La reconnaissance

 

 

Des biens que sur vos pas sème la Providence,

Jouissez, mais surtout jouissez par le cœur ;

Le plus doux des plaisirs est la reconnaissance,

Et lui seul ne connaît ni remords ni langueur.

 

Seul contre le venin des plaisirs de la terre,

Ce plaisir saint et pur nous défend à jamais ;

Mêlée avec l’amour, la joie est salutaire

Et qui jouit en Dieu peut seul jouir en paix.

 

 

Alexandre-Rodolphe VINET.

 

Recueilli dans La littérature française depuis la formation de la langue

jusqu’à nos jours, lectures choisies par le colonel Staaf,

6e édition, tome III, sixième cours (poètes vivants en 1870), 1884.

 

 

 

 

 

 

 

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