Elle a choisi une bergère

 

 

Lourdes, ville de la Vierge Marie, de la Mère de Dieu, de la Mère de l’Église, est le lieu d’élection de tous ceux et de toutes celles qui sentent en eux la présence d’une lumière, incertaine sans doute, faible et vacillante, qu’il faut bien appeler l’âme. Lourdes est la capitale des âmes. Où donc pourraient-elles se retrouver, dans notre monde sec, dur et froid, si ce n’est autour de celle qui est la médiatrice de l’humanité ?

L’incarnation est un mystère qu’il est difficile non seulement d’assimiler mais même d’accepter pour les esprits rationnels et rationalisés qui sont les plus nombreux aujourd’hui. C’est la Vierge Marie, Créature comme nous tous, qui tient la clé du mystère. C’est par l’intercession de cette femme, de cette mère que nous pouvons accéder au Christ et au Dieu trinitaire. Elle est notre complice.

La Vierge Marie a beaucoup de leçons à nous donner, à nous si fiers de notre savoir, de notre pouvoir, de notre admirable capacité de destruction. Elle nous enseigne l’humilité, non pas la fausse modestie, mais l’humilité véritable, celle de la servante du Seigneur.

À tous ceux qu’enivrent les honneurs, les richesses, les talents, il faudrait conseiller de jeter les yeux sur une annonciation.

Il était normal, naturel, presque nécessaire que Marie se fît connaître à Lourdes à la plus humble des humbles. Elle n’a pas choisi un théologien, mais une bergère. Avez-vous assez médité sur ce choix ?

 

 

 

Jacques de BOURBON BUSSET.

 

Recueilli par Jean Barbier dans

Pour vous, qu’est-ce que Lourdes ?

(Dessain et Tolra, 1976).

  

 

 

 

 

 

 

 

www.biblisem.net