Des roses au crépuscule

 

 

Un soir, au crépuscule, au moment où l’Archange

Du toucher de son aile apaise la douleur...

Où l’angélus d’amour bénit en sa louange

Les grâces de la chair, le parfum de la fleur...

Une « angèle » passa qui tenait une rose...

                  Affinités... sublime chose !

 

La fille était charmante : un rayon de soleil !

La fleur comme la Vierge : une rose céleste...

Et c’était le printemps et le matin vermeil...

Un souffle de bonheur, trop subtil et trop preste,

Promenant dans le soir un trésor de beautés...

                  Enchantement d’affinités !...

 

Ô Femme, aimable fleur ! vous le « Parfum mystique »,

Vous incarnez la rose et l’amour éternel !

Gardez-la jusqu’au soir, la fraîcheur édénique,

Qui dissipe toujours les grisailles d’un « ciel »,

Et refuse à la Mort le pur encens des roses...

                  Ô Femme, ô fleur... divines choses.

 

 

 

Albert ADREA, Bluets d’avril.

 

Paru dans Art et poésie, reflets poétiques de l’ethnie française,

Anthologie des membres titulaires, agrégés d’honneur de la

Société des poètes et artistes de France,

sous la direction littéraire de Henry Meillant,

Jean Grassin éditeur, 1968.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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