Le lis et la violette

 

 

Noble fils du soleil, le Lis majestueux,

Vers l’astre paternel dont il brave les feux,

Élève avec orgueil sa tête souveraine ;

Il est le roi des fleurs, dont la Rose est la reine.

L’obscure Violette, amante des gazons,

Aux pleurs de leur rosée, entremêlant ses dons,

Semble vouloir cacher sous leurs voiles propices,

D’un pudique parfum les discrètes délices :

Pur emblème d’un cœur qui répand en secret

Sur le malheur timide un modeste bienfait.

 

 

 

Jacques François Marie Vieilh de BOISJOLIN.

 

Recueilli dans

Choix de poésies morales

et religieuses, 1837.

 

 

 

 

 

 

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