de l檀umilit des catholiques et du respect qu段ls t駑oignent pour tout ce qu段ls regardent comme une manifestation du Dieu vivant; aux r馭orm駸 quelque chose de la cordialit avec laquelle les Luth駻iens d駸irent le salut de toutes les 穃es; aux catholiques quelque chose de l帝loignement des Mennonites et d置ne partie des Arminiens pour tout esprit de pers馗ution. Chacune de ces communions aurait ainsi profit de l弾xemple de ceux du dehors. Le Sauveur aimait citer aux Juifs l弾xemple des Samaritains.

v. 11. Y a-t-il une nation qui ait chang de Dieux, lesquels toutefois ne sont point Dieux? Mais mori peuple a chang sa gloire en ce qui ne profite de rien.

II faut bien avouer qu弾n cela les nations paennes sont au-dessus de nous. La chose est pass馥 de l帝glise juive l帝glise chr騁ienne. Mais il n弾st pas difficile de comprendre le pourquoi. Le Dieu de ce monde n誕 aucun int駻黎 ce que les Paens changent de Dieux; ils pourraient rencontrer le v駻itable. Mais il a quelque int駻黎 ce que la vraie ノglise soit agit馥 et cribl馥 comme le grain: il en tombe toujours quelques-uns qui perdent la foi. On pourrait donc retourner la th鑚e de M. Bossuet et lui prouver, par l檀istoire, que c弾st toujours au si鑒e m麥e de la v駻it qu段l y a le plus de variations.

v. 13. Mon peuple a fait deux maux: ils m弛nt abandonn, moi qui suis la source des eaux vives pour se creuser des citernes, des citernes crevass馥s qui ne peuvent point contenir d弾au.

Son peuple..... ceux qui il a confi le vrai culte..... ceux-l ne peuvent agir ainsi que par endurcissement. Car ils ont la source; ils peuvent y puiser sans peine de l弾au vive autant qu段ls veulent; mais plutt que de faire ce qui est pour eux un devoir si 騅ident, ils imaginent des moyens nouveaux, p駭ibles, insuffisants, trompeurs, des moyens condamn駸 par l弾xp駻ience de tous les jours. De l viennent les 忖vres de sur駻ogation, les c駻駑onies, les v忖x, les commandements de l痛glise, etc., ordonnances et statuts humains qui n弛nt aucune promesse ni pour cette vie ni pour l誕utre. Ce p馗h est double: 1o On n誕 point 馮ard au Seigneur. 2o On consent tout supporter, pourvu qu弛n puisse ne point aller Lui.

v. 14. Isral est-il un esclave ou un serf? Pourquoi donc a-t-il 騁 mis au pillage?.....

En sorte qu段l est la merci de tous ceux qui le souhaitent, et que son P鑽e seul doit s弾n passer! Noble sujet de m馘itation qui occupait beaucoup le bienheureux Jean Arndt et dont le D. Fr. Richter de Halle faisait son 駘駑ent. Il 馗rivit un livre sur la noblesse de l停me. Je ne l誕i point lu, mais ses cantiques: Es gl舅zet der Christen inwendiges Leben, etc., O wie selig sind die Seden, etc., montrent assez combien la chose lui 騁ait importante. Elle est grande en effet, m麥e apr鑚 qu弛n en a s駱ar les id馥s plus ou moins mystiques ou th駮sophiques. N弾st-ce pas assez d駛 que nous soyons: son ouvrage, cr鳬s en J駸us-Christ pour les bonnes 忖vres? C弾st une honte que nous soyons tomb駸 si bas, et que nous ayons perdu notre gloire. On pr騁end que le bienheureux Spener eut l段d馥 d弾n porter le deuil toute sa vie; ce n帝tait point une pens馥 extravagante.

v. 14. 16. 17. .... Pourquoi a-t-il 騁 mis au pillage?..... Les lionceaux ont jet leur cri sur lui.... M麥e les enfants de Noph..... te casseront le sommet de la t黎e. Ne t弾s-tu pas fait cela parce que tu as abandonn l痛ternel ton Dieu, dans le temps qu段l te menait par le chemin?

Dites un pauvre esclave r馗emment emmen de Guin馥 combien il serait heureux aupr鑚 de son p鑽e et de sa m鑽e, quoi cela lui servira-t-il, si ce n弾st se d駸esp駻er d誕utant plus? Car il n馳 a point de rem鐡e: c弾st la patience qu段l faut l弾xhorter. C弾st ainsi que les anciens philosophes n誕vaient rien de mieux faire que d弾xhorter les hommes la patience. Ce fut vraiment pour eux la plus haute sagesse. Mais avec des chr騁iens, avec des hommes pour qui Christ est mort, il faut tenir un autre langage. Le rem鐡e est l tout pr黎 pour quiconque vent le saisir. Mais pourquoi abandonnent-ils l痛ternel, lorsqu段l veut les conduire ainsi doucement par le chemin? Pourquoi n帝coutent-ils point ses discours?.,.. La m騁hode ne leur convient pas; ils ne sentent point la n馗essit du rem鐡e.... Les longs sermons n馳 feront rien: mais il faudrait t稍her d弛btenir des auditeurs la promesse que lorsqu段ls auront 騁 touch駸, saisis, ils n段nterrompront point une salutaire m馘itation pour se mettre table, pour aller en soci騁 ou au cabaret! On aurait gagn un grand point. Le Diable ne viendrait pas aussitt, comme les oiseaux du ciel, ravir la Parole sem馥 dans leur c忖r.

v. 18. Et maintenant qu誕s-tu faire, etc.

Question qu段l importerait de s誕dresser bien souvent: Cui bono? Est-ce la peine? etc. Quid tum? disait souvent le bienheureux Martin Geyer. Si les hommes qui se piquent si bien de philosopher voulaient devenir philosophes dans cette mati鑽e et se rendre compte du but et du r駸ultat qu段ls poursuivent..... Mais le Diable n誕 rien gagner cette philosophie-l, il ne cherche donc point la propager.

v. 19. Ta malice te ch穰iera.....

Les ch穰iments ont-ils quelque efficace?..... les hommes deviennent cet 馮ard toujours plus insensibles. En g駭駻al on peut dire que les plaies nationales ou particuli鑽es servaient mieux pour le rel钁ement du Judasme qu弾lles ne servent faire triompher la croix dans les c忖rs. C弾st qu誕lors il s誕gissait de d駑olir des hauts-lieux, de brler des idoles, de profaner des autels, de r騁ablir les sacrifices, etc.; ici c弾st le dedans qui doit prendre un nouvel aspect. Un regard de J駸us sur nous, ou de nous dans son c忖r est ici plus efficace que deux pestes, que trois famines et que quatre invasions. Il r鑒ne, il est vrai, une solennelle attention dans les services de pri鑽es ordonn駸 en temps de famine ou de guerre; mais cette attention se rapporte aux demandes temporelles qui y sont exprim馥s. Le reste est 馗out avec respect, mais avec un esprit trop agit pour en profiter. Les plaies et les fl饌ux servent plus pour avertir ceux qui en sont les t駑oins que pour convertir ceux qui en sont l弛bjet. C弾st ainsi que la roue et la potence servent plus pour les assistants que pour les coupables. Il en est de m麥e des maladies. Il y a beaucoup de pasteurs qui regardent le lit de mort ou de maladie comme leur moisson. Je l誕ccorde en ce sens que des 穃es d駛 converties par leur minist鑽e leur sont alors manifest馥s. Mais je ne puis croire que ce soient l des circonstances particuli鑽ement favorables pour implanter l痛vangile dans les c忖rs: les promesses sont alors trop forc馥s, l帝tat de l停me trop agit, trop extraordinaire, trop pliable, trop suspect. Le Fils de Dieu vivifie ceux qu段l veut; il peut donc convertir des mourants, mais plutt pour manifester sa grande puissance qu亭 cause de la commodit particuli鑽e du moment. Nous n誕vons pas besoin d段nsister, car c弾st ici une v駻it d弾xp駻ience, et c弾st ce qui a donn lieu ce brocard connu:

Gu駻i selon ses souhaits,

Il fut pire que jamais27.

Toutefois le souvenir d置ne d騁resse pass馥 peut rendre de bons services. Il est bon de la rappeler et d馳 insister.

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v. 21. Je t誕vais moi-m麥e plant馥 comme une vigne exquise de laquelle tout le plant 騁ait franc.

On n弾st que trop enclin rejeter jusque dans leur origine les choses qui ne vont pas comme elles devraient aller. L段nstitution du mariage est mis駻ablement observ馥: DONCelle est vicieuse, inutile, ou fond馥 seulement apr鑚 la chute. Le peuple d棚sral s弾st toujours indignement conduit: DONCce ne pouvait 黎re le peuple particulier du Seigneur. Les protestants profanent scandaleusement la doctrine de gr稍e, leur conduite y est diam騁ralement oppos馥, ils savent peine ce qu段ls doivent croire, etc.; DONCle protestantisme n誕 jamais rien valu. DONCencore il serait inutile de chercher le r騁ablir; ce serait coudre une pi鐵e neuve un vieil habit. Oh non, mille fois non! Celui qui a institu le mariage au commencement, celui qui avait plant Isral comme une vigne exquise, a plant aussi l痛glise 騅ang駘ique, je le dis avec assurance, devant le Sauveur, comme une vigne dont tout le plant 騁ait franc. Tout 騁ait dispos pour qu弾lle pt prosp駻er. Elle fut sainte dans son origine, qu弾st-ce qui emp鹹hait qu弾lle ne continu穰 l底tre? Mais il est vrai d誕jouter qu弾lle s弾st chang馥 en une vigne ab穰ardie. Ne n馮ligez pas de le confesser, mes chers coll鑒ues! Mais profitez aussi de toute occasion pour rappeler vos auditeurs ce qu段ls devaient 黎re.

v. 22. Quand tu te laverais avec du nitre et que tu prendrais beaucoup de savon, ton iniquit demeurerait encore marqu馥 devant moi, dit l痛ternel.

Ne voit-on pas, en effet, dans l弛rdre naturel, le fard ou les ornements affect駸 ne faire qu誕ugmenter la laideur? J誕ccorde qu弾n g駭駻al c弾st plutt aux hommes qu亭 Dieu que ces artifices s誕dressent, car on sait que Dieu regarde au c忖r, mais on esp鑽e que des parents, des matres, des amis, que le public pourra s馳 tromper. N段mporte, notre com馘ie n弾n est pas moins une abomination devant Dieu. Le but de ce texte est sans doute d弾ngager les 穃es fuir toute dissimulation, vouloir bien se montrer sous leur v駻itable aspect ou tout au moins ne se contrefaire ni devant Dieu ni devant les hommes. Je sais qu弛n fait l檀eure qu段l est un grand abus de ce principe; et qu弛n affiche une franchise qui n弾st que de l段nsolence et qui n弾st propre qu亭 tout ruiner; mais on ne peut s弾n prendre au commandement du Seigneur.

Ton iniquit....

Reconnatre sa laideur, rester dans son sang (comme il est dit dans un autre passage), dans sa d騁resse, sans chercher ni parure, ni palliatif, et se borner implorer le secours, voil ce que l停me doit faire d誕pr鑚 ce texte; c弾st bien triste, bien propre abattre, c弾st bien contraire toutes nos tendances; mais c弾st l que le secours se trouve. Cette sinc駻it n弾st point de l弾ffronterie, ni de l段ndiff駻ence. Ce n弾st point volontiers qu置ne 穃e se d馗ouvre ainsi ses propres yeux et ceux des hommes; ni qu弾lle renonce ses illusions et se voit comme abandonn馥 de Dieu. Mais ceux qui connaissent le Sauveur la voient d駛 toute aimable, ils la voient re輹e dans le royaume, consol馥, par馥, sans nitre et sans savon, par la seule efficace du sang qui nettoie de tout p馗h. Mais souvent avant d弾n venir l, elle passe par un 騁at sec et triste, o elle n帝prouve aucun courage, aucune force, m麥e pour confesser ses p馗h駸, o tout ce qu弾lle peut faire c弾st de repousser toute dissimulation.

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v. 25. Retiens ton pied.......

Je ne sais si je serais aussi frapp maintenant que je le fus dans mon enfance du trait de cet ancien qui persuada un jeune homme d段nterrompre, des 駱oques r馮uli鑽es, sa vie dissip馥 pour lui apprendre s誕ttacher peu peu la vertu: ce serait, je pense, une barri鑽e peu efficace. Toutefois un temps d誕rr黎 est en soi-m麥e salutaire pour l停me. Une gr稍e d弾nhaut peut intervenir et lui montrer o est la chose essentielle. L弾nivrement ou le d駸espoir servent au contraire le Diable d置ne mani鑽e merveilleuse.

Non, car j誕ime les 騁rangers...... etc.

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Il faut se souvenir pourtant de la parabole des deux fils, dont l置n dit: je vais et n誕lla point la vigne, tandis que l誕utre refusa d馳 aller et finit par s馳 rendre. C弾st ainsi qu弛n voit souvent ceux qui montrent le plus de hardiesse dans leur r饕ellion 黎re gagn駸 les premiers. Portez donc l弛pprobre avec patience.

v. 26. Comme le larron est confus quand il est surpris......

Il est des circonstances, assez fr駲uentes, o le ministre pourrait triompher de la confusion des gens. Mais il doit alors user de sa victoire avec mod駻ation et de mani鑽e leur montrer qu段l y a dans son c忖r plus d誕mour et de compassion que d弾xigence et de tyrannie. J誕i vu plus d置ne fois avec douleur des ministres parler alors avec une sorte d誕rrogance qu弛n d騅orait, pour l檀eure, en silence, mais qu弛n n弾n tournait plus tard que plus impitoyablement contre eux-m麥es

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v. 27. .... Ils m弛nt tourn le dos et non pas la face; puis ils disent dans le temps de leur calamit鬆: L钁e-toi et nous d駘ivre......

Ils montrent ainsi qu誕u fond du c忖r ils savent bien qu段l y a un Dieu..... Leur faute n弾n est que plus grande; il faut avoir bien soin de la leur repr駸enter.

v. 28...... ヤ Juda! tu as eu autant de Dieux que de villes.

Ces paroles ne s誕ppliquent pas seulement aux catholiques et la multitude de leurs saints et de leurs saintes la protection desquels ils recommandent les villes, les villages et les pays. Elles ne d駸ignent pas moins ces nombreuses Divinit駸 terrestres que les hommes se choisissent dans les villes, dans les villages, dans les familles; des 馮lises enti鑽es d駱endant, ici d置n bourgmestre, l d置ne femme de qualit, ou d置n eccl駸iastique de distinction, etc., ou d置n patron, ou du prince du pays, etc. Ces idoles leur sont-elles t馥s par la mort, ils s誕ttachent leurs successeurs..... C弾st un courant qui entrane tout et dont les 穃es qui connaissent Dieu ont peine se d馭endre. Il n馳 a que la sagesse d弾n Haut qui puisse enseigner un ministre exercer dans ce cas la fid駘it d置n Sadrac, d置n M駸ac et d置n Abed-N馮o, sans toutefois irriter imprudemment le monstre.

Medium tenuere beati. Rendez qui l檀onneur l檀onneur, mais ne craignez point leur audace, ne soyez point 駱ouvant駸, mais sanctifiez dans votre c忖r l痛ternel votre Dieu. Autant il est sage de ne pas les blesser sans sujet et d帝viter une polypragmosyn28 dont il ne revient aux ministres aucun honneur, autant il est n馗essaire pourtant d弾mp鹹her que ces dii medii29 n帝tablissent leur temple. On y r騏ssira surtout en donnant soi-m麥e l弾xemple, par la condescendance la plus cordiale et la plus modeste dans les choses l馮itimes, par la r駸istance la plus modeste encore, mais la plus ferme, dans les choses non l馮itimes grandes ou petites, et en 騅itant avec le plus grand soin de recourir leurs services, leur aide, leur patronage.

v. 29. .... Vous avez tous p馗h contre moi, dit l痛ternel.

Voil le mal, voil la cause de la mal馘iction: c弾st que les hommes vivent sans Dieu dans le monde, et que nul n弾st plus 騁ranger dans les 馮lises que le Sauveur. On fr駑it d弾ntendre quelles moqueries des 騁udiants en th駮logie, de futurs pasteurs font des plus saintes v駻it駸; et comment ils se font un jeu de sauter par-dessus les fondements o les serviteurs de Dieu demeurent jamais prostern駸.... Les fondements sont ruin駸, que fera le juste? (Ps. XI. 3). Comment les impies ne pulluleraient-ils pas l o de tels hommes vont s帝riger en docteurs des 穃es ?

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v. 31. ヤ race! .......

Voyez ce que Paul disait des Cr騁ois (Tite I. 12): Ce sont de m馗hantes b黎es, kaka theria. C弾st encore le cas de certaines nations, de certaines villes, de certains lieux. Les serviteurs de Christ qui s馳 trouvent plac駸 l帝prouvent bien. Si ces gens se convertissent, ils seront peut-黎re plus entiers, plus fermes que d誕utres30. Mais jusque-l que de tourments! On y consume ses forces. Veuillez le croire, vous qui le Sauveur a fait une position plus commode, et puissiez-vous 駱rouver, la fois, de la piti et de la confusion.

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v. 32. La vierge oubliera-t-elle ses ornements et l帝pouse ses atours? Mais mon peuple m誕 oubli durant des jours sans nombre.

C弾st que l帝pouse connat sa parure, elle l誕ime, car c弾st par elle qu弾lle plat et qu弾lle se plat elle-m麥e. Mais combien y a-t-il d停mes qui connaissent le Seigneur? S段ls le connaissaient, ils l弾stimeraient plus que tous les tr駸ors; la gloire du monde, leur propre gloire ne leur paratraient ct que de l弛rdure. Travaillez, chers fr鑽es, faire que l帝pouse apprenne connatre son 駱oux et montrez-lui son portrait, surtout Ps. XXII. ノsae LIII. Car l停me voit les choses autrement que le corps. Le Sauveur crucifi fait, dans l帝conomie pr駸ente, infiniment plus de captifs que le Sauveur victorieux et couronn de gloire..... Il est remarquable que le spectacle de la transfiguration n弾ut d誕utre effet sur l誕rdent Simon, si enclin l弾nthousiasme, que de lui faire dire: Il est bon que nous demeurions ici, faisons-y donc trois tentes, tandis que la vue des plaies de J駸us arracha l弾sprit raisonneur de Thomas cette exclamation qui nous est un si pr馗ieux mod鑞e pour nous approcher de Lui: Mon Seigneur et mon Dieu!

v. 34. Ces choses ne sont point secr鑼es, mais se font publiquement en ces m麥es lieux31.

Ce n弾st malheureusement que trop vrai. S段l ne s誕git, h駘as, que d誕ll馮uer la coutume ou de s誕ppuyer m麥e sur ce que toute une suite de ministres ne s馳 sont point oppos駸 ou l弛nt confirm par leur exemple, il est des lieux o l弛n voit s誕ccomplir publiquement, sans que les coupables soient le moins du monde recherch駸, des choses dont, en cent autres lieux, les auteurs ne pourraient se montrer sans rougir et ne s帝tonneraient nullement d底tre recherch駸 et punis. Je pourrais citer plusieurs exemples des cons駲uences qu弾ntrane pour un ministre l弛pposition franche et fid鑞e de tels abus. Mais je me contenterai d弾n indiquer un: le trafic d弾sclaves avec ses cons駲uences. Comment les chr騁iens32 qui se croient permis d誕rracher un de leurs semblables sa patrie, sa famille, et de le forcer coups de b穰on contracter un autre mariage, reconnatraient-ils leur pasteur le droit de les exclure pour ce fait de la participation au common prayer? Les Cannibales sont-ils plus barbares? ォMais, dit-on, ces choses ne sont point secr鑼es, c弾st un vieil usage qu弛n suit publiquement.サ Que doivent faire les ministres? Plaider avec ces gens et leur montrer leur p馗h, soit qu段ls 馗outent soit qu段ls se bouchent les oreilles. Dieu les a 騁ablis en sentinelle, il faut qu段ls avertissent de sa part les p馗heurs. Ne sont-ils pas comme des colonnes de fer et des murailles d誕irain?

v. 35. Et tu dis: je suis innocente.......

Ils parlent ainsi s駻ieusement. Ce n弾st point simplement pour le plaisir de contester ou de raisonner, mais avec une sorte de sinc駻it. Il y a de ces p馗h駸 tellement enracin駸 dans la tradition, que les gens ne peuvent croire que ce soient des p馗h駸. T駑oin ce sauvage qui tua son camarade Copenhague, et qui s帝tonna fort qu段l lui fallt payer de sa vie un acte si l馮itime! (Il avait 騁 r馥llement offens.) Dans les lieux o depuis longtemps il n馳 a eu trace de pr馘ication fid鑞e, il est n馗essaire, chers fr鑽es, que vous proc馘iez avec beaucoup de m駭agements et de patience, et que vous laissiez aux gens le temps de se reconnatre. Souvenez-vous de l弾xemple d但bim駘ec (Gen鑚e XX). Son raisonnement est sans doute des plus 騁ranges: ォSarah n弾st que la s忖r d但braham; je puis donc la prendre sans scrupule; je suis juste.サ Il et 騁 facile de le r馭uter. Mais Dieu lui dit: Je sais que tu l誕s fait dans l段nt馮rit de ton c忖r: c弾st pourquoi j誕i emp鹹h que tu ne p馗hasses contre moi;..... maintenant donc rends cet homme sa femme, etc. Abim駘ec ob駟t.

v. 36. ..... Tu seras aussi confuse de l痛gypte que tu as 騁 confuse de l但ssyrie.....

Tels sont les rem鐡es que cherche l檀omme naturel. Cc ne sont que des cures palliatives. On fait un trou pour en boucher un autre. Le mal n弾n devient que pire: on tombe de Charybde en Scylla. Pour chasser la fi钁re intermittente, on se donne la phtisie ou l檀ydropisie et on en meurt. Pourquoi vas-tu ainsi de ct et d誕utre, pauvre nation, pauvre ville, pauvre village! O cherches-tu le secours? ォNous ne connaissons pas le chemin de la paix....サ Ah! si tu pouvais pleurer sur tes p馗h駸, crier Dieu, implorer la gr稍e, tu trouverais un refuge 騁ernel! L誕-t-on regard, on en est illumin et leurs faces ne sont point confuses. Cet afflig a cri et l痛ternel l誕 exauc et l誕 d駘ivr de toutes ses d騁resses.

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覧覧

Chap. III.v. 8. Et j誕i vu que quoique j弾usse renvoy Isral la rebelle pour tous les cas o elle s帝tait rendue coupable d誕dult鑽e, et que je lui russe donn ses lettres de divorce, n饌nmoins Juda sa s忖r la perfide n弾n a point eu de crainte.

Les jugements de Dieu ne font aucune impression. On dirait que ce sont des songes ou des fables. Ils ne servent.... qu亭 passer le temps. Ne devrions-nous pas nous int駻esser l帝tat religieux de tant de pays si d馗hus depuis le temps de la r馭ormation, o c弾st grand-peine que la pure doctrine peut 鈞 et l se faire jour, o les 穃es meurent de faim ou sont oblig馥s d誕voir recours une mauvaise nourriture! Mais, h駘as, qu段mporte l但llemagne la France, la Hongrie la Gr鐵e, la Saxe la Boh麥e, la Sil駸ie, la Moravie, l但utriche? Et pourtant ce ne sont pas des villages ou des villes, cc sont des pays entiers qui 騁aient dans l誕bondance et qui maintenant meurent de faim.

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v. 10. .... Elle ne s弾st point retourn馥 moi de tout son c忖r, mais elle l誕 fait en mentant, dit l痛ternel.

C弾st parce que les hommes ne croient pas la Toute Pr駸ence de Dieu, ou qu段ls n馳 pensent pas. Sans quoi ils n弛seraient apporter devant Lui cette phras駮logie du monde par laquelle ils se complimentent les uns les autres en mentant. Je doute qu弛n tnt pour un serviteur bien appris celui qui oserait sans rougir affirmer son matre une chose de la fausset de laquelle il le saurait parfaitement inform.

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v. 11. L痛ternel donc m誕 dit: Isral la rebelle s弾st montr馥 plus juste que Juda la perfide.

Dieu p鑚e et compare les p馗h駸 avec une parfaite 駲uit. Isral ne pouvait facilement se rendre J駻usalem. Outre la distance, il y avait l弛pposition souvent violente de ses rois, motiv馥 par des raisons politiques. Il y avait encore la jalousie de tribu, etc.; causes impures, sans doute, mais qui ne se rapportaient pas directement Dieu. Juda n誕vait aucun de ces motifs, aucune de ces excuses, et c帝tait bien par une r駸istance directe et de propos d駘ib駻 qu段ls ne voulaient pas se soumettre. Et si les maris conservaient encore quelque apparence d弛rthodoxie, tout au moins permettaient-ils volontiers leurs femmes de se soustraire au culte l馮itime. Est-ce l段nsu de nos maris que nous avons fait des g穰eaux et des aspersions la reine des cieux? (XLIV. 19).

............... Ces sortes de parall鑞es sont utiles 騁ablir entre la conduite des diverses classes d檀ommes, ou de diverses nations ou religions, en particulier parce qu弾lles an饌ntissent souvent les pr騁extes que les hommes ont coutume de rechercher avec grand soin pour se justifier.

v. 12. Retourne-toi, Isral la rev鹹he, dit l痛ternel; je ne ferai point tomber ma col鑽e sur vous; car je suis mis駻icordieux, dit l痛ternel, et je ne vous la garderai point toujours.

C弾st la m騁hode 騅ang駘ique: effrayer .... mais montrer une issue; censurer.... mais non pas jusqu亭 d馗ourager; exprimer les plus dures v駻it駸.... mais bientt parler J駻usalem selon son c忖r. L停me qu弛n tient comme sur une toile d誕raign馥 par-dessus l弾nfer, ou sur laquelle on suspend incessamment un glaive, deviendra folle plus que croyante. Il y a longtemps qu弛n pr鹹he l痛vangile; mais la m騁hode 騅ang駘ique est encore bien neuve dans le monde et bien rare m麥e parmi les pr馘icateurs sinc鑽es.

Je ne fais aucun cas des distinctions qu弛n a imagin馥s l誕ppui du confessionnal33. Labsolutio conditionalis n弾st qu置ne moquerie, labs. declaratoria ne peut suffire. Le souverain pasteur a donn plus de puissance ses messagers. Lier, retenir, c弾st une r馥lle mal馘iction; d駘ier, c弾st une b駭馘iction r馥lle. Fortifiez-vous par le Saint-Esprit, t駑oins de J駸us, et soyez rendus capables de dire vos auditeurs s段ls sont maudits ou sauv駸. Est-ce trop pour vous, au moins tenez-vous fermes la Parole: Reconnais ton iniquit, v. 13. Mais cela peut-il suffire? Oui, cela peut suffire. Qu弾st-ce donc que l誕bsolution? C弾st une pri鑽e de foi adress馥 librement, apostoliquement au Dieu mis駻icordieux, pour qu段l pardonne tel p馗heur qui reconnat son 騁at de mort, d段ncr馘ulit, ou pour qu段l rel钁e tel croyant de ses chutes. Essayez de pratiquer ainsi le confessionnal, et vous verrez si vous 黎es encombr駸 d置n trop grand nombre de p駭itents!...... Labsolution d馗larative ne sert qu亭 plonger les 穃es dans une plus grande mis鑽e. Ce que je redoute, ce n弾st pas qu弾lle leur donne une trop grande assurance de la gr稍e, je crains plutt qu弾lle ne fasse d弾lles des ath馥s pour qui les choses divines ne sont qu置ne vaine com馘ie.

v. 22. Enfants rebelles, convertissez-vous, et je REMノDIERAI vos rebellions.

La r饕ellion des 穃es est vraiment une maladie. Il faut bien le r駱騁er aux 穃es et leur montrer quelle sollicitude elles inspirent notre grand m馘ecin J駸us-Christ, jusqu亭 ce qu弾lles puissent dire: Nous avons re輹 la gu駻ison par ses meurtrissures.

覧覧

Chap. IV.v. 8. C弾st pourquoi ceignez-vous de sacs, lamentez et hurlez......

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......... On rencontre dans les 馮lises les plus d馗hues les 騁ats d停me les plus b駭is. Qui dirait, en lisant les fragments qui nous restent des sermons du comte Elger de Hohenstein, moine pr鹹heur d脱rfurt, qu段ls ont 騁 馗rits dans des temps de t駭鐫res et de barbarie? Qui aurait cru que la pieuse ノlisabeth de Thuringe ( la m麥e 駱oque) 騁ait la fille spirituelle du ridicule Conrad de Marburg? D弛 vient que tant de riches et nobles protestants ne sortent pas autrement de ce monde que s段ls avaient jur les canons du Concile de Trente, et que tel moine, telle nonne meurt aussi 騅ang駘iquement que si d鑚 l弾nfance elle et connu ad unguem le commentaire pratique34 du Docteur Luther? D弛 cela vient-il?.... Du c忖r. C弾st le c忖r qui porte les premiers, malgr la doctrine, si irr駸istiblement vers le m駻ite des 忖vres qu段ls ne comprennent pas le salut et ne peuvent concevoir de moyen plus efficace de l弛btenir que le sacrifice d置ne partie de leur Mammon. C弾st le c忖r, auquel Dieu regarde, qui rend au contraire ce pauvre papiste si 騅ang駘ique, si avide du sang expiatoire de J駸us, qu段l ne trouve aucun repos dans sa pauvret volontaire, dans sa chastet, dans son ob駟ssance; mais qui lui fait trouver, en un moment, dans tel ou tel hymne, dans telle ou telle p駻icope35, une b駭馘iction gratuite infiniment plus grande que tout ce qu段l put jamais atteindre par les sacrifices pr騁endus m駻itoires de toute sa vie. Je lus un jour, sur un calice d帝tain, dans un village, l帝loge du donateur luth駻ien, comme un parfait contraste avec l帝pitaphe choisie par une imp駻atrice dont les 忖vres de charit sont innombrables: Ci-gt la pauvre p馗heresse Magdeleine Th駻鑚e.

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v. 22. ... Ils sont habiles faire le mal, mais ils ne savent pas faire le bien.

L段gnorance est un des plus grands obstacles et l置ne des excuses le plus souvent all馮u馥s pour justifier le peu de progr鑚 que l弛n fait dans le bien. Elle r鑒ne surtout, pense-t-on, parmi les soldats, les montagnards, les ouvriers, les rouliers, les marins, etc. Mais o sont les sages, les intelligents, o trouve-t-on plus d弾xp駻ience, plus de certitude spirituelle! Est-ce parmi les savants, qui sont souvent si embarrass駸 pour les questions les plus simples? Parmi les gens de condition, qu段l faut si souvent redresser dans les choses morales les plus ordinaires? Parmi les n馮ociants, qui savent si rarement appr馗ier ce qui ne tombe point dans le domaine des chiffres et des calculs! C弾st encore ici l誕ffaire du c忖r. Nagu鑽es on pensait que les sauvages et les n鑒res 騁aient trop stupides pour recevoir l痛vangile. Trop stupides, en effet, s段l fallait qu段l entr穰 par la porte de l段ntelligence; mais une parole de gr稍e a-t-elle p駭騁r le c忖r, on n誕 point le temps de se retourner qu弾lle est d駛 dans la t黎e avec toutes ses cons駲uences et tout ce qui l誕ccompagne.

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Chap. V.v. 2. Que s段ls disent: l痛ternel est vivant! ils jurent en cela plus faussement.

Lorsqu段ls chantent: Wir glauben all an einen Gott36, etc,; wir wollen dir zu Ehren alles wagen37 etc.; ils ne pensent pas m麥e la vraie signification de ce qu段ls expriment. Ce sont pour eux des formules, des mani鑽es de parler. Jamais je n誕i vu, sous ce rapport, l弛rdre ext駻ieur et le d馗orum du culte troubl avec plus de b駭馘iction que dans l弛ccasion que voici, par un t駑oin de J駸us, que tous ceux qui l弛nt connu regardent sans doute avec moi comme un des plus v駭駻ables, M. Johann Christoph Schwedler, v駻itable aptre des Sil駸iens, qui vint bout de se tuer au service de son matre, en f騅rier 1730. Un jour de communion, l帝glise de Wiese entonnait le cantique: Valet will ich dir geben, du arge falsche Welt38. タ l弛ue des premiers mots du vers suivant: Dein sundlich bses Leben durchaus mir nicht gfallt39, ce bienheureux fut saisi d置n z鑞e d痛lie si ardent, que sa face parut comme embras馥. Se faisant entendre par-dessus les orgues, par-dessus des milliers de voix, il cria d置ne voix de tonnerre: ォAu nom de Dieu, que chantez-vous l燿? Qu弾st-ce qui ne vous plat point? C弾st le Seigneur J駸us. C弾st Lui que vous devez dire: tu ne me plais point. Vous chanterez ainsi la v駻it. Mais vous le dites au monde.サ Il ajouta de telles paroles, que l誕ssembl馥 enti鑽e fondit en larmes toute hors d弾lle-m麥e. ォEh bien, dit-il, s段l y en a parmi vous qui hassent en effet le monde ou qui veuillent d駸ormais le har, qu段ls le confessent au nom de J駸us!サ Le verset fut alors repris, mais plutt pleur que chant鬆;..... il n弾st pas douteux que ce ne ft pour un grand nombre avec des pens馥s et des r駸olutions qui s帝lev鑽ent, au moins cette heure, comme une bonne odeur de Christ. Ah! pourquoi voit-on aujourd檀ui si peu de Schade, de Stolte, de Lange, de Hedinger, de Franke, de Nitsch, de Schwedler, de Veit, de Dietrich, de Geyer, de Scriver? Je ne parle ici que de ce qui leur fut commun tous, de ce z鑞e qui les rongeait pour la maison de Dieu et qui, quoiqu弛n ait pu dire, leur a 駻ig un 騁ernel monument dans des milliers de c忖rs; et, pour moi, le souvenir d置n seul de ces noms suffit pour me remplir d置ne douce joie. Chers fr鑽es, dans les troupeaux apostoliques on peut suivre une marche plus paisible.......... mais, dans les assembl馥s ordinaires, s段l n馳 a point d痛lie, point de Boanerges40 (fils du tonnerre), tout dort; les instructions, les exhortations sont trop philosophiques, trop mesur馥s, trop douces, trop bien li馥s, trop circonspectes. Il faut emporter d誕ssaut, il faut renverser des pans de mur, il faut brler avant que de pouvoir reb穰ir. Mais ce s駻ieux-l, il faut l誕vouer, ne s誕pprend point dans les livres, lors m麥e qu弛n s馳 cr钁erait les yeux. Il faut que ce feu du ciel, apr鑚 lequel notre Matre soupirait dans les jours de sa chair, intervienne et s誕llume dans les c忖rs. C弾st ce feu que J駻駑ie sentit brler dans ses os. Il embrasera tout l弾ntour.

v. 3. ノternel, tes yeux ne regardent-ils pas la fid駘it鬆? (Ou la foi?)

Il ne se contente pas de paroles. Mais aussi le sujet de sa plainte est-il que les v駻itables ont disparu (all. que la foi est rare) parmi les fils des hommes (Ps. XII. 2). Abraham, proposant une condition au Seigneur, n弛sa point descendre en dessous de cinq justes. Mais ici qu弾ntendons-nous! Promenez-vous par les rues de J駻usalem (v. 1). .... Si vous y trouvez UN HOMMEde bien....... qui cherche la fid駘it (ou la foi)..... je pardonnerai la ville.N馳 a-t-il pas de quoi faire corner les oreilles! Si pr鑚 des temps de Josias 黎re descendu plus bas que du temps d痛lie! Et, si, de la part de Dieu, c弾st le comble de la mis駻icorde, la pauvre ville n弾st-elle pas enti鑽ement d駱ouill馥, et rendue confuse de la mani鑽e la plus sensible? Dieu ne lui reconnat pas m麥e ce seul juste, cette seule 穃e qui s誕ttache la foi!

Je ne doute point qu段l n弾n ft de m麥e dans plus d置ne ville chr騁ienne, si la gr稍e du Nouveau Testament n誕vait quelque chose de si insinuant, de si victorieux, de si sup駻ieur celle de l誕ncienne alliance. Mais elle est si puissante que je ne craindrais pas d誕ffirmer qu亭 ce compte il n馳 en aurait pas une qui n帝chapp穰 la destruction. Que les t駑oins de J駸us aient seulement des yeux pour chercher. Il n弾st sans doute aucune de nos villes o ils ne pussent trouver une, deux, trois.... ou un plus grand nombre d停mes (o? Je ne veux point le d騁erminer...... c弾st peut-黎re un pauvre aveugle l檀ospice..... une fille qui garde les oies dans les foss駸 de la ville, etc.), qui ne recherchent pas seulement la foi, mais qui en ont faim et soif et qui la recevraient avidement et croiraient, laissant peine le temps de la leur annoncer.

Il ne faut pas non plus ignorer que d鑚 qu置n messager de Dieu vient quelque part, il faut compter qu段l y a l des 穃es au secours desquelles il est envoy. Dieu ne pousse ses ouvriers que l o se pr駱are sa moisson. Ayant un jour tenu un service allemand dans un pays 騁ranger, je vis s誕pprocher de moi un homme qui me dit: ォMonsieur, vous voir que moi mal parler votre langue. Moi ne vous avoir compris qu亭 moiti. Mais voici vingt ans que j誕i des pens馥s dont je n誕urais su rendre compte. En vous entendant, je me suis dit: c弾st cela, c弾st cela! Vous avoir exprim toutes mes pens馥s.サ

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Chap. VI.v. 30. .... L痛ternel les a rejet駸.

C弾st pourquoi il est dit:

Chap. VII.v. 4. Ne vous fiez point des paroles trompeuses en disant: le temple de l痛ternel, le temple de l痛ternel, le temple de l痛ternel.

On pouvait encore dire: l痛glise juive, le peuple de Dieu. Mais c帝tait comme une maison d駸erte, une cosse vide, un autel sans feu, un corps sans esprit. ォLe temple y 騁ait encoreサ, dites-vous. Non, dit le Seigneur, ne parlez plus du temple. Les Corinthiens communient; mais, dit le Seigneur, par la bouche de Paul, ce n弾st point manger la C鈩e du Seigneur (1 Cor. XI. 20). Oh! quel abme n馳 a-t-il pas entre le nom et la chose, la v駻it et l誕pparence, la forme et la r饌lit鬆!

v. 10. Toutefois vous venez et vous vous pr駸entez devant moi dans cette maison-ci.....

Lopus operatum41 est un vieil abus. Les ministres feraient bien, en temps et lieu, de rechercher par quels secrets motifs des hommes raisonnables peuvent se tranquilliser ainsi dans un culte auquel leur c忖r n誕 point de part. Il existe des livres qui 駭um鑽ent les excuses des p馗heurs. J段gnore s段ls 駱uisent la mati鑽e; mais ce que je sais, c弾st que les p馗heurs avouent rarement leurs v駻itables motifs: ils gardent soigneusement au fond du c忖r ce qu段l y a pour eux de capital et les points sur lesquels ils ne veulent point se laisser convaincre.

Oderint dum metuant42; tel est le principe superficiel de bien des grands, et m麥e de bien des p鑽es de famille. Les hommes ne verraient-ils en Dieu qu置n tel Baal!..... Et n弾st-ce point ce qui explique cette parole: Tu ne m誕ppelleras plus ton Baal? S段l en est parmi nos protestants qui se font dans leur c忖r de semblables id馥s, comme il ne parat que trop certain, le motif de leur culte ne diff鑽e point essentiellement de celui qui porte certains peuples adorer le Diable.

v. 14. Je traiterai cette maison sur laquelle mon nom est r馗lam.... comme j誕i trait Scilo....

Telle est la cause de cette sorte de pers馗utions, dont l弾ffet est d碇ter la doctrine.

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Chap. VIII.v. 4. 5. Ainsi a dit l痛ternel: si l弛n tombe, ne se rel钁era-t-on point.... etc...., pourquoi donc ce peuple.... s弾st-il 馮ar d置n 馮arement continuel?....

Parce qu段ls n弛nt, quant la religion, aucun but, aucun d駸ir; parce qu段ls tiennent, en quelque sorte, la religion en r駸erve comme un pis-aller. Qu段ls soient couch駸 ou debout, qu段ls suivent ou non le droit sentier, peu leur importe, car ils n弛nt intention de se diriger nulle part.

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Chap. IX.v. 3.... Ils sont all駸 de malice en malice....

........ Ne nous irritons point contre eux; ayons-en compassion. C弾st un pauvre peuple vendu en esclavage et qui ne sait et ne peut se racheter. Ne nous lassons point de lui dire et de lui r駱騁er o la ran輟n se trouve.

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Chap. X.v. 14...... Tout homme est abruti......

Fous et aveugles, disait notre Sauveur. De telles paroles, dites leur place, ne demeurent point sans effet. Mais il faut pour cela le bapt麥e d弾sprit et de feu; car si c弾st l檀omme qui, par son propre esprit, parle l檀omme, il n弾n r駸ulte que du trouble.

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Chap. XI.v. 3. ..... Maudit est l檀omme qui n帝coutera pas les paroles de CETTE ALLIANCE.

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J誕i vu un ath馥 trembler l弛ue de cette parole de Paul: Si quelqu置n N但IMEpas le Seigneur JノSUS-CHRIST, qu段l soit anath鑪e (2 Cor. XVI. 22). ォCe sont, dit-il aussitt, des mouvements involontaires.サ

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Chap. XII.v. 1. 2...... Pourquoi la voie des m馗hants a-t-elle prosp駻鬆?...... Tu es pr鑚 de leur bouche et loin de leurs pens馥s.

...... Langmuth ohne gleichen, womit bist du zu erreichen43. La longanimit du Seigneur ne sert, h駘as, qu亭 les endurcir. Les vieux p馗heurs d駑ontrent aux jeunes, par les appels s馗ulaires la repentance, par l段nfatigable munificence de Dieu (VII. 10), qu段ls ne peuvent qu底tre les enfants ch駻is de Dieu!

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Chap. XIII.v. 33. Un More changerait-il sa peau, etc..........

Les inconvertis s帝tonnent eux-m麥es de l段nefficacit de leurs r駸olutions et de leurs pratiques. Cette parole en donne la raison: Naturam frustra expellas furca.... usque recurret44.

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Chap. XV.v. 1. Quand Mose et Samuel, etc....... je n誕urais pourtant point d誕ffection pour cc peuple. Chasse-les de devant ma face et qu段ls sortent....

...... Ayez piti des uns en usant de discernement et sauvez les autres par la frayeur(Jude 22. 23). De telles extr駑it駸 sont pour de certaines 穃es le dernier rem鐡e.

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Chap. XXIII.v. 24. Quelqu置n se pourra-t-il cacher dans quelque cachette que je ne le voie pas?

Si vous r騏ssissez p駭騁rer vos auditeurs de la foi en la Toute Pr駸ence de Dieu, vous aurez gagn un grand point: ils seront s駻ieux et attentifs. Pourvu que seulement ils consentent mettre cette d騅otion hors de compte dans l誕ffaire du salut, et qu段ls ne songent pas m麥e se la repr駸enter comme les arrhes de la gr稍e.

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Chap. XXXII.v. 31. ..... afin que je l誕bolisse de devant ma face. Voyez la fin du chap. v. 36: Et cependant voici ce que l痛ternel a dit touchant cette ville, etc.

Il faut que le ministre puisse, de l誕bondance de son c忖r et avec une enti鑽e persuasion, insister sur cet amour paternel de Dieu, qui ne punit et n誕fflige pas volontiers les hommes.

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Chap. XXXVtout entier. (L弾xemple des R馗abites.)

Soyons pour le monde chr騁ien des R馗abites spirituels. S段l y a quelque chose de si frappant dans l弾xemple de la soumission et de la pi騁 filiale envers un p鑽e terrestre, la fid駘it, l弛b駟ssance filiale des enfants de Dieu, leur exactitude scrupuleuse en toutes choses (le monde lui-m麥e se moque d置ne demi-fid駘it), ferait-elle une impression moins grande?

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Chap. XLIV.v. 19. ..... Est-ce l段nsu de nos maris que nous avons fait des aspersions la reine des cieux...... etc.

Les 駱oux ne se sentent jamais si press駸 de chercher la paix et l置nion que lorsqu段l s誕git de sacrifier la v駻it du Seigneur.... Rien n弾st plus fr駲uent que d誕ll馮uer ce pr騁exte pour ne point s誕ttacher au s駻ieux du christianisme. C弾st un ancien abus...... Achab, Salomon, etc., ont march sur les traces d但dam.

v. 26. ..... J誕i jur par mon grand nom..... que mon nom ne sera plus r馗lam, etc......

C弾st ici le comble de la col鑽e de Dieu, le nec plus ultra de ses jugements. Je vous dis, en v駻it, qu誕ucun de ceux qui 騁aient invit駸 ne gotera de mon souper. Je ne doute point que cette seule parole appliqu馥 dans la force de l脱sprit, adress馥 aux c忖rs avec larmes, dans l弾xhortation ou dans la pri鑽e, ne pt convertir la fois la moiti d置n nombreux auditoire. C弾st l誕rgument extr麥e. C弾st une 駱馥 qui perce de part en part. Si nous savons alors conjurer au nom de ces plaies de J駸us, qui laissent difficilement un baptis tout--fait indiff駻ent, si les c忖rs sont de pierre, ce sera pour eux le marteau qui brise. ォPrenez votre dernier parti! Faut-il que le Seigneur l钁e sa main vers le ciel et vous maudisse?サ ォSi vous le souffrez, votre condamnation est juste!サ mais je pense qu誕pr鑚 l段nutilit de tous les autres appels, ce dernier coup pourra encore porter et abattre devant Dieu plusieurs p馗heurs.

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CINQUIネME PARTIE

LES TノMOINS DE JノSUS ENVOYノS AUX CROYANTS.

Mais ce serait une triste mission que celle des serviteurs de Dieu s段ls n帝taient envoy駸 qu誕u monde, m麥e au monde chr騁ien, car ce serait, pour parler avec le Docteur Luther, comme s段ls n誕vaient pr鹹her quen plein air aux Turcs et aux Paens.

Dieu les appelle encore une autre 忖vre incompr馼ensible la plupart des hommes, et c弾st vraiment pour eux un secret salaire tir de ses tr駸ors, c弾st de marcher avec la troupe (Ps. XLII. 4.) et de s弾n alter avec elle la maison de Dieu, quel qu弾n soit le nombre, qu段l y en ait 12, 70, 120, 500, 5000, ou seulement 2 ou 3, n段mporte, avec ceux parmi lesquels a promis d底tre Celui que nous devons connatre (Matth. XVIII. 20).

Il serait vraiment dommage que J駻駑ie ne nous gard穰 en r駸erve quelques enseignements relatifs cet objet. Mais Dieu soit lou鬆! il nous en offre en abondance, et je ne te demande qu置ne chose, mon Sauveur! c弾st que je n誕ffaiblisse pas par trop de paroles les traits 駭ergiques qui vont se pr駸enter maintenant notre m馘itation.

Mes fr鑽es sentiront ici redoubler leur attention. Car il ne se peut que ce ne soit leur mati鑽e favorite; puisque c弾st le but proprement dit de la mort du Sauveur, et que c弾st en cela que s誕ccomplit son alliance. Un ministre qui n誕 point une b駭馘iction particuli鑽e communiquer ceux qui partagent sa foi, est comme une branche qui se dess鐵he s駱ar馥 du tronc; tandis que celui qui aime les fr鑽es trouve incessamment dans la s钁e de chacun d弾ux le renouvellement de la sienne. Et puisque d誕illeurs on ne peut douter, parmi nous, qu置n ministre ne doive se consid駻er tout simplement, l帝gard de ceux qu段l n誕 point engendr駸 Christ, mais qu段l trouve d駛 r馮駭駻駸, comme 騁ant avec eux et comme eux un membre de Son corps, et vis--vis de ceux que le Sauveur lui a donn de pouvoir r騅eiller, comme l誕mi de l帝poux, dont le plus s駻ieux d駸ir doit 黎re de ne pas faire ombre l帝poux; les ministres s誕ppliqueront eux-m麥es la plupart des choses que nous allons maintenant pr駸enter, parce que la qualit de brebis de J駸us les honore encore plus que leur charge m麥e: Ne vous r駛ouissez point de ce que les d駑ons vous sont assujettis, mais de ce que vos noms sont 馗rits dans les cieux. Comme une pauvre femme se fait elle-m麥e l誕pplication de la Parole derri鑽e son rouet, que le ministre, dans sa charge, s誕pproprie chacune des bienheureuses v駻it駸 qui vont suivre. Les voici donc maintenant telles qu弾lles nous sont offertes.

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Chap. III.v. 14-15. v. 17. Ils ne marcheront plus dans la duret de leur mauvais c忖r.

Tel est le commencement b駭i de la vie selon Dieu. L段magination du c忖r des hommes est mauvaise d鑚 leur jeunesse, c弾st la sentence prononc馥 d駛 dans les anciens temps (Gen. VIII. 21). Et voici comment s段ntroduit la nouvelle alliance: Μετανοειτε (faites-vous un nouveau c忖r) (Marc I. 15); c弾st par-l que commence natre l棚sral selon l弾sprit. Pr馗is駑ent selon ce que nous enseignons aux petits enfants demander: un bon c忖r. L檀omme qui est bon tire de bonnes choses du bon tr駸or de son c忖r. Mais comment devenir bon? Comment donner au Seigneur ce c忖r qu段l demande! Il est, h駘as,

Voller Sndenwust

Und voller Eitelkeit

Des Guten aber unbewusst

Der wahren Heiligkeit45.

Mais le Sauveur, praevia concessione46, prend le mauvais c忖r pour l誕n饌ntir, et en donne la place un nouveau lav du p馗h par son sang. Alors viennent des pens馥s, des inclinations, une crainte, une esp駻ance, des intentions, des m馘itations nouvelles, tout est chang. Telle est la marche de la conversion des enfants de Dieu.

v. 18. En ces jours-l la maison de Juda marchera avec la maison d棚sral et ils viendront ensemble....

Ceux qui servent ensemble un bon matre s誕ccordent volontiers. C弾st ceci que tous connatront que vous 黎es MESdisciples, si vous avez de l誕mour les uns pour les autres (Jean XV. 35). Quand nous aimons les fr鑽es, nous connaissons par-l que nous sommes pass駸 de la mort la vie (1 Jean III. 14). J駸us devait mourir non-seulement pour la nation, mais aussi pour rassembler en un seul corps les enfants de Dieu qui 騁aient dispers駸 (Jean XI. 52). Ceux que le Seigneur convertissait 騁aient joints l痛glise, pers騅駻aient dans la communion: ils 騁aient ensemble dans un m麥e lieu; ils avaient toutes choses communes, etc. (Actes II). Mais cette union est-elle possible de nos temps? dira-t-on. Certes nous trouvons bien moins d弛bstacles que les premiers fid鑞es. Il fallait que, sans se s駱arer du temple et de la synagogue, ils confessassent pourtant le nom de J駸us. T稍he difficile! Comment s馳 prirent-ils? Ils n帝taient qu置n c忖r et qu置ne 穃e. Les aptres eux-m麥es ne se croyaient pas trop purs pour aller encore prier dans le temple (Actes III. 1); mais cela n弾mp鹹hait pas les assembl馥s nombreuses dans les chambres hautes ni l弛rganisation particuli鑽e qui s馳 formait mesure des conversions (Actes VI). Ce qui fut praticable pour plusieurs milliers ne le serait-il pas pour dix, pour vingt, pour trente personnes? Toutefois arrangez-vous comme vous pourrez ou voudrez, pourvu que vous 騁ablissiez et resserriez la communion. Car l段d馥 que le ministre doit 黎re comme un 駭orme pilier autour duquel et contre lequel seraient dispos駸 les fid鑞es, sans se toucher et m麥e sans se voir les uns les autres, n弾st qu置ne invention en l誕ir jet馥 dans l痛glise par la tromperie de l誕nge de t駭鐫res. Il est vrai que les aptres 騁aient des colonnes: mais l痛glise ne serait point devenue une seule p穰e (1 Cor. V) sans l置nion intime des diverses parties que les aptres se proposaient constamment et qu段ls ne cessaient de recommander dans leurs discours et dans leurs 駱tres. Mais 馗outez, fr鑽es, ce qui suit:

v. 1.9. Mais j誕i dit: comment te mettrai-je au nombre de mes fils, et te donnerai-je la terre d駸irable? (le pays o l弛n demeure devient alors comme un paradis); l檀駻itage excellent de l誕rm馥 des nations?

Les 120 re輹rent butin 5000 personnes en quelques jours! Tu m誕ppelleras: mon P鑽e! et tu ne te d騁ourneras plus de moi. La communion que nous avons ensemble est bonne, car c弾st une communion avec le P鑽e et avec J駸us-Christ son Fils (1 Jean I. 1. 3).

v. 24. Car la honte a consum le travail de nos p鑽es...., leurs brebis, leurs b忖fs, etc.

Dans le langage du Nouveau Testament, cela revient dire: Ce qui m帝tait un gain, je l誕i consid駻 comme une perte et m麥e comme de l弛rdure, pourvu que je gagne Christ (Phil. III). Ce n弾st ni par argent ni par or, mais par le pr馗ieux sang de Christ que vous avez 騁 rachet駸 de la vaine mani鑽e de vivre QUE VOUS AVIEZ APPRISE DE VOS PネRES(1 Pierre I. 18).

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Chap. VII.v. 7...... Je vous ferai habiter en ce lieu depuis un si鐵le jusqu亭 l誕utre si鐵le....

Il n弾st donc point n馗essaire qu置n troupeau de J駸us ne dure jamais qu置ne g駭駻ation. Il arrive sans doute que le chandelier est t de sa place, mais, remarquez-le bien...., c弾st parce qu弛n a perdu le premier amour. Dieu ne se repent pas de ses dons, il ne se fatigue point, il ne s弾nnuie point. Il n誕ime point changer. Il n弾st point oblig d誕bandonner un lieu pour en b駭ir un autre, Lui dont les tr駸ors sont in駱uisables!

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Chap. IX.v. 24. Que celui qui se glorifie se glorifie en ce qu段l a de l段ntelligence et qu段l me connat.

Paul dit de m麥e: Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur (2 Cor. X. 17).

L檀umilit qui porterait taire la gr稍e qu弛n a re輹e serait affect馥. Y a-t-il personne qui craigne de dire: Gr稍es Dieu, je me porte bien? Il est ridicule de relever ses propres 忖vres, car c弾st la gr稍e qui op鑽e, nous n誕gissons que par elle et ne ferions rien sans elle, mais l凋uvre de Dieu en nous doit 黎re proclam馥; la dissimuler, c弾st d置ne humeur morose et ingrate.

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Oh! que ne pouvons-nous ainsi remplir la terre de sa gloire!

O w舐en wir vermgend

Ihn also zu erhhn

Dass unsre ganze Gegend

Von Seinem Lob ertn 47.

La fausse th駮logie, aussi bien que le monde, montre, cet 馮ard, par ses prudentes recommandations, qu弾lle ne sait gu鑽e o elle en est. Mais au lieu de disputer, contentons-nous d弛pposer ses objections des t駑oignages d弾sprit et de puissance. Que votre lumi鑽e luise devant les hommes, afin qu段ls louent aussi votre P鑽e c駘este.

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Chap. XIV.v. 21. N弾xpose point opprobre le trne de ta gloire.

Satan a bien son trne en tel ou tel lieu (Apoc. II. 13). Je voudrais savoir pourquoi le Sauveur n誕urait point ici ou l sa chaire? Heureuse l誕cad駑ie de laquelle on peut ainsi parler. Le Seigneur saura la d馭endre et la maintenir.

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Chap. XV.v. 15. Prends connaissance des opprobres que je souffre pour l誕mour de toi......

Ah! c弾st une chose douce que l弛pprobre qu弛n endure imm馘iatement et uniquement parce qu弛n esp鑽e au Dieu vivant! (1 Tim. IV.10). Mais c弾st ce qui n誕 que trop manqu jusqu段ci. Il s弾st gliss sub schemate illo pietistico48, un tel m駘ange de choses vaines, vraies, vraisemblables ou douteuses qu弛n n誕 pu toujours porter avec joie cette livr馥.

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v. 16. D鑚 que j誕i trouv tes paroles, je les ai aussitt mang馥s......

Pour qu段l y ait vraiment une ノglise de Dieu, il faut que les 穃es soient pour la Parole de Dieu comme les poulets pour le grain. Sans cela les r騅eils ne sont point solides. La marque la plus caract駻istique d置n troupeau bien fond sur J駸us, c弾st pr馗is駑ent cette affection cordiale pour la Parole de Dieu, qui fait estimer plus que toutes les jouissances celles que procurent ces v駻it駸 si simples mais si p駭騁rantes. Pour moi, un regard jet dans la Bible suffit pour me donner un bien-黎re de plusieurs heures; je ne sache pas de peine dont je ne puisse me consoler instantan駑ent au moyen d置n seul passage. Ce doit 黎re pour l痛glise la seule arme d馭ensive et offensive, la seule r鑒le, la source unique des preuves de la v駻it鬆; c弾st d弾lle que doit venir la premi鑽e pens馥 de toute doctrine, de tout enseignement.

v. 19. Si tu s駱ares ce qui est pr馗ieux de ce qui est m駱risable, tu seras ma bouche......

C弾st un point capital. Sauvez-vous du milieu de cette race perverse, disait Pierre dans sa premi鑽e pr馘ication (Act. II. 40). Au reste on peut voir par la pratique de Pierre lui-m麥e, qui fr駲uentait le temple comme les autres, qu段l ne l弾ntendait point dans le sens des s駱aratistes (dont je ne parle ici qu弛ccasionnellement et que je ne juge point)........ Toutefois les croyants doivent, d置ne certaine mani鑽e, se s駱arer des incr馘ules; ce qui a lieu lorsque les serviteurs de J駸us-Christ rassemblent part ceux qui veulent d騅elopper et manifester une communion enti鑽e avec J駸us-Christ. Car les actes qui s馳 rapportent ne pourraient gu鑽e s誕ccomplir dans les temples, et n馳 produiraient m麥e le plus souvent que du d駸ordre, comme on l誕 vu l m麥e o l弾ssai en avait 騁 autoris par les magistrats..... C弾st dans ce sens qu段l faut prendre, je pense, le passage o il est dit que les disciples 騁aient r騏nis dans le portique de Salomon et que nul des autres n弛sait se joindre eux, mais que le peuple leur donnait de grandes louanges (Actes V. 12. 13). Il faut, en un mot, qu弛n puisse savoir que les disciples de J駸us s誕ssemblent en un m麥e lieu. Tous les habitants ne sont-ils pas libres de se convertir et de se joindre leur assembl馥? On croira bien qu段l me serait agr饌ble qu段l n弾n rest穰 pas un dehors...... Mais tant qu弛n ne se disposera pas davantage le faire, il n馳 aura rien de plus d駻aisonnable que d弾n vouloir aux disciples de J駸us de ce qu弾ux, au moins, s弛ccupent avec s駻ieux de leurs grands int駻黎s. En d馭initive, ils n弛nt recueillir que des souffrances... Eh bien! qu弾lles viennent!

v. 17. Je ne me suis point assis dans les conseils secrets des moqueurs.

Il semble que cela va sans dire, d誕pr鑚 ce qui pr馗鐡e. Mais l弾sprit de notre temps est satirique. Si les 穃es n馳 prennent garde, elles se trouvent sans s弾n douter envahies d置n esprit de moquerie qui, sous le pr騁exte sp馗ieux de bl穃er ce qui est bl穃able, produit une foule de jugements et de paroles inutiles et toutes sortes de manifestations qui ne servent qu亭 distraire et dissiper. Cette disposition la critique et au sarcasme est la peste de notre 稟e; elle a fait bientt perdre presque enti鑽ement au Sauveur plus d置ne ノglise qui avait bien commenc. L o les 穃es s駻ieuses se comptaient par centaines, on est r馘uit se r駛ouir de trouver encore cinq ou six personnes fid鑞es, ou quelques 騁incelles d置n feu qui semblait pr黎 tout embraser. Aussi regard-je plutt comme un ch穰iment que comme une 駱reuve la dispersion de pareils troupeaux par la pers馗ution. Pers騅駻ez seulement marcher comme en pr駸ence du Seigneur, respectez en vous-m麥es votre dignit sacerdotale. Votre conduite confondra mieux les adversaires que les peintures les plus vraies et les plus mordantes de leurs travers.

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Chap. XXIII.v. 6. C弾st ici le nom duquel on l誕ppellera: LTERNEL NOTRE JUSTICE.

Johann Conrad Dippel49, si connu sous le nom de christianus Democritus, n帝tait point au fond du c忖r si ennemi de la doctrine de l弾xpiation qu弛n pourrait le croire d誕pr鑚 ses 馗rits. Un homme qu段l estimait profond駑ent lui ayant demand avec beaucoup d誕ffection, dans le secret de l段ntimit鬆: ォD弛 vient que vous comprenez si peu cette doctrine que je trouve si clairement (et vous savez que ce n弾st point par pr駛ug) sur tous les feuillets de la Bible?サ ォNotre vocation dans le r鑒ne de Dieu n弾st point la m麥eサ, r駱ondit-il, ォmon 忖vre c弾st de d駑olir (ici il insista beaucoup sur les abus de la doctrine vulgaire de la justification); la vtre c弾st de b穰ir..... voil ma premi鑽e r駱onse. La seconde c弾st que cette gr稍e ne m誕 point 騁 騁rang鑽e dans ma jeunesse, mais que j誕i recul et que je ne puis (ici ses yeux se baign鑽ent de larmes), je ne puis en retrouver la trace, je ne vois plus qu弛bscurit.サ Cet homme intelligent confessait l deux choses 1o Qu弛n ne peut rien 馘ifier dans l痛glise de Dieu sans la doctrine de la justification par le sang de J駸us. 2o Que c弾st une doctrine qu弛n ne comprend point si on ne l弾xp駻imente. Je remarquai lors de cette controverse, laquelle bien des gens prirent part, que souvent lopposant et le r駱ondant n弾n savaient gu鑽e plus l置n que l誕utre. Ainsi donc le caract鑽e distinctif d置ne assembl馥 de croyants, c弾st l段ntelligence qu段ls ont tous de la ran輟n pay馥 par J駸us, c弾st que le doigt m麥e de Dieu leur a grav dans le c忖r ce myst鑽e, qui n弾st pour la raison qu置ne incompr馼ensible folie.

Lass mir nie kommen aus dem Sinn

Wie viel es dir gekostet

Dass ich erlset bin50!

Telle est, matin et soir, la pri鑽e d置ne telle ノglise, d置ne s忖r de l誕ssembl馥 d弾n Haut.

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Chap. XXIV.v. 7. Et je leur donnerai UN C袈Rpour me connatre.... et ils seront mon peuple et je serai leur Dieu, car ils se retourneront moi de TOUT LEUR C袈R......

Je lisais derni鑽ement dans un 馗rit de controverse d置n professeur hollandais cette expression: ォCelui qui comprend l凋uvre du c忖r.サ Elle est belle et r馥lle. L弛rdre de la gr稍e tout entier est 忖vre du c忖r. Le chancelier de Tubingue le pensait ainsi lorsqu段l composa, il y a 16 ans, un cat馗hisme du c忖r. Mais 馗outons St. Paul:

D弛 vient qu棚sral ne se convertit point? Ne lisent-ils pas les proph騁ies et en particulier ノsae chap. LIII? Oh! c弾st que le voile demeure SUR LEUR C袈R(2 Cor. III. 15).

La foi aux miracles, la science de tous les myst鑽es et de toute la th駮logie, le martyre m麥e quand est-il inutile? Quand l誕mour de Dieu n誕 pas 騁 r駱andu dans le c忖r (1 Cor. XIII. comp. Rom. V. 5).

Quand le plus simple et le plus ignorant peut-il comprendre les c駘estes v駻it駸? Quand tombera-t-il sur sa face et reconnatra-t-il que Dieu est pr駸ent dans l誕ssembl馥? Quand les secrets de son c忖r auront 騁 d馗ouverts (1 Cor. XIV. 25).

O la paix de Dieu doit-elle r馮ner? Dans le c忖r. Que doit-elle garder? Le c忖r (Phil. IV. 7).

Quel est le si鑒e de la circoncision 騅ang駘ique? Le c忖r (Rom. II. 29).

O le Seigneur veut-il 馗rire sa loi? Dans le c忖r (H饕. VIII. 10).

D弛 vient l段ncr馘ulit qui d騁ourne du Dieu vivant? Du c忖r (H饕. III. 12).

etc., etc., etc.

Qu弾st-ce donc que le c忖r? Contentons-nous de la science des enfants, qui comprennent tous fort bien ce que c弾st que de faire une chose contre-c忖r ou de tout son c忖r. Exhortons les 穃es de semblables recherches; si nous parvenons gagner le c忖r de nos fr鑽es, nous aurons une 忖vre durable.

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Chap. XXIX.v. 11. 12. Car je sais que les pens馥s que j誕i sur vous, dit l痛ternel, sont des pens馥s de paix et non pas d誕dversit...... alors vous m段nvoquerez pour vous en retourner, et vous me prierez et je vous exaucerai.

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L誕ttente des justes repose toujours sur quelque promesse. Or c弾st honorer Dieu et lui rendre un culte que de croire ses promesses. C弾st le d駸honorer au contraire, c弾st une r騅olte que de ne pas y croire (ノsae VII. 13).

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Faites ensorte que les fr鑽es aient pour principe bien arr黎 que l弾xaucement des pri鑽es n弾st point une illusion, mais une chose bien r馥lle. Un ministre d痛tat disait un jour, table, en ma pr駸ence: ォMon pasteur m誕vait 馗rit qu段l avait demand Dieu et obtenu que ma femme ne mourt point. Ma femme est morte. Maintenant il me f駘icite et me dit: Vous le voyez bien: elle n弾st pas morte ...... elle vit jamais. C弾st tout simple. La Bible est une cire molle. Ces Messieurs n誕uront jamais de peine expliquer leurs paroles.サ Ce sarcasme me remplit de confusion. Il signalait un abus r馥l, semblable celui qu弛n fait de certaines formules, comme: si Dieu le veut, etc. Est-ce donc en vain que le Seigneur J駸us a dit: Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez et il vous sera accord? (Marc XI. 24). Tout ce que vous demanderez au P鑽e en mon nom, il vous le donnera (Jean XVI. 23). Est-ce en vain que Jaques s弾st efforc d弾xpliquer pourquoi telles ou telles demandes ne sont point exauc馥s! (Jacq. IV. 3). Ne pas 黎re exauc, c弾st vraiment une chose 騁range (vu les promesses), et il y a certes lieu de s弾nqu駻ir du pourquoi et de chercher o est l弛bstacle qui arr黎e la b駭馘iction. Si nous prions indiff駻emment pour tous les objets qu段l plat tel ou tel de nous recommander; si nous parlons au scrutateur des c忖rs de bien des choses dont il voit clairement que nous n誕vons aucun d駸ir v駻itable, alors, je l誕voue, il ne saurait nous exaucer. ノtonnons-nous m麥e de sa patience qui ne nous punit point de notre insolente 騁ourderie. Mais il n弾n demeure pas moins invariable que s段l y en a deux (d弾ntre les disciples) qui s誕ccordent sur la terre, tout ce qu段ls demanderont leur sera accord par le P鑽e (Matth. XVIII. 19). Essayez de le faire, selon vos besoins. Mais priez avec foi et sans douter. Je suis parfaitement certain que vous serez exauc. Mais je crois qu段l s誕git de consid駻er s駻ieusement: s段l faut prier pour tel ou tel objet; et s段l faut demander telle chose express駑ent, plutt que de s弾n remettre aux directions du Seigneur; car il ne faut pas croire qu置ne pri鑽e soit toujours l馮itime et bonne, par cela seul que Dieu l弾xauce.

C弾st donc une disposition bienheureuse que celle d置n c忖r qui s弾st habitu ne rien demander que ce que Dieu veut qu段l demande. C弾st une chose bienheureuse pour les fr鑽es que d帝tudier, en vue de l誕pplication, la nature, la vertu de la pri鑽e et tout ce qui s馳 rapporte ainsi qu亭 l段ntercession et aux actions de gr稍es.

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Chap. XXX.v. 16...... Tous ceux qui te d騅orent seront d騅or駸.

Il est des temps o Dieu veut ch穰ier ses enfants, mais il en prend mal ceux qui profitent de ces occasions pour tomber sur eux..... Je suis extr麥ement indign, est-il dit (Zach. I. 15), contre les nations qui sont leur aise: car j帝tais courrouc POUR UN PEU DE TEMPSet ils ont aid au mal.

v. 18. ..... La ville sera r騁ablie sur son sol et le palais sera assis en sa place.

Il y a une b駭馘iction et une douceur particuli鑽e retrouver les bonnes choses des si鐵les pass駸; et m麥e invoquer de nouveau le nom du Seigneur, relever les ruines dans les lieux m麥es d弛 le chandelier fut retir cause de l段nfid駘it. Les enfants de Dieu ne sont pas des novateurs; ils aiment les chemins battus (Ps. LXXXIV).

v. 20. Son assembl馥 sera affermie devant moi......

Il y a assembl馥 (ecclesia, 馮lise) l o deux ou trois seulement sont assembl駸 en son nom. La nature m麥e et l弾ssence du petit troupeau ne donnent qu置ne importance secondaire au nombre.

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Chap. XXXI.v. 1. En ce temps-l, dit l痛ternel, je serai le Dieu de TOUTESles familles d棚sral et ils seront mon peuple.

Rien n弾st plus facile, ce me semble, que de r馭uter le reproche qu弛n fait souvent aux vrais enfants de Dieu de leurs relations avec des personnes de communions diff駻entes, comme si c帝tait une marque d檀騁駻odoxie ou m麥e d段ndiff駻entisme. Le Sauveur 騁ait-il ou n帝tait-il pas orthodoxe?.... Que fait-il cependant? Ne recommande-t-il pas, dans plus d置ne occasion, l弾xemple des Samaritains? Vit-il avec peine la population de toute une ville samaritaine le reconnatre directement pour le Messie pr鑚 du puits de Jacob sans passer par J駻usalem? Je ne crois pas qu置n seul t駑oin de J駸us voult fortifier les h騁駻odoxes dans leurs erreurs; mais est-il raisonnable de d馭endre de se lier avec eux? S段ls pr黎ent l弛reille, n馳 a-t-il pas lieu de se r駛ouir? J誕i d駛 d馗lar bien souvent que si j弛btenais la permission d誕nnoncer Christ dans une mosqu馥, je ne me laisserais pas arr黎er par la crainte de scandaliser les Grecs ou d誕utres chr騁iens. L但r駮page (colline de Mars) n帝tait pas une place plus sainte; la maison de Corneille non plus; mais que dis-je? ces choses ne sont-elles pas 騅identes, et chacun ne devrait-il pas les comprendre de lui-m麥e?..... ォMais, dit-on, gagnez-vous quelque chose! Si ces gens ont vraiment des intentions s駻ieuses, que ne confessent-ils leurs erreurs?サ Oui bien, si vous parlez de Paens ou de gens enti鑽ement 騁rangers la doctrine et la pi騁. Mais il y a bien des circonstances et des personnes pour lesquelles nous devons nous contenter de faire une 忖vre connue du Seigneur.

v. 2. Le peuple..... a trouv gr稍e......

Tel est, tel a toujours 騁 le fondement. Nous croyons que nous serons sauv駸 par la gr稍e de notre Seigneur J駸us-Christ comme eux aussi (Actes XV. 11). Que dirai-je de plus, mes fr鑽es! Soyez pr馘icateurs de la gr稍e. Tout ce que l痛glise poss鐡e, tout ce qu弾lle voit, entend et 駱rouve, n弾st-ce pas gr稍e? J誕jouterais volontiers que toutes les erreurs, tous les 馮arements, toutes les fautes, etc., sont des marques de disgr稍e (voy. 2 Sam. XXIV. 1). Tant qu置ne 穃e est dans la paix et dans la gr稍e du Seigneur, elle ne fait qu置ne bouch馥 de tous ses ennemis..... Si vous voyez un enfant de Dieu commettre un p馗h, ne vous arr黎ez point ce fait isol, mais demandez-lui comment 騁ait son c忖r auparavant. C弾st l qu弾st la source du mal, et c弾st cela que se rapportent les censures et les ch穰iments. L誕-ton reconnu, tout est moiti r駱ar.

v. 2. Isral va 黎re mis en repos.

Vers la fin de l誕utomne, lorsque le ciel se rembrunit, on a coutume de dire: maintenant nous n誕vons rien de mieux attendre. Au printemps, au contraire, on dit: nous allons vers le beau temps. Telle est l弾sp駻ance du chr騁ien. L檀omme naturel n誕 rien attendre, en fin de compte, que le supplice, n段mporte par quel chemin, en sorte qu段l va toujours en empirant, comme je me souviens de l誕voir entendu repr駸enter avec une grande force par le cur de S. Sulpice ses 駘钁es..... Mais les enfants de Dieu marchent vers la vie, vers la gr稍e, vers la paix, vers le salut, dans une joie toujours plus grande. Pour nous qui avons cru, nous entrons dans le repos (H饕. IV. 3).

v. 3.... Je t誕i aim馥 d置n amour 騁ernel: c弾st pourquoi j誕i prolong envers toi ma gratuit.

Un Calviniste et un Luth駻ien qui connaissent J駸us peuvent, en laissant de ct les subtilit駸, contracter alliance. Par le fait ils condamnent ainsi l置n son decretum reprobrationis, l誕utre sa l馮鑽et dans ce qui concerne l帝lection: il faut qu段l reconnaisse qu段l n誕 pas assez pes, m馘it avec faim, avec soif, qu段l n誕 pas assez got des paroles comme celles-ci: Je VEUXdonner celui-ci autant qu亭 toi, si je VEUXqu段l demeure (Matth. XX. Jean XXI). ce n弾st pas que NOUS AYONSaim Dieu, etc., ni ce qui se rapporte la sret de l檀駻itage du Fils de Dieu et du fruit du travail de son 穃e (ノs. LIII), au sceau dont ses enfants sont scell駸, etc., ni cette parole plus pr馗ieuse que tout le sang qui est dans nos veines: Elles ne p駻iront jamais; nul ne les ravira de ma main (Jean X).

Je t誕i aim d置n amour 騁ernel!Avant que j弾usse fait aucun bien, d駛 Ton c忖r m帝tait favorable! Que ces paroles se gravent en vous par la puissance du Saint Esprit; ce seront les flambeaux qui vous introduiront dans la salle des noces.

v. 6. Il y a un jour auquel les gardes crieront sur la montagne d痛phram: levez-vous et montons en Sion vers l痛ternel notre Dieu.....

Les gardes d痛phram..... c弾st--dire ceux qui, aux temps de Roboam, avaient pouss la s駱aration d誕vec Juda; qui plus tard, quoique d駛 dans la plus grande d騁resse, s帝taient raill駸 des messagers qu痛z馗hias leur envoyait pour les exhorter venir c駘饕rer la P穢ue J駻usalem (2 Chron. XXX. 10). Ce sont eux, dit le proph鑼e, qui se l钁eront et crieront: Venez et montons en Sion vers l痛ternel notre Dieu..... C弾st une grande b駭馘iction lorsque le Seigneur fait cesser, en son temps, la jalousie qui s帝l钁e souvent d痛glise ノglise et qui fait tant souffrir les enfants de paix.

v. 7.... Faites-vous entendre, chantez des louanges et dites: ノternel, d駘ivre ton peuple, savoir le reste d棚sral.

Il ne faut pas que les fr鑽es oublient d段nterc馘er d置n commun accord pour ce qui reste encore d棚sral. Les passages suivants nous montrent combien le P鑽e de tous les fid鑞es tient l誕ch钁ement de ce rassemblement. 1o J誕i encore d誕utres brebis qui ne sont pas de cette bergerie, etc. (Jean X. 16). 2o Tous ceux-l ont obtenu bon t駑oignage pour leur foi, mais ils n弛nt point re輹.... etc., afin qu段ls ne parvinssent pas la perfection sans nous (H饕. XI. 40). 3o Lorsque la multitude des Gentils sera entr馥...., alors tout Isral sera sauv (Rom. XI). 4ー ..... On leur dit de demeurer un peu de temps en repos, jusqu亭 ce que le nombre de leurs compagnons de service et de leurs fr鑽es qui devaient 黎re mis mort comme eux ft accompli (Apoc. VI. 11).

Nous avons donc abondante mati鑽e intercession. 1o Pour tous les hommes. Car Dieu VEUT, est-il dit pr馗is駑ent sous ce rapport, que tous les hommes soient sauv駸. 2o Pour les rois et pour tous ceux qui sont 駘ev駸 en dignit. 3o Pour tous nos fr鑽es. 4o Pour tous ceux qui restent rassembler.

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Chap. XXXI.v. 8. Voici, je vais les faire venir du pays d但quilon et je les assemblerai du bout de la terre; l誕veugle et le boiteux, la femme enceinte et celle qui enfante seront ensemble parmi eux; une grande assembl馥 retournera ici.

Le pays de l但quilon, rude climat. Ni 1e Seigneur (Matth. XIX), ni son aptre (1 Cor. VII), ne font myst鑽e des difficult駸 qu段l y a suivre J駸us dans une foule de circonstances de la vie humaine. Mais le Seigneur connat des issues auxquelles nul ne pense. Je connais des exemples r馗ents de femmes accouch馥s depuis quelques jours que le Seigneur a gard馥s de tout mal dans leur fuite (occasionn馥 par la pers馗ution), pendant le voyage le plus long et le plus p駭ible. Une pauvre vieille femme, ne pouvant suivre les autres fugitifs, leur dit: ォPoursuivez votre route. Je suis au Seigneur soit la vie soit la mort.サ Eh bien, Il lui donna, malgr sa faiblesse et son d駘aissement, de pouvoir les rejoindre au bout de quelques jours. Et que de fois ne nous montre-t-il pas qu段l fait tout ce qu段l lui plat dans le ciel, sur la terre, dans la mer et dans tous les abmes ?

v. 9. Ils viendront en pleurant et je les ferai marcher avec des supplications51.

Ce n弾st point un signe de d馭iance ni de d馗ouragement. On pleure comme pleurent les enfants qui ne quittent point le tablier de leur m鑽e, et qui fondent en larmes la seule pens馥 de faire un pas sans elle. ォSi ta face ne vient, dit Mose, ne nous fais point monter d段ci (Ex. XXXIII. 15), et l痛ternel dit Mose: Je ferai aussi ce que tu dis..... (v. 17). Car je suis ton P鑽e (J駻駑ie XXXI. 9). Nos anciens disaient avec une bien grande sagesse:

Herr J駸u! fhre mich, solang ich leb auf Erden,

Lass mich nicht ohne dich durch mich gefhret warden52.

v. 10.... Vous, nations, 馗outez la parole de l痛ternel.... Annoncez-la aux les 駘oign馥s et dites: CELUIqui a DISPERSノ, Isral le RASSEMBLERA.....

Pourquoi? Parce qu段l est le berger. Il ne disperse point comme le loup, mais comme le berger qui disperse pour mieux rassembler. Sachons bien que lorsqu置ne ノglise dont les membres subsistent encore vient se dissoudre, c弾st le Seigneur qui l誕 dispers馥. Pourquoi? Ils pourraient nous le dire eux-m麥es. Car autrement on pourra bien en opprimer, en faire mourir quelques-uns..... mais disperser une ノglise! O sont ceux qui le peuvent! Ils ne broncheront point, est-il dit au verset 9. Il y a une grande sret pour ceux qui ont c忖r la cause du Seigneur et qui se tiennent avec simplicit aux r鑒les et aux limites qu段l a Lui-m麥e 騁ablies.

v. 11. Car l痛ternel a rachet Jacob et l誕 retir de la main d置n ennemi plus fort que lui.

Lorsque je me repr駸ente Paul Rome, continuant, malgr sa chane, pendant deux ans, sous la domination de N駻on, l凋uvre de l痛vangile, la honte et l段ndignation se partagent mon 穃e la vue de la timidit, de l段dol穰rie de la plupart des fr鑽es et de leur l稍het dans l凋uvre du Seigneur. ォAh! dites-vous, tu si hic esses, aliter sentires53. Le prince, le bourgmestre, le superintendant, le seigneur du lieu, les artisans eux-m麥es.....サ Eh bien? ォEh bien, ils ne m誕pprouvent point.サ Est-ce tout? ォIls s弛pposent m麥e avec force: Ils mettent des obstacles;....サ Ignorez-vous donc ce qui se passait Rome, J駻usalem, Ath鈩es? ce qui s弾st pass de tout temps? ォQuoi donc?サ Tout ce que les serviteurs du Seigneur ont os, tout ce qu段ls ont ACCOMPLI, tout cc qu段ls ont d accomplir dans la foi? Rien ne les a arr黎駸, et d誕illeurs l段magination est pour beaucoup dans l段d馥 qu弛n se fait des obstacles. Souvent on prend pour un homme un tronc de la for黎. Mais d弛 vient que tant de ministres bien intentionn駸 ne viennent bout de rien? Souvent de ce qu段ls ne sont point bien assur駸 en eux-m麥es; peut-黎re m麥e de ce qu段ls ne se rendent pas bien compte du but qu段ls poursuivent. Souvenez-vous aussi, mes fr鑽es, que le Seigneur est votre chef. Ne cherchez point vous d駘ivrer vous-m麥es: donnez lieu sa d駘ivrance!

v. 12. Ils viendront donc et se r駛ouiront avec chant de triomphe..... ils accourront aux biens de l痛ternel......

Les obtiendront-ils? Ah! je pense que ce sera comme pour la manne, dont chacun eut autant qu段l lui fallait; comme pour l檀uile de Sarepta: Autant il y aura de vaisseaux pr黎s, autant de remplis.

Leur 穃e sera comme un jardin plein de sources.

Quel 騁at d駘icieux! C弾st la f駘icit cach馥 de l痛glise, qu誕ucun 彿l ne voit, qu誕ucune oreille n弾ntend et qui ne monte point au c忖r de l檀omme.

v. 13. La vierge.... les jeunes gens..... les vieillards.

Ainsi chaque 稟e, chaque position trouve ce qui lui convient. Les jeunes filles, les femmes ont des motifs particuliers de s誕ttacher l誕gneau de Dieu et de fixer constamment sur Lui leurs regards; les jeunes hommes ont besoin d誕pprendre quoi le Seigneur veut employer les qualit駸 particuli鑽es leur 稟e; les vieillards qui ont travaill pour le Seigneur et qui ont port le poids et la chaleur du jour seront consol駸 par les douces m馘itations de l帝ternit.

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v. 14. Je rassasierai de graisse l停me des sacrificateurs.

Cette promesse est surtout pour ceux qui enseignent. C弾st bien l qu弾st leur force. C弾st bien cette joie du Seigneur et cette intelligence de la croix qui leur rend facile leur p駭ible service (car il est p駭ible en effet, non vis--vis du troupeau de J駸us, mais vis--vis du monde); ensorte qu段ls s誕per輟ivent peine des difficult駸 et que leur foi est toujours agissante.

Et mon peuple (chaque fid鑞e) sera rassasi de mes biens, dit l痛ternel.

Ici il est bon que les ministres se demandent s段ls voudraient d駭oncer au superintendant (chez nous au Pr駸ident du Consistoire) les ELDADet les MノDADde leur troupeau, ou si plutt, comme Mose, ils sont pr黎s s帝crier: Plt Dieu que tout le peuple de l痛ternel ft proph鑼e! Cor, Dathan et Abiram ne comprenaient pas le caract鑽e de Mose. Que pouvait-il contre la dispensation du Seigneur qui les excluait du sacerdoce et de fonctions qu段l n誕vait point lui-m麥e recherch馥s? Quant l弛rdre 騁abli par les hommes, il n弾st point sans fondement dans l痛criture; on le respecte, on s馳 soumet, surtout lorsqu段l ne contrarie point ipso facto l凋uvre du Seigneur. C弾st pour le m麥e motif et non par vanit ou par int駻黎 que le ministre lui-m麥e y demeure fid鑞e.

v. 16.... Retiens ta voix de pleurer.... car ce que tu as fait aura sa r馗ompense.....

Put-on faire comprendre aux m鑽es de Bethl馼em qu段l natrait, la fin, une b駭馘iction du meurtre de leurs enfants! De telles 駱reuves sont rares aujourd檀ui. Les ntres ne sont point, en g駭駻al, aussi myst駻ieuses..... Quoi qu段l en soit, disons-nous bien qu段l nat quelque chose de la douleur, pourvu qu弛n r駱ande ses larmes devant J駸us et que devant le monde et souvent m麥e devant les fr鑽es, on sache se taire comme Aaron. C弾st ce qui s誕ppelle faire bonne mine mauvais jeu; refouler ses angoisses au dedans et ne montrer au dehors qu置n visage paisible, pour ne point troubler les 穃es. C弾st un travail..... mais il ne demeure pas sans r馗ompense. Il est aussi n馗essaire dans le r鑒ne de Dieu que dans les affaires de ce monde, de savoir se poss馘er soi-m麥e. C弾st un attribut essentiel des ouvriers fid鑞es et des h駻os de la foi.

v. 17. Il y a de l弾sp駻ance pour tes derniers jours, dit l痛ternel, et tes enfants retourneront en leurs quartiers.

ノlevez-les donc dans une discipline qui les conduise Christ. Maintenez les enfants dans l誕lliance de leur bapt麥e, alors cette rubrique rebattue: Spes temporum meliorum54 vous sera applicable. Vos enfants ne sont point impurs, mais ils sont saints (1 Cor. VII. 14). La promesse est pour vous et pour vos enfants (Act. II. 39). Les enfants, profitant alors du travail de leurs p鑽es et suivant des sentiers fray駸, poursuivront avec plus de succ鑚 ce que leurs p鑽es commenc鑽ent avec b駭馘iction mais travers mille difficult駸. H駘as! c弾st ce qu弛n n誕 gu鑽e vu jusqu段ci. Car l帝ducation et la discipline chr騁ienne est un point indignement n馮lig, et plus d置n serviteur de Dieu, sur son lit de mort, pourrait r駱騁er, cet 馮ard, comme le pieux Usher55 devant ses enfants rassembl駸: Condona mihi, Domine, peccata mea omissionis.

v. 19. J誕i 騁 honteux et confus, parce que j誕i port l弛pprobre de ma jeunesse.

タ nous la confusion de face!..... C弾st ce que les enfants de Dieu peuvent bien r駱騁er jusqu亭 la fin de leur vie. Ils sentent qu段l ne leur convient pas m麥e de lever les yeux. Car leurs p馗h駸 ne leur paraissent jamais l馮ers, et ils ne peuvent assez s帝tonner des richesses de la gr稍e. Il faut 黎re sauv pour comprendre combien le p馗h est une chose honteuse et pour faire v駻itablement p駭itence.

v. 20. ノphram n誕-t-il pas 騁 pour moi un enfant ch駻i?.... Depuis que je lui ai parl, je n誕i pas manqu de m弾n souvenir.

Notre Seigneur a bonne m駑oire, n弾n doutons pas; mais surtout lorsqu段l s誕git de ses promesses. Il oublierait plutt d弾xercer ses jugements. Jusqu亭 la quatri鑪e g駭駻ation, N. B. si les enfants eux-m麥es le hassent, il gardera le souvenir de sa col鑽e; mais le m駑orial de sa faveur sera encore devant ses yeux lorsque mille g駭駻ations auront pass鬆! ヤ tr駸or incomparable! qui ne voudrait t誕imer? Au reste, si, m麥e apr鑚 la dispersion d痛phram, il se souvenait si bien encore de la promesse toute gratuite qu段l lui avait faite plusieurs si鐵les auparavant par son serviteur Jacob (Gen. XLVIII), son c忖r ne sera-t-il point 駑u des demandes de ses enfants et ne se souviendra-t-il point des promesses qu段l leur appliqua par la foi et qui ne sont point encore accomplies! Il ne peut manquer de s弾n souvenir. Puissent-ils seulement s弾n souvenir eux-m麥es avec un s駻ieux v駻itable!

v. 21. Dresse-toi des signaux; mets-toi des monceaux de pierres; prends garde aux chemins et par quelle voie tu as march.....

Que les enfants de Dieu fassent de m麥e dans les ch穰iments ou dans les 駱reuves. Ils reconnatront, souvent longtemps apr鑚, combien ils ont eu raison d弾sp駻er au Seigneur contre toute esp駻ance. Pour moi je puis dire, dans ma faiblesse, que j誕i fait mille fois l弾xp駻ience de cette v駻it (Gen. XXVIII.18-22). L痛ternel me sera Dieu! Amen.

v. 23. ヤ demeure agr饌ble de la justice, saintes montagnes.

C弾st ainsi qu置ne 馮lise du Seigneur sanctifie le lieu qu弾lle habite. On ne peut le nier. Oh! combien les magistrats aimeraient le peuple de Dieu s段ls pouvaient le comprendre! Ceux qui l弛nt compris s弾n sont bien trouv駸. Les membres de J駸us sont v駻itablement des anges gardiens 騁ablis par la promesse (Matth. XXV. 40.) et non par l段magination.

v. 24..... Les laboureurs et ceux qui conduisent les troupeaux habiteront en elle.....

.... Nous sommes ouvriers avec Dieu, vous 黎es le labourage de Dieu (1 Cor. III. 9). Temps bienheureux o les laboureurs laboureront...... o l弾space deviendra trop 騁roit pour les troupeaux, o ils devront s帝tendre sur toute la face de la terre! Commen輟ns, commen輟ns, le reste viendra en son temps.

v. 25..... J誕i rassasi toute 穃e qui languissait.....

Il y a deux sortes de langueur. Celle que produit un travail assidu, pers騅駻ant, mais peu fructueux; bien diff駻ente de celle qui provient de la d駘icatesse, de la l稍het, de la pr駮ccupation des choses du corps qu弛n ne remarque que trop de nos jours et dont il serait bien d駸irer que beaucoup d停mes pr馗ieuses ne fussent infect馥s.

J誕i enivr l停me alt駻馥.....

Donne du vin, L駑ul, non pas aux rois mais celui qui est dans l誕mertume de c忖r, afin qu段l ne se souvienne plus de sa peine! (Prov. XXXI). Le Fils de Dieu sera rassasi du travail de son 穃e (Esae LIII). Mais quel est le cordial des t駑oins de Dieu? Le salut des 穃es: il n馳 en a pas d誕utre. Car rien ne les oppresse plus que de voir l痛vangile sans succ鑚. Mais d鑚 que l置n d弾ux entend dire: Le Seigneur vient de gagner une 穃e, c弾st pour son c忖r une nourriture meilleure que le miel et que ce qui d馗oule des rayons de miel.

v. 28. Comme j誕i veill sur eux..... je veillerai sur eux.......

Il ne n馮lige rien. Son 彿l est toujours ouvert. Un homme inexp駻iment qui voyage sur terre ou sur mer s段nqui鑼e souvent sans raison. Si le cocher habile s誕pproche du bord de la route pour 騅iter un mauvais pas, il crie qu弛n va verser: un vent frais qui r駛ouit le pilote lui fait appr馼ender la temp黎e. Toutefois l弾xp駻ience s誕cquiert vite dans ces choses. Mais qu弛n est lent comprendre les voies de Dieu! Veut-on se mettre s駻ieusement cette 騁ude? On meurt avant d馳 avoir fait de grands progr鑚. Le plus court est donc de se dire d鑚 l誕bord et de r駱騁er dans tous les cas possibles: C弾st l痛ternel; il y pourvoira. Mais il permet bien de porter devant Lui quelques plaintes et il ne les laisse point sans r駱onse.

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Chap. XXXV.(Les R馗habites).

L弛b駟ssance est pour les ノglises le vrai secret de dur馥. Dieu veut faire mis駻icorde en mille g駭駻ations ceux qui l誕iment et qui gardent ses commandements. Ob駟ssez vos conducteurs (H饕. XIII). Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte de Dieu. Il veut l弛b駟ssance plutt que le sacrifice (1 Sam. XV. 22).

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Chap. L.v. 33. 34. Tous ceux qui les ont pris les retiennent et refusent de les laisser aller..... Leur R馘empteur est fort.

Il n弾st pas bon de s誕ttaquer aux enfants de Dieu. Surtout lorsqu段ls ne compromettent pas eux-m麥es leur cause par un esprit processif, mais qu段ls donnent lieu la vengeance (Rom. XII). S段l se tiennent coi devant le Seigneur et le laissent agir, bientt il intervient de telle sorte que les montagnes s帝branlent et fument. Nous en voyons encore des preuves.

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Chap. LI.v. 50...... quoique vous soyez loin, souvenez-vous de l痛ternel et que J駻usalem vous revienne dans le c忖r.

La moindre fibre du corps de Christ est unie avec la t黎e et avec toutes les autres fibres tout autour. On s誕ime, on prie les uns pour les autres et lorsqu弛n se rencontre, l脱sprit produit un tressaillement sympathique: Celui-ci est os de mes os et chair de ma chair.

Puisse le Seigneur vous multiplier par milliers, enfants du Dieu vivant!

v. 15. Mais, direz-vous, nous sommes honteux des opprobres que nous avons entendus, la confusion a couvert nos faces de ce que les 騁rangers sont venus contre les sanctuaires de la maison de l痛ternel!

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Le v駭駻able 騅麭ue Comenius faisait entendre cette plainte qui rappelle si bien les lamentations de J駻駑ie: ォNous sommes dispers駸 et r馘uits peu de restes, comme quand on secoue l弛livier et qu段l reste deux ou trois olives au bout des plus hautes branches et quatre ou cinq au haut des branches fertiles (ノsae XVII. 6). Car ceux qui nous aimaient nous oublient, nous d駘aissent, personne ne prend en main notre cause. Nous portons justement la col鑽e du Tr鑚-Haut..... Toutefois malheur ceux qui nous abandonnent. Car pourquoi ce peuple afflig est-il l弛bjet de tant de haine, de tant de pers馗utions, d置n si grand m駱ris, si ce n弾st parce qu段l a voulu s誕ttacher la doctrine des aptres, aux exemples de la primitive ノglise, aux plus pures traditions des anciens fid鑞es? Il ne lui reste donc aucune autre consolation que de r駱騁er comme autrefois le peuple de Dieu: Nos larmes sont sur nos deux jours; il n馳 a pas un de nos amis qui nous console; nos adversaires sont 騁ablis pour chefs; nos ennemis ont prosp駻鬆; nous sommes devenus comme des orphelins; la joie de notre c忖r est cess馥...... Mais toi, ノternel, tu demeures 騁ernellement et ton trne est d停ge en 稟e. Convertis-nous toi, ノternel, et nous serons convertis. Renouvelle nos jours comme ils 騁aient autrefois (Lament. I. V).

C弾st ainsi que ce nouveau J駻駑ie fermait, comme il s弾xprime lui-m麥e, la porte du temple avec des larmes intarissables. Il croyait son peuple mort. Mais il se trompait, cet homme excellent. Isral et Juda n弛nt point perdu leur Dieu, quoique leur pays ait 騁 trouv par le Saint d棚sral plein de crimes (J駻駑ie LI. 5).

Les ノglises sont 騁ernelles!

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Comte ZIZENDORF, J駻駑ie, 1850.



1Trad. allem; l檀饕reu pourrait signifier: ne crains point que je te rende confus en leur pr駸ence. (Trad.)

2Doctrine luth駻ienne qu段l s誕git de confronter avec l弾nseignement de l痛criture. (Trad.)

3Qu弛n n弛ublie pas que c弾st un comte souverain qui parle ainsi. (Trad.)

4H饕. sont ou seront du vent; allem. sont des bavards. Osterv. ne parat pas avoir compris le texte. (Trad.)

5Trad. allem., l檀饕reu est obscur. (Trad.)

6Pour ce qui regarde la th駮rie eccl駸iastique que l誕uteur indique ici et sur laquelle il reviendra encore, voyez la Pr馭ace. (Trad.)

7Distinction bien d駘icate! (Trad.)

8Voyez Hist. des fr鑽es de Boh麥e et de Moravie, par Bost.

9Ceux qui citent ce passage l誕ppui du nationalisme ont-ils bien pes ces expressions? (Trad.)

10C帝tait au Concile de Nic馥. Voyez Sozom鈩e H. E. I. 18. (Note de l帝dit. allem.)

11C弾st l置n des noms donn駸 aux fr鑽es de Boh麥e.

12H饕. Et allem. Comme dit J駸us-Christ: ils ont pris les clefs de la science, etc. Ces deux textes s誕ppliquent directement aux th駮logiens; Zinzendorf, en les appliquant la philosophie, est pourtant fid鑞e leur esprit. (Trad.)

13Nous aurons des 騁udiants pieux, mais passablement ignorants.

14Le grand mensonge.

15Fuyez l弾sp駻ance pour 騅iter la douleur.

16Je pense qu弾lles seront grandes.

17Lehren allesammt falschen Gottes-Dienst. Trad. allemande qui est moins exacte ici que le fran軋is. (Trad.)

18On voit que Zinzendorf vivait dans un temps d弛rthodoxie. (Trad.)

19La renomm馥 vaut autant que la vie.

20Sur le devoir de n弛ffenser personne.

21Weismanni Introd. in memorabilia historiae sacrae Nov. Test. Halle, 1731 et 1745.

22タ ce verset se rapportent des r馭lexions que nous avons cru devoir reproduire, parce que l誕uteur parat y attacher beaucoup d段mportance. Mais elles reposent sur la traduction allemande, qui ne r駱ond pas exactement au texte h饕reu. (Trad.).

23De la th駮logie des inconvertis.

24ノglise n誕 point ici le sens qu段l faut attribuer ce mot dans d誕utres passages et surtout dans la 5e partie. Il d駸igne ici une ノglise nationale. Ailleurs il d駸ignera les assembl馥s priv馥s des croyants. (Trad.)

25Seigneur, quels temps nous avais-tu r駸erv駸!

26Voyez la pr馭ace et page 78.

27Da der Kranke genas

Nie 舐ger er was.

28Se m麝er de ce qu弛n n弾st point appel r馮ler.

29Qui tiennent le milieu entre Dieu et l檀omme.

30L誕pplication est fausse, car St Paul parle des Cr騁ois convertis mais conservant plus ou moins leur caract鑽e naturel. (Trad.)

31Trad. allem. Le fran軋is est ici bien plus conforme l檀饕reu, mais nous avons d駸ir conserver des pens馥s pr馗ieuses. (Trad.)

32Le mot chr騁ien se rapporte ici uniquement la profession. (Trad.)

33Ceci se rapporte la pratique de l痛glise luth駻ienne. (Trad.)

34Kirchen-postille.

35Portion de l痛criture.

36Nous croyons tous en un Dieu, etc.

37Nous voulons tout oser pour ta gloire, etc.

38Je te dis adieu, monde m馗hant et trompeur.....

39Ta vie impure et p馗heresse ne saurait plus me plaire...

40Nom donn par le Sauveur aux fils de Z饕馘馥.

41Cette expression d駸igne l凋uvre comme telle, ind駱endamment du sentiment qui en est le principe. (Trad.)

42Peu importe leur haine, pourvu qu段ls me craignent!

43ヤ longanimit sans pareille, qui pourra te comprendre!

44En vain chercherait-on contraindre et comprimer la nature.

45Il est plein de souillure, plein de vanit, 騁ranger par nature, la vraie saintet.

46Par une concession provisoire.

47Oh! que ne pouvons-nous faire r駸onner notre contr馥 toute enti鑽e de sa louange!

48Sous la livr馥 du pi騁isme. L誕uteur, dans un autre ouvrage, donne une explication curieuse de l弛rigine de ce nom. ォIl y a 50 ans, dit-il, que mourut Leipzig un 騁udiant pieux. Le professeur de po駸ie, voulant honorer sa m駑oire, composa une pi鐵e de vers o, sans doute, l弾mbarras de la rime lui fit terminer une strophe par ces mots: er war ein pietist, fabriquant ainsi un terme qui n弾st pas plus allemand que grec ou latin. Et comme presque tous les noms des sectes s駱ar馥s du Luth駻anisme finissent en ist (Schwenkfeldist, etc.).....サ etc. etc. (ノdit. allem.)

49Voici, sur cet homme dont Jung Stilling a parl d置ne mani鑽e int駻essante dans son Th駮bald, quelques d騁ails tir駸 des Sonderbaren Gespr臘hen eines Reisenden du comte de Zinzendorf, p. 14O. ォ..... Le conseiller Dippel 騁ait si savant, que s段l n誕 point enseign dans toutes les facult駸, il et pu le faire. Il avait la majest terrible d置n lion et toutes les b黎es le craignaient, comme il tremblait lui-m麥e la pens馥 de Dieu. Il reconnaissait J駸us pour le Fils de Dieu, mais il ne voyait qu置n galimatias dans la doctrine de sa mort expiatoire, et se donnait mille peines pour laver la Divinit de ce qu段l regardait pour elle comme un opprobre. Cette sollicitude ne lui vint pas d鑚 l誕bord. Il commen軋 par une campagne contre les abus et les lubies de la philosophie, de la m馘ecine et de la scholastique.... En Danemark il voulut jouter comme Don Quichotte avec un haut personnage et d駘ivrer le public de sa tyrannie. Jet en prison, il dut perdre quelque chose de sa p騁ulance, mais il n弾n devint que plus hardi dans ses plans de r馭orme et finit m麥e par s誕ttaquer, avec scandale, la th駮logie scripturaire. Son intention pouvait se borner, au commencement, justifier Dieu devant les incr馘ules ou secouer dans leur antinomique s馗urit les eccl駸iastiques rel稍h駸. Mais bientt, 馗hauff par la dispute, il ne s帝gara plus seulement dans les termes, mais incontestablement dans l弾ssence m麥e de la doctrine. Il pr騁endit que la satisfaction n誕vait point 騁 n馗essaire, cons駲uemment qu弾lle n誕vait point eu lieu, et se mit, avec la plus grande ardeur, faire un tel usage des le輟ns, des versions, des interpr騁ations diverses et de tous les artifices de l弾x馮鑚e, qu段l obscurcit autant qu段l 騁ait en lui le sens de passages et de d馗larations aussi claires que le soleil. Vers l誕n 1730 ses yeux s弛uvrirent: il 騁ait m麥e pr黎 faire une r騁ractation publique. Mais un th駮logien de notre ノglise (luth駻ienne) l誕yant pr騅enu par un 馗rit violent, Dippel en fut si irrit qu段l n馳 eut plus moyen de lui faire entendre raison. Il poussa sa n馮ation scandaleuse jusqu亭 ses plus extr麥es cons駲uences, ce qui lui attira, en 1731, de la part d置ne assembl馥 chr騁ienne, une censure tr鑚-grave suivie de l弾xclusion. (J弾n ai lu le r馗it fait par lui-m麥e.) Cet homme avait des qualit駸. Sa mort subite fut bien p駭ible ceux qui l誕vaient connu de pr鑚.サ

Nous avons cru que cette citation d置n livre tr鑚-rare ferait plaisir au lecteur, soit par l段nt駻黎 qu弾lle offre en g駭駻al, soit par le jour qu弾lle projette sur l檀istoire eccl駸iastique du dernier si鐵le. (Note de l帝diteur allem.)

50Que la ran輟n au prix de laquelle Tu m誕s sauv soit toujours pr駸ente mon 穃e!

51H饕r. et allem.

52J駸us, conduis-moi pendant ma vie; ne permets pas que sans toi je me conduise moi-m麥e.

53Vous ne vous mettez point notre place.

54L弾sp駻ance de temps meilleurs.

55Archev麭ue d但rmagh.

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