Que votre nom soit sanctifié
par
Gabrielle ZAPLOSKA
OSKAROWICZ acheva de s’habiller, mit sa casquette et resta debout près de la table sur laquelle se trouvait une lettre écrite par lui, la veille, à sa mère.
Il la considéra longtemps puis la prenant d’un geste brusque, il la déchira en morceaux. – « À quoi bon les tourmenter, elle et l’autre ?... Laissons leur croire que tout est pour le mieux, que rien ne me manque... » Il promena autour de lui ses yeux, rouges encore de sommeil : sa petite lampe brûlait toujours, dehors le jour pointait à peine. Il faisait froid. Avec ses six cents guldens de pension, Oskarowicz ne pouvait pas se loger mieux, et encore lui fallait-il payer ses dettes d’étudiant. Heureux encore d’avoir obtenu par protection la place qu’il occupait actuellement ! Ah ! le dos lui en faisait encore mal ! Il était allé voir l’Excellence de passage, après avoir noirci à l’encre les fils blanchis de sa redingote et fait reluire lui-même ses chaussures. Mais ces malencontreuses bottes étaient demeurées si laides, que les laquais dans l’antichambre les avaient longuement regardées.
Cette place d’ingénieur aux mines de Wieliczka devait rapporter monts et merveilles, à ce qu’assuraient du moins sa mère et Mlle Sophie sa promise. Sa promise ou sa prétendue plutôt, car sait-on entre pauvres gens si l’on s’appartiendra jamais ? Brr... Oskarowicz sent le froid lui mordre l’âme et le corps. Il est seul en ce monde, sans personne, sans rien. – Sa mère vit là-bas, avec une petite rente de son défunt mari. Et pourvu qu’elle soit à proximité d’une église, qu’elle ait son café le dimanche soir, elle n’en demande pas davantage. – Sophie ? Ah ! c’est une plaisanterie que de penser seulement se consoler avec Sophie ! Mlle Sophie est une jeune personne commune, lisant des romans et fréquentant sans grand zèle l’école normale de jeunes filles. Elle regarde tranquillement la vie et les gens, bien résolue à ne jamais penser autrement que tout le monde. Comprendrait-elle jamais ce dont souffre Oskarowicz ? Ainsi, tenez, par exemple, Sophie vous dira, du plus grand sang-froid, qu’elle ne croit à rien.
Bien des fois au retour d’une promenade, le dimanche, au parc Jordan, Oskarowicz s’est senti une subite envie de pleurer. La lune brillait cependant comme elle brille tout exprès pour les amants romantiques. Sophie avait passé la main sous son bras et il sentait l’impatience de son corps désireux d’une muette caresse. Eh bien non, il ne pouvait pas. Il n’avait même pas le courage de serrer les doigts nus de la jeune fille. Non que le sang ne bouillonnât en lui, et que Sophie ne dît rien à ses sens avec sa taille ronde et ses yeux noirs. Mais c’était autre chose. Une angoisse sans fin l’oppressait, devant le gouffre désert qui se creusait soudain devant lui.
Il ne croyait à rien.
Déjà dans son orgueil de gamin ignorant il s’était dit : Bah ! après nous les vers.
Et voilà que le doute même de son doute l’avait pris.
Il trouvait cela très poétique, ce frisson d’épouvante en face du néant de la vie, ce lugubre et fugitif séjour dans l’antichambre de l’éternité, devant cette porte du temple qui dérobe à nos yeux des mystères de Beauté.
Il disait : Après nous les vers, avec une moue de défi et un clignement d’œil entendu. Il disait cela comme les autres, fumant des cigarettes et sonnant du talon, mais une voix implacable répétait au fond de lui : « Non, les vers, ce n’est pas une fin, cela ne peut pas être une fin. »
Plus tard, quand il fut devenu grand et que les cigares ne lui firent plus mal au cœur, il essaya d’éluder la question. – Qu’est-ce que cela me fait, se disait-il, arrivera ce qui voudra.
Mais la voix de l’enfance, lointaine et obstinée, s’élevait en lui. Non, non, si nous ne devons vivre que cette vie, à quoi bon tant se donner de peine ? À quoi bon le souci de manger, de boire, de se vêtir ? À quoi bon, sous prétexte d’art, singer la nature et rimer des mensonges...
Alors quoi ? en finir tout de suite ? se tuer ?
Oskarowicz n’a pas ce décisif courage. Il continue de vivre, il s’occupe de sa place, va le dimanche au parc Jordan, regarde aux devantures des libraires les titres tentants des nouveautés, se commande à crédit un veston à l’anglaise, puis recommence à se débattre avec l’éternelle question qui le harcèle comme un fantôme.
Sa mère inquiète de son état lui conseille d’aller voir le médecin. Oskarowicz y va pour qu’on lui laisse la paix, pour ne plus être agacé par les rabâcheries de la bonne dame. Le médecin, spécialiste des maladies nerveuses, le reçoit distrait et absorbé au milieu de ses machines électriques. Des portières à 15 k. 50 étouffent les accords d’un piano qui du fond de l’appartement soupire : « Je connais la fillette... » – Le docteur est marié depuis peu.
Oskarowicz est entré avec l’intention de tout confesser. Qui sait, peut-être n’est-ce là qu’une maladie, qu’une affection nerveuse ? Pourquoi tant d’autres vident-ils si tranquillement des bocks chez Hawelka ? Leur âme à ceux-là ne sanglote pas devant le comptoir, elle ne se tord pas comme la sienne, affolée.
Mais après quelques mots échangés, Oskarowicz comprend que tout est inutile. Ce jeune homme aux moustaches conquérantes n’a rien de commun avec lui. Il commence par rire en lui-même.
C’était pourtant une bonne idée de venir avouer à un médecin la cause de sa mélancolie ; même de lui dire en face : « Tout cela est bel et bon ; mais que deviendrai-je après ma mort ? » – Pourquoi pas ? Les médecins en entendent bien d’autres. Les maladies nerveuses ne sont que des formes inoffensives de folies. Oskarowicz se sent froid dans le dos.
Fou ? Il serait fou ? Mais non, le docteur a trouvé la formule, et d’un air pontifical : « Vous êtes un type de neurasthénique », dit-il.
Oui, oui, c’est cela, c’est de la neurasthénie, cette inquiétude de l’au-delà, cette soif de savoir ce que je fais ici, dans quel but précis j’occupe sur la terre une si petite place, et pourquoi j’en occuperai dessous une plus petite encore. Neurasthénie.
Aussi donc, de l’eau froide, beaucoup d’eau froide, des douches, des linges mouillés, surtout des douches, et on a le mot du mystère. Puis des promenades, il n’y a rien de tel que des promenades ; autour des Plantations, deux fois, trois fois, comme les chevaux dans les cirques. On peut chemin faisant compter les bancs ou les pas.
Alors on ne pense plus à la mort. On revient à ce monde petit à petit, et voilà un homme frais et dispos.
Oskarowicz paye la consultation, sort, et, sur le trottoir, sème les morceaux de l’ordonnance du docteur.
Non, les linges mouillés ne le guériront pas, ni les douches, ni même Sophie.
Car Sophie porte en elle la résignation du veau destiné à l’abattoir. La mort ? Eh bien quoi ? Voilà longtemps qu’au lycée, ces demoiselles et messieurs leurs frères ont décidé la question. Après nous, le néant. Pas même le Nirvana. Les vers, la pourriture. Et Sophie dit cela d’un ton convaincu. Et cette pensée ne la tourmente pas, ne trouble point son sommeil, ne l’empêche pas de s’occuper de l’avenir et d’aimer la vie. Elle sait qu’il n’y aura rien après elle, et pourtant elle aime la toilette, elle mange avec appétit, elle souhaite une maison, un mari, des enfants.
Folie, folie. Car enfin s’il n’y a rien après, pourquoi se donner tant de peine ? Et c’est pourquoi Oskarowicz veut partir, ne supportant plus de voir ces gens orner avec tant de tracas la salle d’attente qu’ils laisseront si vite, et mettre tant de complaisance à se faire une petite place commode d’où la mort, demain peut-être, les délogera sans rémission.
Il a préféré être seul. Il l’est.
⁂
C’est l’heure de descendre au puits. Allons ! Oskarowicz enfonce sa casquette et met son revolver dans sa poitrine. Il faut bien prendre garde avec les mineurs : qui sait ce qui peut se passer dans ces souterrains noirs, dans ces tombes suintantes de sel ? Que de fois, derrière un roc ou une poutre, une main vengeresse et criminelle guette le passage de l’ingénieur qui la veille a dû sévir pour une imprudence ou une négligence ! C’est un métier de dompteur de chiens qu’a pris là Oskarowicz. Un moment de faiblesse et l’on est perdu, si l’on ne parle continuellement, à cette meute de gens mal payés, d’une voix dure de commandement. Autrement c’est la mort, c’est le tombeau, tombe profonde de sel.
Oskarowicz sourit ironiquement. Tant mieux ! le sel conserve, les vers n’y mordront pas. Il sort de chez lui et ferme la porte.
Nuit complète encore. Une tempête de pluie hurle au-dessus de sa tête. Le pays désert ruisselle. Au fond, dans la brume, clignotent des lanternes qui semblent voltiger comme des lucioles jaunes.
Oskarowicz marche droit devant lui, dans la boue, indifférent.
Les fenêtres de quelques maisons s’éclairent. On dirait qu’une ville muette de hiboux et de chauves-souris s’éveille là confusément. De tous les coins, des groupes d’ombres surgissent et s’avancent lourdes et lentes comme des chevaux de trait.
Oskarowicz entre dans le restaurant où l’on prépare le samovar. Le plancher n’est qu’un bourbier. Des nappes rouges couvrent les tables. De monstrueux chromes pendent au mur, représentant l’archiduc Rodolphe en mandur bleu et l’archiduchesse en robe verte.
Oskarowicz s’assied et boit le thé dans un gros verre bleu. Devant lui se trouve le numéro déchiré de « la Reforma » de la veille. Il étend la main, puis repousse le journal.
Qu’est-ce que cela peut lui faire, ce qui se passe sur la terre ? Sa ville à lui n’est-elle pas toute dessous ? Voilà pourtant... Il sera déjà fait aux humides ténèbres de la tombe. Horreur ! Il paie son thé et se dirige vers le puits.
Quand il entre dans la salle, un murmure de voix le salue : « Dieu vous bénisse ! » Il répond par un grognement et se défait de son manteau.
Une fois sur la plate-forme de la cage, il se sent pris d’une subite détresse. Encore dans ce puits, dans cet abîme sans lumière et sans sourire. Rien. Autour de lui, sur la plate-forme, les mineurs se serrent. Des piocheurs, des charroyeurs, tous pêle-mêle, vêtus des mêmes haillons pourris de sel, le teint terreux, les yeux éteints, ils regardent les noires parois, le long desquelles la cage glisse et s’enfonce.
Oskarowicz, lui, les regarde avec envie. Quelle inexplicable résignation ces hommes-là portent en eux ! Ce vieux surtout, au large dos cassé. Sa lampe qu’il porte suspendue à sa veste éclaire le bas de son visage et promène comme un sourire sur ses lèvres flétries. Il tient à la main un panier dans lequel on peut voir un morceau de pain, un petit pot et un long objet enveloppé dans un papier sale.
La plate-forme de la cage est étroite. Les mineurs s’y tiennent serrés comme du bétail. Un air tiède, sépulcral les enveloppe peu à peu. Quelques-uns toussent, d’autres causent entre eux.
Oskarowicz, près du bord, regarde la paroi sombre entrecoupée de madriers, qui semble glisser en haut et que balaye un instant la lueur mourante des lampes. Et soudain il sent un serrement de cœur, comme si quelque chose en lui s’arrachait à ces ténèbres et remontait là-haut au grand jour. Il porte la main à son front. Dans son geste il heurte son voisin. – Pardon, Monsieur l’ingénieur – fait humblement l’ouvrier. Oskarowicz se retourne. Il a un moment sur les lèvres un : « C’est moi qui vous demande pardon. » Mais il se souvient qu’avec eux il faut au risque de la vie agir comme avec des chiens. Il se tait, mais malgré lui tourne les yeux vers le vieux mineur.
Son visage est comme mangé de sel. Par endroits des lignes verdâtres tailladent le front et les joues. Un long cou, gonflé de grosses veines. Des mains recourbées en crochet comme des serres pour gratter la terre, des mains étonnantes qui sont toute l’histoire de cette vie. Voilà dix ans qu’elles se tordent, elles que Dieu a faites droites, étendues vers la vie, dix ans qu’elles prennent ainsi l’inerte pli que prennent dans les étroits cercueils les mains pour toujours froides et convulsées des morts.
Dix ans ! Et, fixant le visage de cet homme, Oskarowicz stupéfait n’y voit ni amertume ni désespoir. Lui qui depuis quelques mois seulement descend dans cette mine, a déjà autour de la bouche deux rides profondes de tristesse, et cette loque pourrie d’humidité, cette face rongée, ce corps meurtri, sourit bénévolement à la clarté de sa lampe.
Qu’est-ce donc qui le soutient ? Sa femme ? Ses enfants ? Non. Oscarowicz connaît la vie des mineurs de Wieliczka. Misère, blasphème, ivrognerie, désordre. Alors quoi ?
La cage s’arrête en grinçant. Oskarowicz sort le premier, et traversant la salle d’attente, se jette dans le labyrinthe de couloirs, comme il s’y jette chaque jour avec l’impression de quelqu’un qu’on pousse à l’eau. Il ne descend pas aux étages inférieurs, mais inspecte les travaux de soutènement de quelques chambres qui menacent de s’affaisser.
Les mineurs se répandent dans toutes les directions. Leurs lanternes brillent çà et là dans l’abîme et s’effacent dans le brouillard. Oskarowicz marche sur un trottoir de planches glissantes. Ce brouillard le noie de détresse. « La tombe, la tombe », dit-il hors de lui.
Quelqu’un marche par derrière, à pas de loup. Oskarowicz instinctivement met la main à son revolver puis il le lâche. – À quoi bon ? Qu’il me tue donc. La mort plutôt qu’une telle vie !
Mais plusieurs couloirs et quelques chambres plus loin, il entend toujours, derrière lui, sur le trottoir, ces pas furtifs comme ceux d’un homme à l’affût, et alors une telle agitation s’empare de lui qu’il décide de se débarrasser de cet intrus par tous les moyens.
Il s’arrête brusquement, se retourne et reconnaît dans l’homme qui le suivait un vieux mineur, un panier rempli de provisions à la main et le visage bon enfant.
Aussitôt, le mineur touche sa casquette et s’exclame d’une voix polie :
– Bonjour, monsieur l’ingénieur !
– Où allez-vous ? demande Oskarowicz et, sans attendre de réponse, il s’écarte du trottoir.
– Passez devant ! lance-t-il d’un ton autoritaire.
Le mineur obéit, se faufile poliment, bien qu’avec difficulté, à côté d’Oskarowicz et passe devant lui, visiblement pressé.
Oskarowicz marche désormais dans son sillage, et ses pensées suivent cette silhouette courbée.
– Une taupe ! Une taupe ! Rien de plus, il a passé toute sa vie dans cette moisissure, arrachant de ses griffes l’assaisonnement dont se délectent ceux de là-haut. Ha ! ha !... peut-être que ces blocs qu’il brisait autrefois de ses mains ensanglantées, avant même qu’on ne les fasse sauter à la dynamite, ont ensuite été léchés par les bestiaux de la ferme. Et il se dépêche, il se dépêche tellement, comme si une grande joie l’attendait sous cette terre – le fou sourit, même, il sourit dans cette tombe !
Où peut-il bien aller ?
Soudain, au loin, se dessine une couronne de lumières. Sur fond noir, un cercle mystique de points dorés, et au-dessus d’eux, plus haut, une étoile sanglante. Cela a le charme grand et mystérieux d’une célébration religieuse.
La lampe du mineur se précipite elle aussi dans cette direction, comme attirée par une force invisible.
Oskarowicz réfléchit un instant. Quelles sont ces lumières ? Qu’est-ce que ça peut bien être ? Mais il se souvient soudain. C’est la chapelle. Une chapelle souterraine, creusée dans les blocs de sel. Il l’avait vue plusieurs fois en passant, mais il n’y avait pas prêté attention.
Le mineur est dans la chapelle. Sa pauvre tête grise prend au reflet des lampes un nimbe mystérieux. Une candeur céleste rayonne sur son front et une force sereine se dégage de ses traits.
Oskarowicz s’est approché et, caché derrière une colonne, il observe le vieillard agenouillé. Celui-ci prie les yeux en haut, puis, se baissant à terre, il tire de son panier l’objet enveloppé ; le déplie, et découvre un petit cierge de quelques hellers. Il s’approche, priant toujours, du candélabre de cuivre et allume son cierge au cercle déjà embrasé au pied de la croix de sel qui scintille. Puis il se recule pour voir l’effet, et reste dans le ravissement.
Un silence plus saint règne là, un recueillement plus solennel que dans les cathédrales superbes aux flèches lancées en plein ciel. Ces humbles flammes brûlent de tout l’amour des humbles et leur hymne silencieux vaut celles qui résonnent aux voûtes de la Sixtine.
Oskarowicz ressent une étrange impression. Quelque chose de lointain se réveille en lui. La Croix est là, la Croix commencement et fin de tout, la Croix nimbée de la mystique couronne des âmes humbles, grandes par leur humilité et leur foi.
L’ouvrier aperçoit l’ingénieur. Il s’incline de nouveau, prêt à sortir. Mais Oskarowicz presque inconsciemment lui dit le premier : – « Dieu vous bénisse ! » Il ne reconnaît pas sa propre voix, tant elle sonne douce et profonde. – « Dieu vous bénisse, Monsieur l’ingénieur », répond aussitôt l’ouvrier, – puis comme par manière d’excuse – « Je me suis absenté un moment du travail, mais j’y retourne, je voulais seulement allumer ce cierge à la gloire de Dieu... mais j’y retourne, Monsieur l’ingénieur. »
Il sort sans se presser, regardant son cierge avec délectation.
« C’est si beau, Monsieur l’ingénieur, continue-t-il d’un ton confidentiel de brave homme, quand nous pouvons, nous pauvres gens, allumer un cierge à la gloire de Dieu. Dieu est notre seule joie dans notre dur labeur. Maintenant que ce cierge brûle à la gloire de votre nom, Seigneur Jésus, me voilà content pour toute ma journée. »
Il se signe, et les yeux fixés sur la croix luisante de sel il ajoute : « Que votre nom soit sanctifié. » Puis il part et ses pas résonnent sur le trottoir de planches.
Appuyé à la colonne, Oskarowicz immobile regarde ces flammes, au pied de la croix, se consumer comme le cœur des fidèles, et l’écho des voûtes de la mine semble encore répéter.
– Que votre nom soit sanctifié.
Gabrielle ZAPOLSKA, L’Oraison dominicale, 1908.
Traduit du polonais par Paul Cazin.