Jean DUMONT

 

L’ÉGLISE
AU RISQUE DE
L’HISTOIRE

Préface de Pierre Chaunu
de l'Institut

 

Éditions de Paris

 

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE

L’histoire de l’Église... Existe-t-il un débat où les passions nées des affrontements nationaux, confessionnels puis idéologiques aient si totalement retiré la parole au seul témoin autorisé : l’histoire ? Au cours des siècles, chaque école de pensée, pour les besoins de sa cause, a tenté de faire coïncider l’histoire avec sa thèse, défigurant les faits ou même les inventant quand cela s’avérait nécessaire.

Or voici qu’un historien fait table rase des a priori, des mots d’ordre, des légendes, pour ne s’attacher qu’aux faits avérés et nous faire découvrir une histoire de l’Église plus objective. Ce travail exemplaire de restitution authentique des faits est le fruit d’une vie de recherches. Une vie où l’auteur, à la fois historien et éditeur, a été amené à publier plus de 1000 ouvrages historiques ; une vie où il a accumulé les pièces, archives et références (le plus souvent inédites) ; une vie où il a pu consulter les plus grands spécialistes, qu’ils soient européens, américains du Nord ou latino-américains.

Le grand mérite de cette Histoire de l’Église est de nous montrer que malgré leur omniprésence, les légendes reposent sur un bluff historique d’une grande fragilité et qu’elles ne résistent pas à un contrôle historique sérieux, même sur les sujets les plus délicats ou sur les faits prétendus indéfendables.

 

 

PRÉFACE

 

Concédons-le allègrement d’emblée : les reproches faits au christianisme en général et spécialement à l’Église catholique ne sont pas tous sans fondement. Il est même une critique particulièrement justifiée : celle d’une complaisance masochiste.

Il faut dire que les contempteurs ne s’embarrassent ni de rigueur " scientifique " ni de souci de cohérence. Le catholicisme est par exemple rendu responsable aussi bien d’avoir proprement assassiné la belle civilisation romaine que d’avoir perpétué dans la société française un " mal " qui n’est pas moins romain. Or c’est tout simplement faux, dans un cas comme dans l’autre. Et le seul vrai malheur dans l’histoire, c’est que les catholiques mis en accusation confessent, au lieu des merveilles accomplies par leur foi, cette perpétuation tout aussi volontiers que cette perpétration, sans paraître s’aviser qu’il y a fatalement dans ce redoublement de culpabilité quelque chose de suspect. Reconnaître qu’on a lâchement abandonné le pouvoir à quelqu’un qu’on a préalablement occis par traîtrise, voilà qui mérite effectivement une volée de bois vert, laquelle exigera d’être répétée quand il s’avérera que les deux " crimes " sont parfaitement imaginaires, ou plutôt entièrement imaginés.

Est-ce bien prouvé cependant ? Sous peine de donner assez de verges à la ronde pour être sûr de se faire battre côté pile tout autant que côté face, il vaut la peine d’y aller voir de près. Ce que fait Jean Dumont et dont il faut lui savoir gré, par respect de la vérité et de la justice non moins que de soi. L’ignorance ne saurait en effet garantir l’innocence, quand la simple énormité des griefs tend à suffire pour cautionner l’évidence de leur bien-fondé.

Il y a tout de même, dira-t-on, des " faits " incontournables, depuis les bûchers de l’inquisition jusqu’au carnage de la Saint- Barthélemy. Bien sûr. Mais les " faits " (on ne le redira jamais assez) ne " parlent " pas tout seuls. Il a bien fallu les sélectionner au sein d’une foule d’autres, en triant de surcroît parmi les témoignages disponibles, et interpréter ensuite ces " faits " reconstitués, les expliquer, porter un jugement. Au nom de quels critères tous ces choix ont-ils été opérés ? C’est ce qu’on est toujours en droit de demander. Et c’est ici que peuvent transparaître, sous des évidences prétendument aveuglantes, des aveuglements non moins inquiétants que les " faits ". Quand on fait œuvre " historique ", on n’est plus aujourd’hui annaliste, mais analyste ; et on n’est obligé d’avouer ni ses outils ni son objectif.

L’objectivité est dans ces conditions toute relative, car tout dépend bel et bien du genre de " vérité " que l’on entend établir. La question n’est donc pas tant de savoir si une affaire horrible est prouvée ou non, mais ce qu’elle prouve. Ainsi, nul ne niera la triste réalité du " massacre de Wassy ". Reste qu’il y a (très schématiquement) deux manières de raconter l’histoire. Ou bien, sans chercher pour autant à justifier l’inexcusable, on s’efforce de replacer l’évènement dans son contexte, on essaye de comprendre les causes, les enjeux et les conséquences, en ne dissimulant ni les cas parallèles ou symétriques ni la manière gênante dont la faiblesse humaine engendre la cruauté inhumaine. Ou bien, au contraire, on additionne les morts pour montrer que le duc de Guise était un " méchant " et les papistes de l’époque rien de moins que les précurseurs des nazis, ce qui vérifiera bien que le catholicisme a toujours enfanté le fanatisme, l’intolérance, etc., C. Q. F. D.

Mais alors, autant proclamer tout de suite que la simple évocation de l’Église provoque une furieuse poussée d’urticaire chez l’auteur de la démonstration. Ceux qui sont épargnés par ce type d’allergie ne devraient cependant pas commencer à se gratter consciencieusement jusqu’au sang, sous le prétexte charitable qu’ils partagent les mêmes valeurs humanitaires que les anti-calotins exanthémateux.

Il ne s’agit pas ici de prétendre qu’un point de vue authentiquement catholique sur l’histoire de l’Église est automatiquement plus " objectif ", plus sérieux et plus digne de confiance que tout autre. Même s’il faut maintenir qu’on ne peut bien parler que de ce que l’on connaît un peu de l’intérieur et que la foi tout court bannit toute mauvaise foi, il est vrai que le zèle apologétique n’assure pas l’infaillibilité (loin de là) et peut couvrir de grossières distorsions " pour les besoins de la cause ". Mais à ce compte-là, il n’y a aucune raison pour que le catholicisme ait l’exclusivité du parti pris. Et le problème est au fond, dans toutes les hypothèses, de repérer le " lieu " d’où parle l’historien.

Ce qui n’est pas toujours aussi clair que dans un discours prosélyte (catholique ou anticlérical). Quand on reproche par exemple à l’Église d’avoir réprimé l’hérésie albigeoise, n’est-ce pas parce qu’on est par principe hostile à toute espèce de répression et qu’on ne voit pas de plus ce qu’il y avait après tout de répréhensible dans cette sympathique résurgence du manichéisme et du gnosticisme antiques ? Si le catharisme " a bien le droit de vivre ", il est immanquablement criminel de s’en prendre à lui. Ne poussons pas jusqu’à discerner là une inclination inconsciente pour les théories séduisantes des Bogomiles (encore que la question mérite de n’être pas écartée trop vite), mais relevons que la critique est portée au nom d’un humanisme respectable et respectueux des droits de l’homme, de la liberté de conscience, du pluralisme d’opinions, etc.

Toute la difficulté, toute l’ambiguïté vient de ce que ces valeurs, pour absolument au-dessus de tout soupçon qu’elles soient, coïncident avec le catholicisme, sans toutefois s’identifier à lui, ni encore moins le résumer ou le contenir. Parce qu’ils se reconnaissent dans ce au nom de quoi on critique leur Église, les catholiques ressentent inévitablement un malaise, alors que leur qualité même les invite à une lucidité salutaire. Pourquoi, en effet, se laisser entraîner et, si l’on peut dire, décentrer ou déboussoler sur un terrain qui ne recoupe que partiellement la foi ? Puisque celle-ci est catholique, qu’est-ce qui lui serait totalement étranger ? Tout ce au nom de quoi on critique l’Église a donc, plus ou moins explicitement, des correspondances, voire des points d’ancrage, dans le catholicisme.

On peut se demander si la plupart des arguments accumulés contre le rôle et l’action de l’Église dans l’histoire ne sont pas fondés sur des déviations, des détournements, des perversions historiques de la foi catholique même. L’ennemi ou, si l’on préfère, le principe opposé du catholicisme n’est évidemment pas le protestantisme, ni le néo-paganisme, ni le marxisme, ni la franc-maçonnerie, ni le libéralisme, ni le sécularisme, etc., ni même tout cela ensemble. Car il n’est pratiquement rien dans cette liste qui soit compréhensible sans référence à la foi catholique, qu’il se soit agi de la purifier, de la condamner ou de la dépasser. Développer tout cela ne serait évidemment pas une mince affaire. Le travail de Jean Dumont ouvre déjà les pistes. Mais étudions simplement l’hypothèse.

Elle implique fondamentalement la mystérieuse capacité que semble avoir le catholicisme de " déraper ", et d’être mis en question (voire à la question) par ses propres caricatures. Mais n’est-ce pas un peu de la même façon que la sainteté excite Satan ? L’histoire de l’Église n’est donc pas sans rapport avec le " mystère d’iniquité ". Qu’on ne s’y trompe cependant pas : cela ne veut pas dire seulement que l’Église est, de fait, loin d’être aussi pure et impeccable que l’exigent ses détracteurs plus encore que ses fidèles. Comment s’est en effet manifesté au cours des siècles ce " mystère d’iniquité " ? D’abord et essentiellement en ce que le catholicisme a suscité (bien malgré lui évidemment) des hérésies, des schismes, des idéologies qui le critiquent après coup sans merci et s’attachent plus ou moins ouvertement à sa perte irrévocable. Ensuite et très accessoirement, en ce qu’il y a eu, çà et là, dans l’histoire de l’Église, des " bavures " tout aussi regrettables qu’incontestables. Mais elles sont infiniment moins nombreuses et moins monstrueuses qu’on a pu le faire croire, en allant parfois jusqu’à l’affabulation. Jean Dumont le montre de manière tout à fait convaincante. L’Église est d’ailleurs très, très loin d’avoir l’exclusivité de l’horreur. Et prétendre inscrire la violence répressive dans la nature même du catholicisme pourra sembler presque malhonnête, quand les belles théories au nom desquelles on rend sentence ont engendré bien pire, quantitativement et qualitativement (1).

Les rares crimes commis de fait au nom de l’Église (et qu’on ne lui reproche même pas tous, songeons à Savonarole) ne constituent à vrai dire que la partie émergée d’un iceberg formé pour l’essentiel, sous la surface de scandales plus ou moins réels, par tout ce qui s’est détourné du catholicisme et retourné contre lui. Pour recourir à une autre image, d’arboriculture cette fois, et sur un cas précis, on pourrait dire que, pendant les guerres de religion, Monluc fut un ruineux gourmand assez vite élagué sur un tronc plein de sève, tandis que des Adrets était un rameau épineux sur une branche morte (notons qu’il put après coup revenir se greffer au tronc).

Reste à tenter de comprendre pourquoi le catholicisme est si aisément défiguré (par ses ennemis plus encore que par ses fidèles : gardons le sens des proportions). Il a tout à l’heure été fait allusion à un " mystère d’iniquité ". Celui-ci ne reflète qu’en creux ce qui est au cœur même de la foi en Jésus Seigneur et que les hommes ne parviendront jamais à exprimer en termes non contradictoires. La tension reste insurmontable entre le Dieu transcendant et l’immanence de l’Incarnation, entre la Croix et la Résurrection, entre l’indulgence et les exigences d’un seul et même amour infini, entre la folie de l’abnégation totale (la kénose) et la logique du Logos, entre l’Esprit et l’Écrit, entre Dieu et César, entre la cité céleste et la cité terrestre, etc. Les disciples du Christ peinent à vivre ces contradictions et versent sans cesse d’un côté ou de l’autre, privilégiant tel aspect de l’Évangile plutôt que celui qui lui est diamétralement opposé et en est pourtant rigoureusement inséparable. Ce sont de tels déséquilibres qui défigurent dans l’histoire le visage du Christ. Mais il est vrai que l’équilibre de la foi catholique est fragile et miraculeux presque.

La foi en l’Église est alors la condition de la foi tout court. Seule l’Église a pu, au long de l’histoire, empêcher la foi de se désintégrer ; et toutes les désintégrations successives du catholicisme en hérésies et idéologies diverses n’ont pas pu détruire l’Église, ou plutôt, l’entraîner dans leur chute. Car l’Église n’est pas seulement gardienne de l’impossible unité de la foi ; elle est du même coup, très concrètement et immédiatement, le meilleur garant de la survie et du salut de l’humanité. Tout ce au nom de quoi on la critique ne peut conduire l’homme qu’à sa perte. L’histoire le suggère non moins nettement que l’actualité. L’histoire montre de même que le réalisme et le souci du bien commun n’ont jamais moins commandé la " politique " de l’Église que les principes évangéliques. Tout simplement parce qu’il n’y a aucune incompatibilité, et que c’est sans doute là une des originalités du catholicisme. Oserait-on ailleurs équilibrer pareillement l’angélisme et le pragmatisme, qui sont également ruineux l’un sans l’autre ? L’Église n’a jamais canonisé ni les idéalistes brouillons ni les cyniques efficaces. Mais qui, au cours des siècles, a eu de plus hautes ambitions pour l’homme, ou fait plus pour les hommes ? Mettez-vous à genoux et, à défaut de croire, vous comprendrez peut-être.

Pierre CHAUNU.

1. Dans cette perspective, il est savoureux d’entendre exempter le marxisme-léninisme de tout reproche, sous prétexte que l’Évangile ne saurait être tenu pour responsable de l’Inquisition. Mais à ce compte-là, le nazisme pourrait bien n’avoir aucun rapport avec les camps de concentration. En vérité, l’Église n’a pas à rougir de l’Inquisition, qui n’est pas étrangère à ce que le catholicisme a de meilleur ; inversement, le lien est indissoluble entre le communisme et le Goulag et entre Hitler et Dachau.

 

SOMMAIRE

Préface

1re partie : L’ÉGLISE, MAL HISTORIQUE ?

I. MEURTRIÈRE DE L’EMPIRE ROMAIN ?

Une nouvelle intelligentsia anti-chrétienne
" La destruction de toute société humaine "
Un art remarquable
Dès le Ier siècle, d’illustres familles
Une infinité d’aimables peintures
Frappante confluence chrétienne
Une maison-église provinciale
" Nous remplissons vos camps "
Le pôle de la pensée antique
Des trésors d’idées
Liberté à l’égard de la tradition juive
Un mécène andalou
Les persécutions : manoeuvre ou totalitarisme
Ferveur patriotique
Ce dont la société antique va mourir
Ce sont les noces qui donnent les vierges
Sénèque, père de l’Église
Païens jusqu’au bout
Là encore
Conclusion

II. VÉHICULE DU " MAL ROMAIN " ?

Une importance permanente, mondiale
Magnifiques contresens
Parlement permanent de l’Église
Domaine propre et initiatives périphériques
La barque à l’heure du naufrage
Le seul " fixisme " est christique
Nouvel amalgame bien " logique "
Un refus et un décès
Une résurrection toute laïque
Le cas du mariage
Le cas de la torture
Preuve germanique
L’entreprise des romanistes de Montpellier
Couronnement bien romain
Le droit romain. Seconde Bible de la Réforme
Le terreau, acquis ou réinventé, du droit romain
Confirmation par les cas-types : mariage et torture
Les Antigones ne sont que catholiques
Lucidité prophétique et étonnante aventure
Le danger décline son identité
Le regard vers l’avenir
Une remarquable modernité
Gerbert, le premier grand Européen
Déjà tout le progrès humain
Quelle émancipation ?
Néo-servage et dépossession
Famine et théocratie
L’engineering
L’Indien, c’était Satan
La vérité apparaît
Bien plus profond
La flèche
L’arc très pur
Une cartographie fascinante
La liturgie écrasante du " Dieu créé "
Un libre examen devenu fou
Une vraie Réforme
Le rire de sainte Thérèse
Dissidences et exclusions
Le Roi-Prêtre
" Légers et oultrecuidants "
La lumière biblique
Une fécondité exceptionnelle
Sous le regard de Rome
La gaieté et la truculence
Ciel noir
Écoutez !
Comme une grande famille
La qualité de la vie
Rien inventé
Un lobby vénérable
Fonction supplétive
Conclusion

III. OPPRESSEUR DES INDIENS D’AMÉRIQUE ?

L’" encomienda ", système aussi de protection
D’étonnants documents
Une frappante " démonstration graphique "
Autre présentation erronée
Deux phénomènes historiques fondamentaux
Une politique systématique
Les Indiens " très favorisés "
L’objection Las Casas
Les mots et les faits
Une évangélisation purement lascasienne
De nouveau, la vérité de l’" encomienda "
L’erreur grave
Une objection qui est confirmation
Autre confirmation : l’esclavage des Noirs
Une " tarte à la crème " et un paradoxe
Une " conquête " par les Indiens eux-mêmes
Un changement qui serait, aussi, religieux
Partout adhésion massive et passionnée
L’" heure de Dieu "
Une nouvelle alliance, dans la joie
Une " oeuvre lumineuse "
Des âges d’or
Une floraison d’écoles
L’honneur de tout un peuple catholique
Comme nous : effacer un enseignement de mort
Les principales sources " indigénistes "
L’Inquisition fait confiance
Ils se sont évangélisés eux-mêmes
Partout anges indiens, jeunes et vieux
La terre indienne par elle-même
Une belle leçon d’histoire
La vérité par Notre-Dame de Guadalupe
Une irradiation miraculeuse
Conclusion

2e partie : L’ÉGLISE, MAÎTRESSE D’INTOLÉRANCE ?

I. TOLÉRANCE ET INQUISITIONS FRANÇAISES

L’autre bûcher
La première intolérance est juive
La seconde intolérance est islamique
La symbiose chrétienne
Plus d’un millénaire de tolérance
La plus extraordinaire civilisation de la tolérance
Vassalité spirituelle
La pointe de la chrétienté
Envers juifs et musulmans
La Bible d’Arragel
L’Académie de Zalamea
Chacun glorifiant Dieu
" Les infidèles sont notre chair "
L’Inquisition est née là: de la tolérance
Les anticorps
Un phénomène de société
Le " continuum " languedocien
Apparition de l’antigène
L’aberration cathare
L’auto-génocide
Longue tolérance
Partout ailleurs, violentes répressions laïques
Contre l’oppression cathare, toujours la tolérance
La simplicité de l’amour
La vérité de la croisade
Naissance de l’inquisition
D’abord une contre-offensive spirituelle
Une loi localiste, sur mesure
L’invention du jury : des juges populaires
La torture, exception modérée
Très peu de bûchers
Une amnistie permanente
Une visée de réconciliation
Le détournement
L’horreur laïque
Que n’a-t-on supprimé l’Inquisition !
Le pire
Une nouvelle tolérance éclatante
Conclusion

II. LES GUERRES DE RELIGION

La " réduction en poudre "
Le " droit commencement "
Des archives de famille
Un dimanche à Wassy
Qui est qui ?
Des victoires et une " pitoyable lamentation "
Le coup d’Amboise
Le massacre de Nîmes
Le coup de Meaux
Animal forcé dans sa tanière
Seconde invasion des Reîtres
Pour la victoire planétaire de la Réforme
Provocations accumulées
On va frapper un grand coup
La mesure est comble
" Les livrées seront vermeilles "
La Réforme n’a pas de " roi prudent "
" Pour faire Dieu sait quoi "
L’attentat
Le massacre royal
Le massacre populaire et la fraternité
Beaucoup plus grave dans les provinces
Vingt-cinq ans d’aveuglement
Sur la Ligue, la bousculade
Des sources unilatérales
" L’historien doit prendre garde "
Nouvelle invasion des reîtres
Les Allemands devant Paris
Une flagellation de l’honneur national
Le chariot
L’appel de Péronne
Un battant
L’élu du peuple
Le " bel exploit " de Cahors
Nouvelle aventure, nouveau fiasco
La Saint-Barthélemy d’Anvers
" On n’avait pas prévu la Ligue "
La tentation des Bourbon-Navarre
Sa vérité dans sa mort
" Monsieur Perrichon " sanglant
Seul contre les reîtres sempiternels
L’étranger réplique à Magdebourg
Une grande France espagnole
Le bel " étranger "
L’arme jésuite
Le grand tournant
L’or est d’Église
Aucune chance pour Philippe II
Sous la houlette des légats
La Ligue, c’est le peuple
Le pourquoi des refus
Les vraies têtes politiques
L’épopée de Paris
Jamais un tel sacrifice : 60 000 morts
Point focal de la survie catholique
L’intelligence et la foi
La gouaille
La force et l’humour
La jonction
Les précurseurs
Conclusion

III. L’INQUISITION ESPAGNOLE

Honte et indignation invincibles
Apologétique maladroite et choquante
Enfin des jugements pondérés
De justes gloires du catholicisme
Une tradition très libérale
Une détérioration dramatique
Le bain de sang
L’appel " converso " au châtiment
La voie de sortie et le contre-feu
Première preuve passée sous silence
Seconde preuve passée sous silence
Une incroyable faribole
Les " conversos " toujours au pouvoir
Tout le monde le sait et le dit
Une réussite décisive
Une trop belle scène
Processus de décolonisation
Une symbiose véritablement biraciale
Les victimes de l’inquisition : un délire statistique
Une imposture naïve
Quelques centaines
Le bûcher était l’exception
" Relativement "
Deux témoignages d’époque
Les épouvantables " familiers "
Le " temps de grâce "
Les dénonciations
Une grande prudence
Une qualification extérieure
Une honnête et libérale administration des biens
Attaqué par les rats
Un enfer couru
Ainsi écrit-on l’histoire
Un " petit fait "
Défenses célèbres
La bévue de la torture
Bévues sur les peines inquisitoriales
La " petite mort "
Sur le bûcher
Pas de barbarie
Le sens de la dignité de la mort
Le véritable " auto se fe ", fête de la foi
Une tristesse intérieure
Les inquisiteurs représentants du peuple
Des chiffres négligeables
Misère des inquisiteurs
Une qualité intellectuelle remarquable
Un modèle d’équité
Une grandeur positive
Précurseurs de la Réforme catholique
Largeur de vues
Le fait Galilée
Contrevérités grossières
Les élites intellectuelles et l’Inquisition
Anthologie de louanges à un mécène
Les gloires des lettres et des arts
Comprendre blasphémateurs et sorcières
Comparons avec les réformateurs
Un des grands bienfaiteurs de l’humanité
Un exemple réussi de vraie culture populaire
Conclusion

Accueil Index général Narrations Méditations Études
Auteurs Livres Pensées et extraits Thèmes