Mélancolie

 

 

Pourquoi pleurer, quand la forêt s’embaume,

Quand tout renaît, plus joyeux et plus pur,

Et quand l’iris, en couronnant le chaume,

Verse à nos sens les parfums et l’azur ?

 

C’est que mon âme, au contact de ses ailes,

Mine en secret le fer de ses barreaux

Pour s’envoler aux sphères éternelles,

Puiser son rythme à des mondes nouveaux.

 

Et je m’endors au fond de la vallée

Où le ruisseau passe en cherchant des fleurs.

Mon cœur se trouble et mon âme voilée

Disperse au vent mes rêves et mes pleurs.

 

 

Marie-Caroline QUILLET.

 

Recueilli dans La littérature française depuis la formation de la langue

jusqu’à nos jours, lectures choisies par le colonel Staaf,

6e édition, tome II, 1878.

 

 

 

 

 

 

 

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