La littérature catholique

 

ROMANCIERS ET CRITIQUES

 

 

 

 

 

par

 

 

 

 

 

Henri BRÉMOND

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Qui nous dessinera la théorie, qui nous donnera l’histoire du roman catholique ? Des Martyrs à Volupté et aux Promessi Sposi, des Promessi Sposi à l’Honnête Femme, de l’Honnête Femme aux œuvres de Huysmans, de Fogazzaro et de la baronne de Handel-Mazzetti, le beau livre qui se pourrait écrire sur ce magnifique sujet et les précieux conseils que cette étude d’ensemble suggérerait à de jeunes imaginations qui cherchent leur voie et qui risquent de se fourvoyer dans le roman apologétique, dans la thèse ou dans le sermon ! C’est là, en effet, la leçon qui d’abord se dégagerait de cette histoire. Le romancier catholique est un romancier comme les autres. Égal aux plus grands ou confondu parmi la foule des minores distingués, il est du bâtiment, il compte, il s’impose ; comme d’autres qui n’ont pas la foi, avant tout il a voulu faire, il a fait une œuvre d’art, ou bien il n’existe pas. Que, dans sa pensée profonde, cette œuvre d’art ait une portée apostolique, qu’il ne se contente pas d’écrire pour charmer les délicats, je l’espère bien ; mais ce désir même l’enchaîne plus étroitement aux règles communes de son art, lui interdit de compromettre le succès de son œuvre par l’introduction de pages disparates, par des préoccupations où la poésie pure n’a plus de place. La plume à la main, il n’est plus qu’un peintre acharné à fixer la ressemblance du modèle, à rendre précises, vivantes, définitives les images que nous, lecteurs, n’entrevoyons autour de nous que vagues, incertaines et languissantes. Qu’il ait ses idées très arrêtées sur le sens de la vie, c’est son droit, son devoir encore ; mais qu’il ne nous apporte pas cette philosophie du dehors, qu’il ne la plaque pas sur son œuvre comme une feuille d’or sur un chandelier de cuivre, qu’il l’observe, la retrouve, la montre, réelle, concrète, humaine dans l’histoire qu’il nous raconte. Que, dans le vaste univers, il choisisse de préférence une matière qui « parle » davantage à son âme de chrétien, qu’il évoque, avec Manzoni, la figure d’un moine admirable, un Santo avec notre grand et cher Fogazzaro, rien de plus juste ; mais il faut qu’il traite cette matière comme les romanciers incroyants traitent le sujet de leur choix, que la critique indépendante prenne à son œuvre la même sorte d’intérêt qu’aux œuvres de l’art païen ; il faut qu’un homme de goût, simple gourmet de belles choses, puisse lire avec un même plaisir Adam Bede et le roman de Manzoni.

C’est bien ainsi que deux de nos jeunes romanciers entendent leur vocation [1]. D’accord sur ce point, si d’ailleurs ils diffèrent sur presque tous les autres, l’étude comparée de leurs deux titres nous aidera à définir le roman catholique avec plus de précision.

Ils relèvent tous deux du « maître » Huvsmans. Mais l’un, c’est Henri d’Hennezel, s’est déjà ressaisi et n’écoute plus que sa muse ; l’autre semble hésiter encore à laisser le cher atelier où il a reçu un accueil très savoureux et de si fortes leçons. Et puis, si je ne me trompe, leurs escabeaux d’’apprentis ne voisinaient guère. Il y a tant de recoins dans cet atelier ! Je m’y suis perdu bien souvent, quand le peintre n’était pas là à nous tenir sous le charme de ses boutades délicieusement chagrines et de sa belle probité d’artiste et de croyant. Comme sa mansarde de la rue Saint-Placide, les livres de M. Huysmans sont un musée. Mais la galerie n’est pas uniquement pleine des débris pittoresques du passé. Au cœur même de l’œuvre, se recueille et s’écoute une âme d’aujourd’hui. Qu’on se rappelle la confession de Durtal, les exquises prières de la Cathédrale et de l’Oblat. Henri d’Hennezel a beaucoup médité de telles pages. Praviel, lui aussi, comme nous tous, les sait par cœur. Mais je le vois, le plus souvent, auprès d’un vieux lutrin où s’épanouissent des antiphonaires enluminés et que flanquent des statuettes gothiques.

Et voilà pourquoi et comment il vient d’écrire un curieux roman liturgique où sa pieuse fantaisie passe tour à tour d’une tribune de cathédrale à une chapelle de couvent. Il nous conte l’histoire, simple et tragique, d’un organiste aveugle, longtemps résigné à sa dure épreuve, bouleversé, pendant quelques semaines, par une tentation de révolte, et qui meurt, à ses orgues, le matin de Pâques, dans l’exaltation de sa foi reconquise et de sa conscience rassérénée. C’est un vrai et touchant symbole que cette absolution en musique, si je puis dire, que cet effacement de la faute dans l’harmonie joyeuse et triomphante du cantique pascal. Je sais bien que nos péchés, à nous, grossiers mortels, ont des racines plus tenaces, mais je ne suis pas sûr que l’aveugle d’Armand Praviel ait jamais péché. Naïvement, avec une candeur maladroite, il a cru s’essayer au blasphème, mais cette giboulée d’impiété n’a fait que tourmenter, sans jamais le rompre, le roseau solide et fleuri de cette foi d’enfant. Praviel a cru sincèrement nous décrire le drame éternel de la tentation, il n’a pas soupçonné que ce qui nous intéresserait le plus dans son livre, c’était lui-même et la fleur de poésie religieuse qu’il respire avec tant d’ardeur. Qu’il me permette de le lui dire, en vieux pédant très soucieux de la distinction des genres, avec cette poésie toute seule, si magnifique soit-elle, on ne peut écrire un roman. Je ne lui reprocherai pas, comme on l’a fait, de s’attarder à la contemplation de choses mortes ; je ne lui dirai même pas que le catholicisme de son rêve est une Église de raffinés, capables de savourer le plain-chant authentique et de s’unir aux saintes colères de M. Huysmans. Ne seraient-ils que trois cents, en France, à brûler leurs cassolettes mystiques et à vouloir que tout, dans le temple, réponde à l’austère grandeur du Dieu qui l’habite, nous les féliciterons toujours de leur vaillante croisade et d’un zèle qui sert, tout ensemble, la cause de l’art et celle de la religion. Néanmoins, de telles inspirations ne suffisent pas au roman.

Comme les saisons de l’année mettent en branle la poésie profane, ainsi l’année liturgique enchante l’imagination du poète chrétien. Mais, dans les variations du paysage comme dans l’évolution des cérémonies liturgiques, le romancier voit uniquement le fond du tableau où se meuvent ses personnages. Le roman catholique ne se passe pas nécessairement sous les voûtes d’une église, et quand ils nous conduisent auprès de l’autel, les maîtres du genre, – et, certes, je n’excepte pas Huysmans lui-même, – se soucient, avant tout, des mouvements intérieurs de l’âme croyante, des tempêtes que déchaînent en elles l’idée et le sentiment du péché, des cas de conscience particuliers que pose la foi, des obscurités, des forces nouvelles qu’un chrétien rencontre en face du mal ou dans son ascension vers le bien. Car enfin, encens et fleurs, musique sacrée et vitraux de paradis, toutes ces précieuses et saintes choses ne sont, tout au plus, que des instruments de la grâce, instruments que celle-ci n’emploie pas toujours, et dont aujourd’hui des milliers d’âmes, et non des moins intéressantes, ne subissent pas l’influence.

Avant d’être une liturgie ou une école des beaux-arts, le christianisme est une vie morale, un effort vers la sainteté. Tout, dans l’enseignement de Jésus, se ramène au développement de la conscience et les divines paroles qui doivent inspirer les romanciers catholiques ont été prononcées non dans le splendide décor du temple, mais auprès du puits de la Samaritaine et sur l’humble colline des Béatitudes. Je sais bien que tout n’est pas effusion mystique et liturgique dans le roman de Praviel et que les orgues de son aveugle se mêlent subtilement à sa tentation et à son péché. Mais le roman n’aime pas ces exceptions compliquées où le commun des hommes cherche vainement à se reconnaître, et s’il a réalisé sa vraie mission, le romancier catholique doit nous conter des histoires qui soient vraies aussi de chacun de nous.

Ce disant, j’ai déjà presque défini Henri d’Hennezel, son talent et les principes de son art. Ou je me trompe fort ou son livre est de quelqu’un qui, demain, sera un maître écrivain. Si l’on trouve cet éloge excessif, que l’on veuille mesurer le progrès continu de ce jeune artiste. De la Fosse aux Bêtes à la Seconde Faute, et de ce dernier roman à l’Entrave, quel beau chemin parcouru ! Hier, l’outrance, le sans-façon, l’imitation habile mais presque servile de maîtres dangereux, M. Drumont, M. Huysmans, M. A. France, aujourd’hui l’aisance, la sûreté d’une observation directe, personnelle, pénétrante, la souple et vive élégance, la curiosité des choses morales, enfin et surtout, encore un peu voilé par une verve moqueuse, mais déjà lumineux et bienfaisant, le rayon de bienveillance et d’humanité qui est, à mon sens, la marque des maîtres.

Jacques d’Ardemont, dont la foi a sombré dans la philosophie parisienne, est à la veille de « lâcher prise devant la vie ». Encore quelques mois de cette existence inquiète et vide, et le jeune homme est perdu. L’amour de Germaine Milleret peut le sauver. Malheureusement, à la veille des fiançailles, on apprend que les parents de Germaine ne sont mariés que devant la loi. Le vrai mari de Mme Milleret vit encore.

De savantes et pharisaïques manœuvres ont caché cette honte aux habitants du petit village où les Milleret se sont retirés, mais enfin, le scandale éclate, et la mère de Jacques d’Ardemont, chrétienne et Française d’autrefois, refuse absolument de consentir à ce mariage que jusque-là elle machinait elle-même avec tant de joie. Comment sortir de l’impasse ? Arrivé là, M. d’Hennezel ouvre son Corneille et lui demande le secret des solutions héroïques. Germaine part pour le couvent ; quant à Jacques, il disparaît dans un brouillard, mais nous sentons bien qu’il ne remontera pas le courant.

Je suis sûr que M. d’Hennezel ne tient pas à cette solution qui ne résout rien. Il fallait finir. Résolument, il prend le bras de Germaine et tous deux s’en vont, par la porte du sacrifice, en tournant le dos à Jacques. Il ne soutient pas de thèse, il veut seulement nous donner à réfléchir, nous faire sentir le retentissement indéfini d’une première faute et le poids de l’irréparable. Il veut nous montrer, dans des âmes tout à fait droites, l’abbé Firelin, la baronne d’Ardemont, la difficulté de s’orienter, de choisir entre deux devoirs qui semblent se contredire. Que fera la baronne ? Refuser son consentement, c’est perdre son fils ; accepter ce mariage, c’est renoncer à tout un passé d’honneur chrétien. N’est-il pas bon que de tels exemples nous rappellent qu’on n’a pas épuisé un cas de conscience lorsqu’on a dûment étiqueté les risques mortels ou véniels que nos actes nous font courir ? L’auteur se garde bien de trancher le problème. En ces matières où l’Église nous laisse libres d’agir, il se contente de nous montrer la détresse de ces innocents que la faute d’autrui a ainsi placés dans une alternative tragique.

Tout cela est un peu vague et déconcertant. On n’est pas très sûr d’avoir compris où le romancier voulait nous conduire. De grosses objections sont implicitement soulevées qui attendent encore une réponse. Aussi, plus encore que le philosophe, déjà très pénétré des responsabilités de la vie, je goûte, en M. d’Hennezelle peintre, le conteur et l’écrivain. Plusieurs de ses paysages sont exquis. Tout son livre est un cantique à « la bienfaisante bonté du soleil qui magnifie les âmes ». « Le soleil est gai », dit quelque part un des personnages, et par son entrain, sa vive et rapide allure, cette histoire douloureuse participe, elle aussi, à l’allégresse du soleil. Il est si rare qu’un jeune auteur laisse sa jeunesse chanter, rire et courir. Cette jolie plume court toujours [2]. Sous-bois, chaumines de paysans, galerie de portraits d’ancêtres, silhouettes grotesques ou charmantes, dialogues alertes ou épais, un trait joyeux, pittoresque, décisif, dessine tout ce qu’elle rencontre sur son chemin :

« Ce matin-là, parmi les premières brumes de l’automne, M. Dégosses musardait dans Fay-le-Montel. Il s’en allait, de son pas cotonneux... »

Je voudrais citer intégralement le chapitre qui débute par ces lignes. Il y a là quelques pages achevées. Je voudrais aussi proposer à l’admiration de toutes les mères le chapitre où Mme d’Ardemont raconte mélancoliquement à elle-même la navrante histoire de l’émancipation de son fils :

« Mais voilà, son Jacques lui échappait et, si elle faisait mine de s’immiscer dans sa conduite ou de pénétrer sa pensée, elle endurait de maussades paroles et s’exposait à des mois entiers d’oubli... »

S’il travaille, s’il persiste à être mécontent de lui-même, si, toujours fidèle aux maîtres flamands qui lui ont appris l’observation minutieuse du théâtre où se joue le drame de nos vies, il revient toujours plus assidûment aux peintres de l’âme, à Racine, à Sainte-Beuve, Henri d’Hennezel imposera bientôt sa jeune notoriété à ceux qui attendent un brevet officiel avant de se décider à admirer le talent.

Cette flèche de Parthe m’amène à célébrer trois critiques indépendants qui font aujourd’hui le plus grand honneur à la littérature catholique, Jean Lionnet, Eugène Gilbert, Michel Salomon.

Aux avant-postes des lettres françaises, cette colonne de catholiques décidés, – j’en pourrais citer d’autres encore, – forme un des aspects originaux de la littérature contemporaine. Voilà bien la critique littéraire catholique, ouverte, indépendante, tolérante, humaine, sensible au mérite de ceux qui ne partagent pas notre foi et cependant toujours soucieuse et fière de nos principes chrétiens.

Lors de son premier volume, je ne trouvais pas M. Jean Lionnet assez gourmand de littérature. L’aimait-il d’amour ou se contentait-il de la comprendre en philosophe ? On pouvait se le demander. Le second volume [3] montre un goût très fin et très sûr et, chose plus rare, le dédain décidé de la « camelote ». L’auteur reste avant tout un curieux d’idées morales. Sa critique est une des formes de l’action. Mais enfin, il y a toujours profit à prendre son avis avant de s’abandonner à ses propres impressions. Son analyse du Divorce est une des plus fortes que je connaisse. Sa critique de Léon Bloy, définitive, « le Désespéré aimait le Pauvre, parce que le Pauvre, c’était lui » ; même après la Figurine, de M. Jules Lemaître, il faut lire les pages de M. Lionnet sur l’auteur des Morts qui parlent. À propos de M. Huysmans, je lui chercherai un brin de querelle. « Si vous assistiez à une messe de village, demande-t-il, où le cérémonial serait réduit au strict minimum, où, en un mot, il n’y aurait que Dieu, cela vous suffirait-il ? » Oui, cela suffirait, certes, au bon chrétien qu’est M. Huysmans, mais cela gênerait le peintre, l’artiste qu’il est aussi. Il conclut : « En tant qu’amateurs d’art, des livres comme l’Oblat nous délecteront, mais en tant que catholiques, ils ne nous suffisent point. Nous attendons encore la grande œuvre où le christianisme intégral resplendira. » Sans doute, sans doute, mais une œuvre, si grande qu’elle soit, – et l’œuvre même de Dante, – nous paraîtra toujours insuffisante en face des splendeurs du « christianisme intégral ». Néanmoins, les pages de l’Oblat sur la divinisation de la souffrance, laissent bien percer quelques rayons de cette splendeur.

M. Eugène Gilbert montre plus d’humaine faiblesse [4]. Ce n’est pas moi qui l’en blâmerait. D’où qu’ils viennent, les livres neufs le fascinent, et, si bien vite il reprend sa férule de chrétien et de critique honnête homme, l’ombre même du talent l’arrête toujours et le séduit. Cette attitude de ferme et indulgente justice a consacré son autorité. De tous les côtés on vient à lui, et qui veut connaître de près le mouvement littéraire n’a qu’à suivre les chroniques de M. Gilbert. Ses analyses sont directes, affectueuses, respectueuses, indépendantes. Qu’on lise, par exemple, sa critique de Verhaeren et son article sur le petit homme de Dieu. Ce dernier me semble charmant entre tous. L’auteur apprécie, dans son dernier livre, quelques écrivains belges, Léopold Courouble, Maurice des Ombiaux, G. Rency, d’autres encore que nos dédaigneux affectent d’ignorer. Plusieurs d’entre eux, néanmoins, me semblent bien supérieurs à tel romancier français que M. Gilbert lui-même n’arrive pas à me faire admirer. Et comme, même sans le dire, il critique ses amis ! « Quand il (M. E. Biré), nous dit que les Causeries littéraires (d’A. de Pontmartin) resteront « les chefs-d’œuvre du genre », il n’entend certes pas les situer comme morceaux de critique au-dessus des Lundis, de Sainte-Beuve. » Oh ! que je le remercie de cette restriction. Elle me semble essentielle. Eh ! oui, louons Pontmartin, « ce galant homme, cet écrivain de race et ce critique de talent », c’est M. Brunetière qui parle, et en homme qui a nettement voulu cette gradation descendante, louons Pontmartin, aimons-le même, c’est un gentilhomme de chez nous, louons même, si vous y tenez, Alfred Nettement, quoique vraiment... N’importe, louons-les tous, mais ne leur immolons pas Sainte-Beuve. Eût-il écrit trente Livres d’amour, il reste l’auteur de Port-Royal et des Lundis, et le jour où il n’y aura plus personne pour savourer de tels livres, je me demande ce qui restera du génie français. Louis Veuillot « l’adorait », c’est le mot de M. Jules Lemaitre, et pour une page de Veuillot critique, je donnerais tout Pontmartin.

Quant à M. Michel Salomon, son prochain livre va paraître au moment où s’impriment ces lignes [5]. Je ne puis donc le louer que de confiance. Mais tout le monde sait que ce délicat ne nous a jamais rien donné que d’exquis.

 

 

Henri BRÉMOND.

 

Paru dans Demain en 1906.

 

 

 

 

 



[1]  Armand PRAVIEL, Péché d’aveugle. Perrin, 1906. Henri d’HENNEZEL, L’Entrave. Perrin, 1906.

[2]  Sauf une fois, lorsqu’elle veut nous retracer une controverse religieuse entre le curé Firelin et Jacques d’Ardemont.

[3]  Jean LIONNET, L’Évolution des idées chez quelques-uns de nos contemporains, 2e série. Perrin, 1905.

[4]  Eugène GILBERT, France et Belgique. Plon, 1905.

[5]  Michel SALOMON, L’esprit du temps. Perrin, 1906.

 

 

 

 

 

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