La voix des chênes

 

 

Quand le soleil s'enfuit à l'horizon,

Semant la nuit sur les monts et la plaine,

Le vent du soir fait passer un frisson

Sur la forêt où sommeille le chêne.

Et l'on entend monter comme un doux bruit

Sous les rameaux au milieu du silence :

C'est la chanson de l'amour qui commence,

Hymne éternel qui vibre dans la nuit.

Si vous rêvez d'amour

Dans les forêts prochaines

Écoutez au déclin du jour

La voix des chênes :

Elle vous parlera d'amour

Elle vous parlera d’amour

La douce voix

La douce voix des chênes.

 

Chez nos aïeux, les farouches Gaulois,

Aux temps passés, on vénérait les chênes

Et leurs guerriers, à l'abri des grands bois,

Ont défié les légions romaines,

L'arbre divin s'en souviendra toujours;

Les soirs d'hiver, quand la rafale gronde

Il semble encore vouloir jeter au monde

Les fiers défis de ses anciens beaux jours.

C'est du vieux sang Gaulois

Qui coule dans ses veines

Allez, le soir, au fond des bois,

La voix des chênes

Vous parlera des fiers Gaulois

Vous parlera des fiers Gaulois

La grande voix

La grande voix des chênes.

 

Il me souvient qu'un jour je parcourais

Le beau pays de l'antique Lorraine,

Je m'arrêtai près des vieilles forêts

Pour écouter ce que disait le chêne,

Un vieux géant, roi de l'immensité,

Parla longtemps de notre belle France,

Comme un clairon sonnant la délivrance,

Enflant sa voix, il cria : « Liberté »

Lorrains, la liberté

Plane à travers vos plaines

Écoutez dans l'obscurité

La voix des chênes,

Elle chante la liberté

Elle chante la liberté

L'immense voix

L’immense voix des chênes.

 

 

 

Paroles: Francis Borel, Stéphane Borel.

Musique: Gustave Goublier.

 

 

 

 

 

 

 

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