L’Être suprême
Des savants obstinés à scruter la matière
Ont dit : elle seule et hors d’elle il n’est rien.
D’elle émane le mal, en elle gît le bien ;
C’est le germe fécond de la nature entière.
Mais ces chercheurs altiers n’ont jamais dit d’où vient,
Encore moins ce qu’est la substance première.
Suprême intelligence, éternelle lumière,
Tu restes malgré tout sa force et son soutien.
C’est toi le feu sacré d’où jaillit l’étincelle
Qui dans l’homme pensant met l’immortalité
Et ta gloire à torrents sur l’univers ruisselle.
Nous levons malgré nous nos yeux vers ta beauté,
Principe de vertu, source de vérité,
Dieu, soleil de l’amour, pensée universelle.
Julien LARROCHE.
Paru dans Psyché, revue du spiritualisme moderne, en 1906.