Jesus, dulcis memoria

 

 

Ô doux plaisir lorsqu’on pense.

À Jésus divin Sauveur !

Mais plus douce est sa présence,

Le miel a moins de douceur.

 

Il n’est pas de mot si tendre,

Pas de chant en aucun lieu,

Qui plus doux se fasse entendre

Que le nom du fils de Dieu.

 

Jésus, dont le cœur n’éprouve

Qu’un doux penchant au pardon,

Qu’êtes-vous pour qui vous trouve,

Pour qui vous cherche, si bon ?...

 

La plume ne saurait rendre,

La langue exprimer non plus,

Qui l’aime peut seul comprendre

Ce que c’est qu’aimer Jésus.

 

Ô Jésus, laissez-nous croire

À votre amour mérité,

Et qu’en vous soit notre gloire

Dans toute l’éternité !

 

 

 

Camille ESMÉNARD DU MAZET.

 

Recueilli dans La littérature française depuis la formation de la langue

jusqu’à nos jours, lectures choisies par le colonel Staaf,

6e édition, tome III, sixième cours (poètes vivants en 1870), 1884.

 

 

 

 

 

 

 

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