Les orphelins de l’hôpital

 

À la mère Claire Cécile, le jour de sa fête.

 

 

TOUS ENSEMBLE.

 

Si cette année nos chansons plaisent à Claire, nos cœurs, en les chantant, seront bien fiers, bien contents toute l’année !

 

UN SEUL.

 

On nous dit en chaire : La vie est amère pour qui vient sur la terre ; l’homme en ce monde est pauvre et malheureux. Nous sommes pauvres, il est vrai ; mais, près de Claire, la vie a des charmes pour nous !

Si cette année nos chansons plaisent, etc.

 

Quand vient le printemps, l’hirondelle aimée porte la béquée à ses petits. Eh bien ! nous, toute l’année, nous la recevons de Claire, notre bonne mère.

Si cette année nos chansons plaisent, etc.

 

L’agneau aime moins l’herbe tendre, l’oiseau le mois de mai, le poisson l’eau limpide, que nous n’aimons Claire, notre bonne mère : sans elle, sur la terre, partout nous serions malheureux : aussi nous pensons à Claire presque autant qu’au bon Dieu !

Si cette année nos chansons plaisent, etc.

 

Pour elle notre cœur palpite ; mais quel bonheur si Dieu voulait retrancher quelques années de notre vie pour les greffer sur la sienne ! Nous prions Dieu qu’il en soit ainsi ; car, pour sécher des pleurs, il faut qu’elle vive, il faut qu’elle vive pour soulager les pauvres malheureux !

Si cette année nos chansons plaisent, etc.

 

 

JASMIN.

 

Recueilli dans Le troubadour moderne ou

Poésies populaires de nos provinces méridionales,

traduites en français par M. Cabrié, 1844.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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