DANIEL RAFFARD DE BRIENNE

 

POUR EN FINIR AVEC
L’ÉVOLUTION

OU
LA FAILLITE DES
THÉORIES ÉVOLUTIONNISTES

 

ÉDITIONS RÉMI PERRIN
46, rue Sainte-Anne – Paris 2e

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Pour expliquer l’origine de l’homme et l’histoire des êtres vivants, la communauté scientifique se réfère toujours aux théories évolutionnistes.

Pourtant, les impasses de la Paléontologie et les récentes découvertes de la biologie moléculaire leur portent un coup fatal : la filiation des espèces paraît aujourd’hui improbable et on pense que l’homme de Neandertal serait postérieur à l’homo sapiens.

C’est par un raisonnement sans faille que Daniel Raffard de Brienne parvient à démonter l’évolutionnisme, une théorie qui ne tient que parce qu’elle est enseignée comme un dogme.

 

 

INTRODUCTION

Dans un de ses livres, le professeur Hamburger racontait comment il avait consulté le célèbre neurologue Lhermitte sur l’état d’un de ses malades qui, placé sous l’assistance de toute une machinerie, végétait sans progresser. Le professeur Lhermitte conclut son examen par ces mots : " Mais, mon cher, votre malade est mort depuis longtemps. " Ainsi l’appareillage scientifique avait-il pu renouveler le fameux thème des morts-vivants cher à la littérature d’horreur.

L’évolutionnisme ou transformisme, une théorie selon laquelle les espèces vivantes proviennent en se perfectionnant d’ancêtres communs et par eux de la matière brute, est de nos jours un cadavre dont on maintient à grand peine l’apparence de vie.

Et pourtant, il y a longtemps que les signes de putréfaction ont commencé à apparaître chez ce mort-vivant et que des voix autorisées ont expliqué qu’on les dissimulait pour des raisons essentiellement idéologiques.

Déjà en 1903, le célèbre professeur Yves Delage écrivait : " Je suis absolument convaincu qu’on est ou qu’on n’est pas transformiste, non pour des raisons tirées de l’histoire naturelle, mais en raison de ses opinions philosophiques " (1). Un ancien directeur du Muséum, Lemoine, notait un peu plus tard : " L’évolution est une sorte de dogme auquel ses prêtres ne croient plus mais qu’ils maintiennent pour le peuple " (2). Et même l’illustre Jean Rostand, qui ne voulait pourtant pas démordre de ce dogme, le qualifiait de conte de fée pour grande personne (3).

Quant au professeur Louis Bounoure, il mettait les points sur les i : " Le plus bel exemple de système a priori pseudo-scientifique est fourni par la théorie évolutionniste. L’évolution biologique n’est qu’un mythe entièrement illusoire " (4).

Évolutionnisme et idéologie

Devant l’effritement et l’effondrement des preuves du darwinisme, les défenseurs patentés du dogme ne répondent guère que par l’argument d’autorité. Ainsi Richard Dawkins écrit-il tranquillement : " La théorie [darwinienne] est aussi peu douteuse que le fait que la Terre tourne autour du Soleil " (5). Marsh écrivait déjà à la fin du XIXe siècle : " Douter de l’évolution, c’est douter de la science, et la science est un autre nom de la vérité. " Patrick Tort, directeur du Dictionnaire du darwinisme (6), ajoute même une mise en garde : " Toute attaque contre Darwin est susceptible de manipulation ou de récupération. Cette stratégie apparemment scientifique pourrait être idéologique ou religieuse " (7).

Voilà introduite, bien éloignée de la science, la notion d’idéologie. On vient de le voir, Delage l’évoquait déjà en 1903. Et Bounoure affirmait au milieu du siècle : " Ce qui est grave, c’est que la conception évolutionniste a envahi tous les champs de la connaissance humaine en se confondant avec le mythe du progrès " (8).

Il est d’ailleurs significatif que le mot évolutionnisme, qui désigne une doctrine philosophique d’application générale, ait pratiquement éliminé celui de transformisme, spécifique de l’évolution biologique progressive.

Le mythe du progrès

Le transformisme s’intègre en effet dans un vaste mouvement d’idées qui triomphait déjà au Siècle des lumières et selon lequel tout doit, non seulement se modifier ou s’adapter, mais évoluer vers le mieux, donc progresser. Ce mouvement d’idées trouve son champ d’application dans la philosophie, la religion, l’histoire, les mœurs, la politique, les sciences et aussi dans la nature.

Le mythe du progrès s’est trouvé renforcé et apparemment confirmé depuis deux siècles par l’approfondissement des connaissances scientifiques et le perfectionnement des réalisations techniques. Mais, en fait, ce renforcement et cette apparente confirmation reposent sur un malentendu.

Certes, les connaissances scientifiques et la technologie ont progressé et progressent encore de manière spectaculaire, mais cela n’implique nullement le Progrès des hommes et des choses. Il s’agit d’un progrès par accumulation. Grâce à leur mémoire et à leur intelligence, les hommes savent tirer le bénéfice du travail de leurs prédécesseurs, et chaque génération apporte sa pierre à l’édifice scientifique construit au cours des millénaires (9). L’humanité s’appuie, ce faisant, sur les lois de la nature, des lois immuables et donc non sujettes au progrès.

Si l’on constate le progrès, non de la nature, mais de l’usage réfléchi de ses lois, il faut bien admettre que l’on ne voit aucun progrès dans les autres domaines. À la fin du deuxième millénaire, il faut reconnaître que, s’il y a eu depuis deux siècles, une évolution des idées, des mœurs et de la politique, elle ne s’est pas faite dans la voie du progrès, mais, à bien des égards, dans le sens de la régression.

Les idéologies matérialistes

Si le darwinisme et ses avatars conservent malgré tout leurs fidèles champions, c’est qu’ils constituent la caution d’allure scientifique de certaines idéologies. Ainsi l’évolutionnisme apparaît-il comme le support nécessaire de tout matérialisme, de toute doctrine visant à nier Dieu et sa création. Un support nécessaire mais non suffisant, car le matérialisme, même s’il recule si loin l’origine des choses qu’il la perd de vue, ne résout pas le problème de la cause première (10).

Il est donc logique que la théorie évolutionniste ait constitué une des bases essentielles du matérialisme dialectique. Darwin a fortement influencé Marx et Engels (11). C’est plutôt la forme néolamarckiste du transformisme que prôna Staline dès 1906 (12) et qui l’amènera à soutenir l’invraisemblable Lyssenko (13) dont nous aurons l’occasion de dire quelques mots.

On trouve dans la propagation du marxisme-léninisme un des plus puissants mécanismes qui ont maintenu en vie apparente ce mort-vivant qu’est l’évolutionnisme. Un des enseignements fondamentaux du communisme portait précisément sur cette doctrine (14).

D’autres idéologies ont participé à la propagande transformiste, puisque c’est dans le terreau darwiniste qu’ont poussé le racisme hitlérien et l’eugénisme teilhardien (15).

Pour notre part, nous ne nous soucierons dans les pages qui suivent d’aucune idéologie. Notre propos se limitera à rechercher, par la réflexion et l’étude des connaissances acquises, si l’évolutionnisme biologique ou transformisme repose avec vraisemblance sur des bases rationnelles et scientifiques.

NOTES

1. Yves Delage, L’Hérédité et le grand problème de la biologie générale, 1903.

2. P. Lemoine, in L’Encyclopédie Française, 1938.

3. Jean Rostand, L’Évolution, Delphine, 1960.

4. Louis Bounoure, Recherche d’une doctrine de la vie chez les savants contemporains, Laffont, 1964.

5. Richard Dawkins, Le Gène égoïste, Menges, 1978. Biologiste britannique, Dawkins fait du gène l’acteur aveugle de l’évolution des espèces.

6. PUF, 1996.

7. Science et Avenir, septembre 1997.

8. Cf. note 4.

9. Sur les problèmes de la connaissance, de la vérité, de l’intelligence : D. Raffard de Brienne, Il n’y a qu’un seul Dieu, Chiré, 1991.

10. Sur la cause première, Dieu, etc., cf. op. cit. en note 9.

11. Louis Jugnet, Problèmes et grands courants de la philosophie, Ordre français, 1974. Du même, Doctrines philosophiques et systèmes politiques, Ulysse, 1980.

12. Staline, Anarchisme ou socialisme, 1906.

13. Denis Buican, Lyssenko et lyssenkisme, PUF, 1988.

14. Mgr O’Gara, L’Évolutionnisme, MJC du Valais, s.d. Évêque de Yuanking en chine, Mgr O’Gara raconte que, dès l’arrivée de l’Armée de Libération, la population entière devait suivre des cours dont le premier portait sur l’évolutionnisme.

15. Max Thürkauf, Cosmos et création, Téqui, 1984.

 

TABLE

INTRODUCTION

1. L’HYPOTHÈSE ÉVOLUTIONNISTE

2. LE MOTEUR DE L’ÉVOLUTION

3. L’ORIGINE DE LA VIE

4. L’ORIGINE DES ESPÈCES

5. L’APPARITION DES ESPÈCES

6. À LA RECHERCHE DES CHAÎNONS MANQUANTS

7. LE MÉCANISME DE L’ÉVOLUTION

8. LA LIGNÉE HUMAINE

CONCLUSION

ANNEXE

NOTES

 

 

DU MÊME AUTEUR
chez le même éditeur

 

ENQUÊTE SUR LE SAINT-SUAIRE

LA BIBLE TRAHIE ?
Essai sur les traductions de la Bible

 

 

© PERRIN & PERRIN, 1998.

 

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