En marge de la Bible

 

 

L’enfant naît souverain du Paradis perdu

(Un paradis perdu par les grandes personnes) :

Les choses sont pour lui toutes belles et bonnes ;

Le merveilleux, normal ; et le bonheur, un dû.

 

Le temps a pour sa lèvre un goût d’éternité ;

L’animal le sait roi, obéit et caresse ;

Le travail, c’est le jeu, aux ailes d’allégresse

Car il est fils du rêve et de la liberté.

 

Nous fûmes tous les souverains du paradis

(Jardin miraculeux où fleurit notre enfance)

Mais nous avons mordu le fruit de la science...

Nous sommes tous des exilés du Paradis.

 

 

 

Andrée BOURÇOIS-MACÉ,

Pétales d’heures,

Éditions de La Tour du Guet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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