Raphaël

 

 

Tu reçus en naissant le don de la beauté ;

Un front pur, un regard plein de sérénité,

D’où sortait par éclairs, comme une chaste flamme,

L’idéale beauté que renfermait ton âme ;

Les vierges, les enfants et les anges de Dieu,

Ce qu’on voit de plus pur en tout temps, en tout lieu,

Morts à jamais sans toi, retrouvèrent la vie,

Et ta main amoureuse en sema l’Italie :

Amour et gloire à toi, peintre envoyé du ciel,

Jeune ange au long profil appelé Raphaël !

 

 

Auguste BRIZEUX.

 

Recueilli dans La littérature française depuis la formation de la langue

jusqu’à nos jours, lectures choisies par le colonel Staaf,

6e édition, tome II, 1878.

 

 

 

 

 

 

 

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