Les étoiles

 

 

Ô brillantes clartés ! Musiques infinies !

Que ne dites-vous pas à vos contemplateurs.

Qui suivent dans la nuit leurs rêves enchanteurs,

Et vivent presque double en ces heures bénies ?

 

Combien doux les chemins, les routes aplanies,

Qui les rapprochent de vos sereines hauteurs ;

Combien loin les propos terrestres et menteurs,

Au sein de vos déserts et de vos harmonies !

 

Oh ! vous êtes les sœurs, les compagnes d’amour

De ceux qui, résignés, souffrent pendant le jour,

Trop fiers pour dire à tous leur mal et leur angoisse...

 

Et vous les conviez, dans l’air silencieux,

À s’élancer vers vous, où plus rien ne les froisse,

Par vos regards divins qui leur ouvrent les cieux.

 

 

 

Léon HÉLY.

 

Paru dans L’Année des poètes en 1894.

 

 

 

 

 

 

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